Publié dans Cinéma, vu au cinéma

Un génie dans une bouteille

 

 

CRAZY HEART

 

Réalisateur :   Scott Cooper
Comédiens :   Jeff Bridges  / Beth Grant / Collin Farrell / Robert Duvall
Durée        :   1h52
Genre        :   Drame musical

 

Note : 4  / 5   vu en mars 2010

 

Résumé de l’histoire (par Pathé)

A 57 ans, Bad Blake, chanteur de country, vit toujours sur la route, jouant des vieux hits dans des bars de troisième zone et des salles de bowling. Ce qui lui reste de célébrité disparaît peu à peu.

Le mieux qu’il puisse espérer aujourd’hui, c’est de faire la première partie de Tommy Sweet, qui fut son jeune protégé et à qui il a tout appris. De petit concert en petit concert, la route de Bad suit son cours, jusqu’au soir où il fait la rencontre de Jean, journaliste locale.

Bad s’attache plus que d’habitude. Même s’il ne fait aucune promesse, et que Jean, mère divorcée, sait qu’elle n’a rien à attendre de lui, ils reviennent sans cesse dans les bras l’un de l’autre. Mais Bad, à peine capable de garder la tête hors de l’eau, est-il capable de s’occuper de qui que ce soit d’autre que lui ?

 

Mon avis

Un excellent film pour qui aime Jeff Bridges et la country. Le rythme de l’histoire est lent mais très humain et je trouve que le rôle convient à merveille à Jeff Bridges (le film ressemble un peu à celui de Eastwood, « sur la route de Maddison »).

Dans ce rôle on le sent un peu paumé mais très tendre et il fait beaucoup d’effort pour s’en sortir, et quand il est sobre, c’est un génie de la country, il peut écrire un morceau en quelques minutes. Le film bouge lentement mais on ne s’ennuie pas, on vit au rythme de Bad, de sa musique, de ses coups de coeur.

Un très agréable moment, même dans une salle bondée (j’ai été étonnée par le nombre de personnes venues voir ce film) et en version originale. Je commence à m’habituer à devoir lire des sous-titres, même si je perds un peu au niveau des images.

 

 

Publié dans bd, biographie, Livres

Rupture amoureuse

 

HELENE BRULLER EST UNE VRAIE SALOPE
Par Hélène Bruller  /  Editions Vent des savanes

 

Résumé de l’histoire

Hélène part au ski avec son chéri, Martin, pourtant il semble un peu distant. Effectivement, il est, distant, et Hélène se fait larguer. Elle passe ensuite par toutes sortes de stade : la haine (elle veut le tuer ou le faire souffrir), elle veut devenir son amie, le conquérir à nouveau, le rendre jaloux … et au final il faut lâcher prise et passer à autre chose, avec l’aide bienveillante de ses amies ou les remarques acerbes de sa famille et en particulier sa mère.

Et un jour un miracle se produit, elle rencontre Zep sur un projet professionnelle, il la drague et elle raconte son arrivée en Suisse et comment elle nous voit (la ponctualité, le sens civique, la modestie) et ensuit le début de sa vie avec Zep.

 

Mon avis

Les moins : Le dessin n’est pas folichon, il y a juste les personnages avec les bulles de dialogue mais pas de décor autour. Il y a plein de couleurs discordantes, entre autre ces fonds jaune moutarde ou «  vert caca ».

Les plus : J’adore les dialogues acides et assassins de Hélène Bruller (dans certaines situations, j’aurais pu les écrire moi-même). J’aime bien aussi sa façon d’analyser les différentes réactions fasse à une même situation (par exemple les amis, il y a : les amis à moitié / les amis inconnus / les amis ennemis / les amis qui ne veulent pas l’être. Pareil pour les différentes façon de dispenser un baiser, il y a : le moulin / la limace / les dents / l’émotif.

Mais au final tout ce qu’elle décrit est tellement vrai, soit on l’a vécu, soit nos copines nous l’ont racontés. Et je trouve qu’il faut une certaine audace pour se mettre en scène de cette façon.

J’ai failli mourir de rire en lisant la description d’une salope : soit c’est une fille facile, ou alors la fille qui fait des trucs cochons au lit, c’est aussi la fille qui s’habille sexy … mais si c’est la fille qui veut pas, ça devient aussi une salope.

J’ai adoré les passages où Hélène décrit sa relation avec sa mère, car quoi qu’elle fasse, sa mère le lui reprochera. 

 

Note :  3  / 5   première publication en décembre 2009