Complexe …

 

Mère et fille, un roman  de Eliette ABECASSIS
Editions Albin Michel   /   169 pages

 

Résumé de l’histoire

Deux personnalités du monde de la mode, la mère Sonia qui dirige l’entreprise et sa fille Nathalie qui est dessinatrice. Une histoire d’amour, de possession, d’admiration et d’émancipation.

A travers le destin de deux femmes et le lien si particulier qui les unit, l’auteur analyse le rapport mère-fille, à la fois dérangeant et pudique dans la maternité et la transmission.

 

Mon avis

Un texte intéressant mais compliqué et alambiqué, où une mère étudie sa fille et son rapport de tous les jours avec elle, contestant ses décisions tant au niveau privé, amoureux ainsi que professionnel, vu qu’elles travaillent ensemble, la fille travaillant pour sa mère, la fille essayant de tirer un peu la couverture à elle sans faire d’ombre à sa mère …

Les phrases sont longues et complexes … et à la fin, on n’est pas toujours sûr d’avoir compris ce que voulait exprimer l’auteur, le tout mélangé au langage de la mode (qui ne m’intéresse pas plus que ça).

Je recopie une description qui m’a touchée : la mère attend la fille pendant la grossesse, puis la fille attend la mère, qui part le matin et parfois le soir, la laissant seule, dans le manque d’elle … Et plus tard, c’est la mère qui attend sa fille, projetée dans la vie, dans ses occupations, alors qu’elle voudrait la voir.

A la moitié du livre, j’ai lâché prise et arrêté ma lecture. J’ai ressenti, de l’amour mais aussi beaucoup de haine, larvée, cachée, entre la mère et la fille. Comme quoi, les relations mère-fille sont très compliquées.

Mais bien sûr, je lui laisserai une deuxième chance avec un autre roman, que j’essayerais de prendre dans un style totalement différent … et peut être que ça me plaira plus.

 

Note : pas de note car pas terminé    première publication en juillet 2009

 

 

Semaine 5

 

Toute petite semaine, avec un film d’action, un film d’animation et un film de cul.

Pour le film d’action, on parle de : The Ryan initiative avec Chris Pine et Kevin Costner. Le héros de l’histoire c’est Jack Ryan, personnage inventé par Tom Clancy et ce film nous raconte sa toute première mission. Les critiques sont acerbes et la bande-annonce me plaît moyennement. Enfin, ça fait longtemps que Kevin Costner n’est pas apparu dans un film.

Pour le film d’animation, on parle de : Minuscule – la vallée des fourmis perdues et je n’en ai entendu que du bien partout. De plus, j’adore la bande-annonce, avec ses clins d’œil à des films connus.

Pour le film de cul, il s’agit de : Nymphomaniac, partie 2 de Lars Von Trier avec Charlotte Gainsboug et Willem Dafoe. Il n’y a rien de plus à ajouter, tout est dans le titre, à voir si vous avez envie de donner la fessée à Charlotte.

L’amour à la campagne

 

LA MARE AU DIABLE de George SAND
Editions Folio classique   /   200 pages

 

Résumé de l’histoire

Cette histoire se passe en 1851, et raconte la vie de Germain (28 ans), un paysan, veuf depuis 2 ans avec 3 enfants en bas âge. Son beau-père, le père Maurice, lui suggère de prendre une nouvelle femme afin de l’aider dans ses tâches quotidiennes.

Il lui conseille de prendre une femme ayant un âge en rapport avec le sien et si possible veuve et avec quelques économies. Il l’envoie donc dans un village voisin, vêtu de ses habits du dimanche et avec un présent pour sa future belle-famille, afin de conclure « cette affaire » car se sera un mariage de raison et non d’amour.

Il doit prendre avec lui, « la petite Marie » une paysanne de 17 ans, qui va louer ses services dans une ferme proche de l’endroit où doit se rendre Germain. Au fil de l’histoire, on se rend compte que Germain est très amoureux de Marie, mais comme elle est très pauvre cela ne ferait pas un « bon parti ». Au final, il doit demander la permission à son beau-père de faire sa demande en mariage à Marie.

 

Mon avis

Le style de George Sand est simple, direct, sans fioritures. Par contre, la psychologie des personnages est très détaillée. Elle explique leurs rêves, leurs motivations et leurs regrets.

