Publié dans Cinéma, mercredi c'est .. sorties ciné

Semaine 47

Cette semaine 3 nouveautés, dont 1 thriller, 1 comédie scandinave et la fin d’une saga. Je pense qu’ils sont tous intéressants à découvrir.

On commence avec le thriller : un illustre inconnu, avec Matthieu Kassovitz. L’histoire d’un homme qui s’ennuie, sauf quand il usurpe l’identité d’un autre … jusqu’à aller trop loin. Rien que dans la bande-annonce, je trouve magnifique le soin que MK apporte à ses transformations. Certainement un bon thriller, tout en finesse.

Pour le film norvégien, on est à cheval entre thriller et comédie et si les films scandinaves sont aussi bon que leurs romans, je vais me régaler. En tout cas la bande-annonce de : refroidis, donne envie. C’est l’histoire de Nils un modeste conducteur de chasse-neige dans un patelin perdu de Norvège et il ne peut croire que son fils est mort d’une overdose. Nils enquête de son côté … et va s’occuper des meurtriers !

Le dernier film, c’est la fin de la saga Hunger Games, avec la première partie du dernier épisode. On parle de : la révolte. J’irai peut être le voir pour connaître la fin de la trilogie et comme souvent dans ce genre d’histoire, on termine en apothéose côté effets spéciaux et combats.

Publié dans Livres, roman contemporain

A table !

PETITE CUISINE DU DIABLE  de  Poppy Z. BRITE
Editions Au Diable Vauvert   /   273 pages

 

Résumé de l’histoire

Il s’agit ici d’un recueil de 14 nouvelles qui peuvent se classer dans deux catégories différentes. Une partie est du domaine fantastique, certaines font peur et par certains côtés elles sont proches de Stephen King ou Dan Simmons. Je les ai trouvées sympa mais sans plus.

L’autre moitié des nouvelles, ont trait à la cuisine en Nouvelle-Orléans essentiellement, et celles-ci, je les trouvés excellentes. Il y a notamment 3 nouvelles (O camarade où est ta spatule ? / Marisol / Le cœur de la Nouvelle-Orléans) qui mettent en scène le Dr Brite qui est médecin légiste et qui adore la nourriture. Ces nouvelles là sont savoureuses avec un fond de sauce qui fait peur.

Il y a deux autres nouvelles (Poivre / Bayou de la mère) qui prennent des éléments que l’on va retrouver dans sa trilogie sur la cuisine, dont je vous ai parlé ici. Et pour terminer, la dernière nouvelles du livre : une saison d’enfer, la plus longue avec ses 50 pages, qui est un passage que l’on retrouve en grande partie dans sa trilogie sur la cuisine, mais on découvre les personnages qui seront les héros de cette saga : soit G-man et Rickey et pour moi ce fut très agréable de les retrouver.

 

Mon avis

En début de livre, l’auteur explique qu’elle a écrit ses nouvelles sur 4 ans et qu’elle oscillait entre son style habituel (plutôt des histoires fantastiques, voire glauques avec des morts-vivants, etc.) mais qui commençait à la lasser, et en même temps, elle commençait à écrire sa trilogie sur la cuisine. Raison pour laquelle ces deux type de nouvelles se côtoient, et je dois dire que pour moi le mélange fût très sympa et que j’ai passé un excellent moment.

Un bon recueil si vous souhaitez découvrir cette romancière.

 

Note : 4 / 5     première publication en 2012

 

Publié dans biographie, Livres

Réflexion sur la lâcheté humaine

 

EST-CE AINSI QUE LES FEMMES MEURENT ?  de Didier DECOIN
Editions Grasset   /   227 pages

 

Résumé de l’histoire

Catherine Kitty Genovese, 30 ans, est une jeune italo-américaine qui travaille dans un bar en attendant d’avoir assez d’argent pour ouvrir un restaurant italien avec son père. On est en 1964, dans le quartier du Queens à New-York, et le rêve américain semble encore possible.

Malheureusement, en rentrant chez elle après la fermeture de son bar, elle a la malchance de rencontrer un prédateur, qui la poignarde dans la rue, mais Kitty est une battante, elle hurle se débat, des lumières s’allument aux fenêtres, elle se croit sauvée et son agresseur s’enfuit. Mais comme rien ne se passe, elle se relève et se dirige vers son immeuble, espérant que les secours ne vont pas trop tarder.

