La lourdeur de l’hérédité

LES LECONS DU MAL  de  Thomas H. COOK
Editions Seuil – policier   /   357 pages

 

Résumé de l’histoire

Avril 1954 à Lakeland dans le Mississippi. Un endroit toujours marqué par la guerre de Sécession. Jack Branch a 23 ans et il est professeur au lycée de Lakeland. Il est riche et fils d’un propriétaire terrien, il a fait des études universitaires, et il est très fier de ses racines, et il se considère comme au-dessus du lot. Et pour faire une bonne action, il enseigne dans un lycée défavorisé, entendre par là, que les élèves viennent du quartier « des Ponts » et sont donc des gens simples, peu cultivés, avec très peu d’ambition, qui vivent dans des taudis ou des caravanes au bord de la route.

Pourtant dans sa classe, il a un élève particulier, Eddie Miller (timide, sauvage, qui ne prend jamais la parole) qui est le fils du « tueur de l’étudiante ». Et malgré le fait que son père soit mort depuis des années, quand les gens le regarde, c’est à cela qu’ils pensent.

Un incident particulier survient (une des élèves de sa classe disparaît) et il montre Eddie du doigt. La machine judiciaire va très vite (tel père, tel fils !). Mais ce qui sauve Eddie, c’est que la jeune fille, Sheila, a fait une fugue suite à une dispute avec son petit ami Dirk.

Et c’est là que tout dérape, Jack, pour se faire pardonner, prend Eddie sous son aile et lui propose d’écrire un devoir sur son père, afin de mieux le connaître (il est mort alors qu’Eddie avait 5 ans) et en quelque sorte exorciser le mal. Et il se trouve qu’Eddie est très doué et qu’il est même un cran au-dessus par rapport aux autres élèves de la classe. Il prend de l’assurance, se trouve au premier plan et il fait chavirer le cœur de Sheila et ils se lient d’amitié au grand dam de Dirk, le petit ami éconduit.

La situation devient sulfureuse, la température monte et l’on sait qu’un malheur va arriver, qui va bouleverser la vie future des protagonistes.

 

Mon avis

Un excellent roman où la tension monte crescendo, on sent bien qu’un malheur va arriver, mais on ne sais pas lequel. Comme toujours, la psychologie des personnages est très complète et complexe et plusieurs intrigues se développent en marge de l’histoire de Jack et Eddie.

Jack va être amené à se questionner sur son propre passé et sa relation avec son père, le mystère de sa naissance, la disparition soudaine de sa mère, et le fait qu’il tombe amoureux d’une de ses collègues, venant elle aussi du quartier des Ponts, ne va pas lui simplifier la tâche.

Et dans cette tension, on s’attend à un meurtre horrible, sanguinaire, violent, et au final c’est un détail qui va tout changer dans la vie de Jack, Eddie, Sheila et Dirk, et par petites touches on va les suivre et voir leur destin sur les 40 années suivantes.

Un vrai plaisir que de lire ce roman, le suspense est parfois insoutenable, j’aime ces relations difficiles entre père et fils, mélangé à l’histoire américaine. Un vrai bon moment, ne vous en privez pas.

 

Note :  4 / 5   première publication en 2013

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2 réflexions au sujet de « La lourdeur de l’hérédité »

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