Au début du livre, en préambule, l’auteur nous explique comment elle a eu l’idée d’écrire l’histoire de Germain, et elle nous raconte son schéma de pensée.

On s’aperçoit vite que cette femme est très cultivée, qu’elle s’intéresse autant aux paysans et à la nature, qu’aux nobles et à leurs façons de s’amuser et de remplir leurs journées.

Dans l’édition Folio, en fin de livre, la vie de George Sand est très détaillée et on s’aperçoit que cette femme a eu énormément d’amants, qu’elle en changeait très souvent et qu’elle était amie avec des peintres, des sculpteurs, des écrivains et qu’elle a beaucoup voyagé pour l’époque. Ce qui explique peut être que son esprit soit si ouvert et moderne.

En fin de compte, un ouvrage intéressant et enrichissant sur la façon de vivre au 19ème siècle. J’ai dû lire ce livre vers l’âge de 12 ou 14 ans, mais je n’en avais gardé aucun souvenir.

 

Note : 3 / 5    première publication en juillet 2009

Nouvelle chance

 

L’ANALPHABETE de Agota KRISTOF
Editions Zoé  /  55 pages

 

 

Résumé de l’histoire

Il s’agit de 11 nouvelles autobiographiques, très courtes, qui racontent brièvement l’enfance de l’auteur, ainsi que son départ de Hongrie pour la Suisse en tant que réfugié.

Enfant Agota Kristof, adore les livres et la lecture, mais à son arrivée en Suisse, dans un canton qui parle allemand, elle ne comprend rien à ce qu’on lui dit, et surtout elle ne peut plus lire, donc elle devient une analphabète.

Ensuite, elle ira à Lausanne où elle apprendra le français. Elle travaille dans une usine et le soir elle écrit des pièces de théâtre et ensuite des romans.

 

Mon avis

Un livre très court et dans l’ensemble assez triste.

C’était mon 1er livre de cet auteur et sûrement pas mon préféré (finalement, je m’aperçois que je n’aime pas bcp ce genre de biographie. Cela me fait trop penser au livre de Christine Arnothy), mais comme un copain a eu la gentillesse de me le prêter, et qu’il était très court, je l’ai lu quand même.

Je souhaite surtout découvrir cette auteure dans sa trilogie « le grand cahier ».

 

Note : 2.5 / 5    première publication en juin 2009

 

Que c’est dur d’avoir un père célèbre …

APPELEZ-MOI LI LOU   DE Cynthia SARDOU
Editions du rocher    /    265 pages

 

Résumé de l’histoire

Cynthia Sardou, fille de Michel Sardou le chanteur à succès, nous raconte pendant plus de 250 pages, sa pauvre vie de fille d’une personne célèbre, comment son père l’a ignorée toute sa vie et comment son beau-père l’a maltraitée, battue et traitée plus bas que terre. Comment sa mère a fait semblant de ne rien voir.

Elle nous raconte toute sa vie par le détail, de son enfance malheureuse à son adolescence toute aussi malheureuse. Ses problèmes scolaires et privés, elle ne sait pas ce qu’elle veut faire de sa vie, son père ne l’aide pas, ni financièrement, ni dans son travail en la faisant profiter de son nom et de son influence.

Dans la dernière partie du livre, elle nous raconte son viol, son traumatisme, ses galères. La façon dont l’enquête de police est menée, de l’arrestation au jugement.

 

Mon avis

Je ne raffole pas des biographies, mais celle-ci est vraiment navrante à tous les sens du terme. Je trouve que raconter sa vie, alors qu’on a tout juste 30 ans c’est un peu pédant.

Bien sûr se faire violer c’est très triste et certainement qu’elle ne méritait pas cela, mais des milliers de jeunes femmes ont une enfance malheureuse et se font violer et battre, mais elles ne font pas toutes un livre pour autant.

J’ai plutôt ressenti ce livre comme un règlement de compte avec toutes les personnes qui ne se sont pas assez occupée d’elle (son père qui ne fait que lui crier dessus, sa mère et ses demi-frères qui l’ignorent).