Ironie du sort, son agresseur la voit se diriger vers son immeuble et toujours pas de police à l’horizon. Il décide donc de continuer son forfait et l’agresse une deuxième fois, dans le hall de son immeuble et en profite au passage pour la violer. Kitty hurle tellement fort qu’elle réveille non seulement ses voisins, mais aussi les voisins qui habitent dans l’immeuble d’en face et qui eux peuvent la voir !

En toute logique, on pourrait espérer que les voisins sortent de chez eux et fassent peur à l’agresseur. Où au moins que l’un d’eux appelle la police depuis son téléphone. Malheureusement il n’en est rien. Chacun écoute consciencieusement les cris d’agonies de Kitty et vont se recoucher !!

C’est quand la police viendra faire son enquête de voisinage, pour savoir qui a vu ou entendu quelque chose, que cette affreuse vérité leur sera révélée, et qu’un officier fera une indiscrétion afin que la presse soit au courant et la diffuse dans les journaux. C’est aussi à cause de cet événement que sera crée le no unique de 911 pour joindre d’urgence la police.

Moi ce qui m’a étonnée, c’est que les Etats-Unis ne connaissent pas le concept de non assistance à personne à danger, qui ici en Europe punit les gens qui voient ce genre de chose et ne font rien !!

 

Mon avis

Autant le dire pour moi ce fut un coup de cœur et même si je l’ai refermé il y a plusieurs semaines, il est toujours bien présent en moi. Je crois que j’aurai beaucoup de peine à oublier ce récit.

L’écriture de Didier Decoin est magnifique, précise, sans haine ni colère, malgré ce que ces gens n’ont pas fait. Il détaille autant la psychologie de Kitty, que celle des habitants, mais il fait aussi un très bon travail d’enquête sur Winston Moseley, l’agresseur, expliquant quel homme il était, sa façon de penser.

Le livre ne s’arrête pas au fait divers, on suit le procès de cet homme, son incarcération à vie, son évasion, sa capture. Et 40 après, soit en 2008, la liberté conditionnelle lui est toujours refusée.

Un film a été tiré de ce livre cette année (en 2012), mais il est resté tellement peu de temps au cinéma que je n’ai pas eu le temps de le voir, je verrai s’il existe déjà en vidéo.

Je terminerai sur cette citation d’Einstein : le monde est un endroit redoutable, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, qu’à cause de ceux qui voient ce mal et ne font rien pour l’empêcher.

 

Note :  5 / 5     première publication en 2012

Publié dans les pas finis, Livres

Creux et vain

 

LE CHAPEAU DE VICTOR NOIR  de  Adrian MATHEWS
Editions Denoël   /   381 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Philip Kovacks, un universitaire britannique installé à Paris, mène une vie recluse, sans saveur. Son divorce l’a laissé seul face à lui-même, replié sur ses obsessions intellectuelles. Un soir, Kovacks croit percevoir un étrange parfum flotter dans son appartement. Rien de bien inquiétant jusqu’à ce qu’il découvre que sa vieille machine à écrire a disparu, qu’on fait opposition sur sa carte de crédit et que son permis de séjour vient d’être suspendu. Démuni, incapable de prouver son identité, il voit sa vie tourner au cauchemar.

Mais c’est sans compter sur l’arrivée impromptue d’un étonnant messager, Babalu, immigré brésilien habitué au Père-Lachaise où il s’ingénie à récupérer les mots doux glissés par les femmes dans le chapeau du célébrissime Victor Noir, sur sa tombe. Babalu débarque dans la vie en miette du pauvre Philip avec rien de moins qu’un message d’amour à lui délivrer, une lettre tapée … sur sa vieille machine à écrire portée disparue.

 

Mon avis

Pour moi un grand moment de solitude ! Je dois sûrement être passée totalement à côté ! Pourtant le sujet avait tout pour me plaire, ça se passe à Paris ville que je connais, ainsi que le Père-Lachaise visité à plusieurs reprises. Mais la sauce n’a pas pris !

J’en ai quand même lu la moitié, et à ce stade là, pas encore de meurtre (car il s’agit d’un thriller !), je n’ai aucune empathie avec les personnages et particulièrement avec Philip, universitaire compliqué, qui vit dans son petit monde, tous les passages (et ils sont nombreux) sur ses théories universitaires sont chiantes comme la pluie et n’apporte rien à l’histoire, et sa vie privée est un désert, en résumé sa vie c’est : métro-boulot-dodo. On ne voit pas où l’auteur veut en venir. Le seul personnage un peu sympa et intéressant est Babalu, mais il n’a pas sauvé ma lecture pour autant. Les descriptifs minutieux et très long de chaque quartier de Paris, m’ont semblé très lourds à la longue.