Elle profite surtout de ce livre pour nous dire combien Michel Sardou ne s’occupe pas d’elle, combien son caractère est difficile (que ce soit avec ses enfants ou ses collaborateurs) et nous montre seulement tous ses mauvais côtés, passant sous silence ses bons côtés, car lui aussi il en a.

Lecture absolument pas indispensable.

 

Note : 1 / 5    première publication en juin 2009

 

En musique

 

L’EMPREINTE DE L’ANGE  de  Nancy HUSTON
Editions Actes Sud   /   328 pages

 

Résumé de l’histoire

Mai 1957 à Paris. La France ne va pas tarder à entrer en guerre contre l’Algérie.

Saffie est une jeune allemande silencieuse, peu expansive qui cherche un travail. Elle se présente chez Raphaël Lepage, célèbre flûtiste, car il cherche une femme de ménage. Le coup de foudre est immédiat pour Raphaël.

Il tombe sous le charme de Saffie, lui demande de l’épouser et de vivre avec lui dans son bel appartement et quelques mois plus tard, sa femme est enceinte. Grossesse très difficile et mal vécue pour Saffie, qui essaye de se débarrasser de cet enfant qu’elle ne souhaite pas. Malgré tout, il s’accroche, il survit et arrive sur Terre prématurément par césarienne.

Au début, Saffie considère son garçon Emile, comme un paquet et elle n’y est pas très attachée. Mais sa rencontre avec André, réfugié polonais juif qui répare des instruments de musique, va éclairer sa vie. Elle va changer, va enfin s’exprimer, rire, pleurer et vivre chacune de ses émotions intensément. Du moins avec André son amant. Car avec Raphaël son mari, elle reste réservée et silencieuse.

Commence pour Saffie et son fils Emile une double vie. D’un côté sa vie rangée et sage de bourgeoise avec Raphaël. Pas d’émotion ou d’amour, juste la stabilité et le confort. Elle s’occupe de sa maison et Raphaël s’occupe de sa carrière. Et de l’autre côté, sa vie avec André qu’elle aime passionnément, ses sorties, ses rencontres avec les divers artistes qui viennent dans son atelier. Mais elle apprend surtout à ouvrir les yeux sur la vie à Paris. Sur la politique, la guerre, la façon dont les français traitent les juifs et les arabes. Les manifestations. Et André souhaite devenir actif dans ce conflit, ne pas faire comme pendant la 2ème guerre mondiale.

 

Mon avis

Peu de personnages, mais une histoire (personnelle et historique) très chargée, intense. La personnalité de Saffie est torturée et compliquée, une enfance difficile, le fait de devoir vivre avec des secrets que l’on a de la peine à s’avouer à soi-même, toutes ces choses, que l’on nous dévoile au fil des pages, nous permet de mieux comprendre cette jeune femme.

Un récit puissant, qui alterne entre vie privée et l’histoire de la France, de l’Allemagne et l’Algérie. Le tout sur fond de musique.

C’est mon 2èmelivre de Nancy Huston, avec comme fil conducteur la musique. Lecture instructive et forte.

 

Note : 4 / 5   première publication en mai 2009

 

Semaine 4

 

Une semaine toute en diversité, avec 4 sorties dans des styles totalement différent. Il y a un polar, une comédie, un drame et un film d’animation.

En ce qui concerne le polar, on parle de : l’amour est un crime parfait tiré du roman de Philippe Djian ; Incidence. L’histoire est tournée à Lausanne, dans le Rolex Learning Center qui est un bâtiment magnifique dans son architecture épurée et ultra moderne.

Pour la comédie, on parle de Match retour, une histoire de boxe avec deux monstres sacrés du cinéma, soit Robert De Niro et Sylvester Stallone qui remontent sur le ring pour régler un compte vieux de 30 ans. La bande-annonce m’a plu et j’adore la répartie et les dialogues de ces deux acteurs, ainsi que les clins d’oeil à Rocky.

Concernant le film dramatique, on parle de : 12 years a slave de Steve McQueen, un film choc sur une page noire de l’histoire des Etats-Unis. Solomon est un homme respecté, éduqué et surtout libre. Pourtant il se fait enlever et est vendu à un négrier comme esclave. Il le restera pendant 12 ans.