Donc pour moi un flop total et l’impression d’avoir perdu mon temps en m’entêtant à vouloir connaître la fin.

 

Note : pas fini    première publication en 2012

Publié dans Cinéma, mercredi c'est .. sorties ciné

Semaine 46

Pour cette semaine, je vais parler de 4 sorties. Il y a un film suisse et 3 drames. Cette semaine, je ne suis pas très bien, pas le moral, pas de soleil et des films déprimants au possible. Donc je n’irais rien voir, mais ça ne veut pas dire que ces films sont mauvais.

Pour commencer avec le film suisse, je parle de : deux jours avec mon père. L’histoire de Robert, malade, qui refuse de mourir à l’hôpital et se sauve et de son fils Michel, stressé en permanence, qui bien sûr n’a pas de temps à perdre avec son père ! Mais pourtant il se lance à sa recherche et comme souvent on découvre une facette d’un proche qu’on ne soupçonnait même pas ! Les décors des montagnes suisses sont magnifiques et au moins il y a du soleil !

Ensuite, il y a : Vie sauvage avec Mathieu Kassovitz. Ce film est adapté d’un fait réel, où un père décide de ne pas ramener ses fils à leur mère. Il est donc hors-la-loi, et il vit pendant 11 ans en cavale et près de la nature, avec ses deux garçons devenus des ados qui se pause tout un tas de questions.

Le suivant, c’est le dernier film de François Ozon avec Romain Duris et Anaïs Demoustier, soit : Une nouvelle amie. Dans ce film on parle du deuil. Laura décède et laisse dans la tourmente Claire, sa meilleure amie et David son mari avec leur bébé. Mais David commence à avoir un comportement étrange.

Et pour terminer, un drame américain : Serena avec Jennifer Lawrence et Bradley Cooper. L’histoire se passe dans les années 20, en Caroline du Nord, dans une installation forestière et l’on suit l’histoire d’amour tortueuse entre Serena et Georges.

Publié dans les pas finis, Livres, science-fiction

Laisse moi mon âme

 

Les âmes vagabondes (Thrillers)

LES AMES VAGABONDES  de  Stephenie MEYER
Editions JC Lattès   /   708 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, cachés dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

 

Mon avis

Je n’avais jamais rien lu de Stephenie Meyer, pas même sa série Twilight, mais j’étais très heureuse de découvrir son premier livre de sf pour adulte. Mais le coup de cœur n’a pas eu lieu. Malgré le fait que son écriture soit fluide, très belle et agréable à lire, je n’ai pas su aller jusqu’au bout. J’en ai lu la moitié, et ensuite j’ai lâché prise. Je suis passée à côté et j’en suis triste, car il méritait un meilleur sort de ma part, mais ma fatigue a eu raison de l’histoire.

Pourtant l’idée de base est super intéressante. Des âmes attaquent la Terre en se faisant « transférer » dans un corps humain, l’âme a accès à tous les souvenirs et secret de son hôte, en prend le contrôle et l’humain devient parfaitement inoffensif, plus de meurtres, de vol ou de viol, les humains vivent en harmonie entre eux. Dans 90 % des cas, le transfert se fait facilement, mais Mélanie résiste et son âme n’arrive pas à en prendre totalement le contrôle. Elle l’entend parler dans sa tête et elle lui cache des informations très importantes, à savoir où se cache les autres humains non colonisés.

Peu à peu l’âme, qui se nomme Vagabonde, va se remettre en question et va surtout découvrir une palette d’émotions (peur, haine, amour) qu’elle n’a jamais connu et elle envie le mode de fonctionnement des humains, jusqu’à ce demander si elle ne va pas renier qui elle est.

Dans la partie que je n’ai pas lue, le dilemme est le suivant : en fait il y a un corps pour deux personnes ! et les humains qui ont récupérés Mélanie, se demandent s’ils peuvent sortir Vagabonde du corps de Mélanie, sans trop de dommage, car les humains aussi se sont attachés à Vagabonde. Je n’aurai pas la réponse à cette question puis que je me suis arrêtée avant.

Mais je suis sûre qu’il mérite sa chance, le livre est intéressant, bien écrit, et du peu que j’ai lu (320 pages, donc la moitié), j’ai eu beaucoup de plaisir à m’immerger dans ce monde étrange … dommage qu’il n’ait pas réussi à me retenir plus loin.

 

Note :  pas fini    première publication en 2012

Edit du jour : à sa sortie en 2013, j’ai vu le film et je l’ai trouvé égal au livre … et j’ai enfin su ce qui arrive à Vagabonde. Je vous mets la bande-annonce.