Et on termine avec un film d’animation, signé Miyazaki, avec Le vent se lève. Le scénario est inspiré d’une histoire vraie, celle de Jiro Horikoshi qui rêvait de devenir pilote mais sa myopie le colle au plancher. Il deviendra ingénieur en aéronautique et il créera le célèbre Zéro qui sillonnera le ciel pendant toute la seconde Guerre Mondiale.

Challenges à suivre

Alors d’habitude, je ne fais jamais de challenge. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que je ne m’y tiens pas ! Je n’arrive pas à tenir les délais ou en cours de route je n’ai plus envie. Et puis je n’aime pas me forcer.

Mais là c’est pas pareil. Il faut juste lire un seul livre, avec une couverture moche et j’ai jusqu’au 15 juillet 2014 pour honorer ce challenge. Et puis l’article de Cécile (les lectures de Cécile) m’a bien fait rire et ça m’a donné envie, et puis son logo est kitsch à souhait.

Voilà je vais donc me mettre en quête d’une affreuse couverture 😉 

fabio2

Pour ce deuxième challenge, ou rendez-vous éphémère, je l’ai accepté car il m’inspire et parce qu’il faut juste écrire un texte qui parle d’amour, ou commenter un livre qui parle d’amour.

Dans mon cas, je me sens suffisamment inspirée pour écrire un texte, qui sera très personnel, puisque j’ai rencontré l’amour où tu moins ça y ressemble (espérons que ça tienne jusqu’au 14 février !) 😉

Pour ce texte, ça se passe chez Sophie du blog Les bavardages de Sophie

HYMNEAMOUR14FEV

Sueurs froides

 

PIG ISLAND  de  Mo HAYDER
Editions Presses de la Cité   /   388 pages

 

Résumé de l’histoire

Joe Oakes est journaliste et gagne sa vie en démystifiant les prétendus phénomènes paranormaux.

Il se rend à Pig Island, un îlot perdu au large de l’Ecosse, où une secte est soupçonnée d’adorer le diable et de pratiquer des rituels étranges avec des cochons. Il décide donc de faire son enquête sur les habitants de cette île et de découvrir la mystérieuse créature filmée deux ans plus tôt par un touriste ivre.

Mais rien ne se passe comme prévu et la vie de Joe Oakes sera changée à tout jamais.

 

Mon avis

Très difficile de faire un résumé sans dévoiler « le pitch ».

Pour mon compte, le livre a démarré très lentement pendant les 100 premières pages et ensuite le rythme s’est intensifié. La peur, l’intensité et le mystère sont palpables. L’écriture est rapide, fluide, intense et noire, certains passages sont carrément « gore ».

La seule chose qui m’a gênée, c’est que certains événements sont mal expliqués. Tout est dans la suggestion et on ne sait pas bien finalement qui a commis certains forfaits. Mais je ne peux pas en dire plus sans dévoiler certaines parties du livre.

 

 

Note : 4 / 5   première publication en mai 2009

 

Le premier profiler

 

L’ALIENISTE de Caleb CARR
Ed. Presses de la Cité  /  490 pages

 

Résumé de l’histoire

New York, 3 mars 1896. John Moore, chroniqueur criminel au New York Times, est appelé d’urgence au bord de l’East River par son vieil ami Laszlo Kreizler, aliéniste (science aujourd’hui appelée psychologie) car il a découvert le corps mutilé d’un jeune garçon étranger.

Les deux amis ouvrent une enquête afin d’arrêter le coupable, avec une approche inhabituelle, en étudiant ces crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin, imaginer son enfance, ses troubles et finalement le devancer dans ses projets meurtriers.

Mon avis

Thriller psychologique des plus subtils, nous expliquant avec des mots simples, les nouvelles techniques de recherches policières ainsi que le tableau fascinant de la mégapole américaine au seuil de l’époque moderne.

Ce roman a été lu en 2007 et le résumé est un peu lapidaire, mais à l’époque ce fut un véritable coup de cœur.

 

Note : 5  / 5    première publication en mai 2009  

Edit de janvier 2014 : L’ange des ténèbres est la suite de l’Aliéniste, avec la même équipe que dans le premier roman. D’après les critiques vues sur Amazon, il est bien, mais il y a des longueurs.