Publié dans Cinéma, vu au cinéma

L’esprit de corps

END OF WATCH

 

Réalisateur : David Ayer
Comédiens : Jack Gyllenhaal / Michael Peña

Durée        : 1 h 48
Genre        : Thriller

 

Note :  5  / 5    vu le 16.12.2012

 

Résumé de l’histoire

Sur une période de presque 2 ans, nous suivons deux officiers de police, Brian Taylor et Mike Zavala dans leur quotidien de policier (patrouille dans les quartiers où les rois de la drogue sévissent, découverte de meurtres en tous genre, plus immonde et violent les uns que les autres, etc.).

Mais on les voit aussi vivre, se raconter leur vie de famille, privée, amoureuse, comme de vrais partenaires, ils partagent des moments intenses : des mariages, des naissances, des fiestas de policiers, en sachant que son binôme veille sur lui et inversement. Une confiance aveugle les unit, ils marchent dans la même direction et ils savent qu’ils ont le soutien inconditionnel de l’autre (comme dans la scène de l’incendie).

Mais voilà, à trop tenter le diable, un jour on y reste … pourtant il n’empêche que ce sont d’excellents policiers, avec un instinct avéré.

 

Mon avis

Un des rares films vu cette année avec la mention 16 ans … et je pense que c’est tout à fait justifié. Il y a des scènes ultra-violentes, des images de meurtres proprement insoutenables (on a presque senti les odeurs) et le film fait froid dans le dos.

Mais d’un autre côté, il y a presque cette candeur de ces jeunes officiers de police, qui croient que rien ne peut les atteindre et que la chance les protège … et dans un sens c’est vrai. Une amitié vraie les lies, une harmonie dans leur duo, le fait de se protéger mutuellement. Il y a aussi les blagues de potache, faites entre eux, et c’est nécessaire pour faire retomber la pression.

Heureusement qu’il y a le côté humain, Zavala va devenir papa et pour lui c’est une grande aventure, et Taylor va rencontrer la femme de sa vie, au point de l’épouser et de la faire entrer dans la grande famille des femmes de policier.

Donc un très bon film, certainement proche de la réalité de la rue, mais les estomacs sensibles vont souffrir, car au bout d’un moment on est associé à leur équipe, inconsciemment, et l’on souffre et l’on pleure avec eux.

 

Publié dans Livres, roman policier, thriller

Baby-blues

 

UNE MERE SOUS INFLUENCE  de  Patricia MACDONALD
Editions Albin Michel   /   338 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Lorsque Morgan arrive à West Briar, en Nouvelle-Angleterre, elle est impatiente d’assister au baptême du fils de Claire, sa plus vieille amie, récemment mariée. Mais celle-ci, fragilisée par son accouchement, donne des signes de dépression inquiétants.

Quelques jours après la cérémonie, Morgan reçoit un appel désespéré de Claire. Un crime effroyable a été commis. Et elle vient de l’avouer. Claire est-elle devenue folle ? Est-elle une redoutable criminelle ou une femme manipulée ?

 

Mon avis

J’ai choisi ce roman car il est récent (2010) et je dois avouer que le style c’est peu amélioré, mais je vais arrêter là mon expérience.

Ces romans sont de piètre qualité. L’intrigue est brouillonne, le personnage de Claire est celui d’une gourde finie. Heureusement ce qui sauve un peu ce livre, c’est le personnage de Morgan, la fidèle copine qui prend les choses en main, et le rôle du « méchant » complètement barré est pas mal non plus.

La personnalité des personnages est un peu meilleure et un peu plus aboutie que dans ses précédents romans. Mais certains passages sont tirés par les cheveux, comme lors de l’interrogatoire où les questions sont très orientées. Depuis quand une meurtrière potentielle, qui ne se souvient de rien et avoue sous la contrainte, peut elle être crédible ?

Autre chose qui m’a énervée, dans chacun des trois romans que j’ai lu, quand l’action devient un peu molle, elle nous sort un homosexuel du chapeau ! dont on parle pendant quelques lignes et qui ensuite disparaît de l’histoire. Je n’ai pas réussi à comprendre à quoi ça rime … peut être pour faire exotique !

Pour conclure, c’est un peu moins mauvais que les deux derniers que j’ai lu cet été, et j’ai eu un peu plus de plaisir, mais sans plus, et je pense que je peux m’arrêter là sans rien regretter.

 

Note :  3 / 5   première publication en 2012      un autre ici 

 

Publié dans Cinéma, vu au cinéma

Départ pour le passé

SKYFALL

Réalisateur :  Sam Mendes
Comédiens :  Daniel Craig / Judi Dench / Javier Bardem / Ralph Fiennes

Durée        :  2 h 23
Genre        :  Action / espionnage

 

Note :  5  / 5   vu le 18/11/2012

 

Résumé de l’histoire (allo ciné)

Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité.

Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…

 

Mon avis

Pour une fois avec un James Bond, j’ai été enchantée. Le scénario est cohérent, on découvre les origines de Bond, on s’attache aux différents protagonistes. Un vrai délice aussi la chanson chantée par Adèle.

Et bien sûr côté spectacle, voyage et effets spéciaux j’ai été ravie. On voyage : la Turquie et sa ballade en moto sur les toits, Hong-Kong et ses buildings ultramodernes (la scène de combat est magnifique). Le côté aussi un peu plus touristique (les lanternes sur l’eau, les restaurants et casinos super classes (la bataille avec les varans). Côté gadget par contre, on revient au classique pistolet « à empreintes palmaires » et une radio. Un point c’est tout.

Je l’ai trouvé plus réalise aussi, dans le sens que l’on voit que James a 50 ans, qu’il se fatigue plus vite, il est aussi moins tombeur (là il se contente d’un seul casse-croûte, alors que d’habitude les filles défilent, et il me semble que d’habitude il y a plus de scènes de fesses). Et bien sûr un final digne de ce nom, avec un retour en Ecosse, une vieille bâtisse lugubre à souhait (dont au final il ne restera rien) et une fin en apothéose.

Un excellent moment passé avec James Bond, même si parfois certains détails m’ont énervées. Par exemple, James est en costard et après plusieurs heures de bagarres et course poursuite, il est impeccable, pas une tâche !! Certains exploits physiques m’ont semblé impossible (genre monter 30 étages sous l’ascenseur et réussir à entrer dans le bâtiment en poussant la porte de l’ascenseur !) Mais passé ces points de détails, je n’ai pas boudé mon plaisir.

 

Publié dans Livres, roman policier, thriller

Où est ma main ?

JEUX DE VILAINS  de  Jonathan KELLERMAN
Editions Seuil – policier   /   440 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Pour arrondir ses fins de mois, Bob Hernandez se rend à une vente aux enchères de biens abandonnés, dans l’espoir de tomber sur un petit trésor à revendre sur eBay. En fait de trésor, 42 petits os cachés au fond d’une boîte : trois mains ou trois pattes peut être ?

Au même moment, à l’autre bout de Los Angeles, Alex Delaware et Milo Sturgis foncent vers le Marais aux oiseaux, un improbable morceau de verdure caché sous des ponts autoroutiers. On a retrouvé un cadavre dans l’eau : femme blanche, la vingtaine, strangulation et main gauche disparue, découpée avec une précision chirurgicale. La première victime d’une horrible série.

Milo, Alex et le jeune détective Moses Reed ont peu de temps et encore moins d’indices.

 

Mon avis

Pour moi une excellente découverte, tant de l’auteur, que de ce duo d’enquêteur un peu particulier. Il y a Milos Sturgis, policier chevronné et très compétent qui travaille avec Alex Delaware, psychiatre, qui est là autant pour le soutien psychologique des victimes, que pour apporter un éclairage différent aux questionnements de Milos. Il est très impliqué dans chaque enquête et n’hésite pas à faire des recherches de son côté.

A ce duo bien rôdé, vient s’ajouter Moses Reed, jeune inspecteur, mais vif, efficace, qui apprend vite au contact de Milos. Ces trois personnages ont une psychologie compliquée, mais on s’attache à eux avec bonheur.

Une écriture soignée, efficace, fluide, vive, un plan qui se met en place lentement mais sûrement et avec ce genre de trame, j’ai eu un grand plaisir à la lecture.

Je n’en dirai pas plus au sujet de l’intrigue, de peur d’en dévoiler trop. Il faut le lire tout simplement, peut être pas un chef d’œuvre, mais un bon policier. D’après ce que j’ai compris, il existe d’autres romans avec ce duo : Sturgis – Delaware.

 

A propos de l’auteur : né en 1949, à New York, Jonathan Kellerman a mené une carrière de psycho-clinicien et enseigne désormais la médecine à l’université. Il a publié une vingtaine de polars traduits dans le monde entier. Il est le père du romancier Jesse Kellerman (connu entre autre pour son premier roman : les visages).

 

Note : 4 / 5   première parution en 2012