L’Iditarod

 

 

 

LE GARCON DANS LA NEIGE  de  M.J. MCGRATH
Editions  Presses de la Cité   /  388   pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Alors qu’elle séjourne en Alaska, Edie Kiglatuk, jeune femme d’origine inuite, découvre le cadavre d’un nouveau-né au milieu d’une forêt. Rapidement la police interpelle l’un des membres d’une communauté très fermée, les vieux-croyants, que l’on soupçonne de pratiques satanistes.

Mais pour Edie il est évident que les autorités cherchent à enterrer l’affaire au plus vite, afin de ne pas perturber la campagne pour l’élection du gouverneur, qui bat son plein. Hantée par la vision du petit corps sans vie, elle décide de suivre son intuition, et se lance sur une toute autre piste. Sans le savoir, elle s’apprête à pénétrer en territoire hostile.

A travers l’enquête d’Edie Kiglatuk, personnage profondément imprégné des croyances ancestrales inuites, Mcgrath brosse un tableau fascinant de l’Alaska, et nous plonge dans le quotidien de cette terre sauvage et glacée.

 

Mon avis

Un très bon roman qui m’a emmenée dans un autre univers, l’Alaska avec ses coutumes et sa vision de la vie et de la mort très différente de la nôtre.

Il y a tout un côté historique sur la façon dont les Inuits vivent et travaille dans cette immensité polaire, loin de tout et de tous, au confins du Canada, avec leur vision différente de la mort, la façon de les traiter, les honorer et les enterrer et en face, la Russie et ses prêtres orthodoxes.

Edie a un fort caractère, elle possède un loup (au lieu d’un chien) et quand elle veut nourrir son animal, elle sort son fusil et va tuer un caribou, qu’elle débite en morceaux et le mets dans son frigo, alors que nous on va au supermarché faire nos courses ! C’est donc une façon totalement différente de vivre !

Ce roman fait aussi la part belle à une course en traîneau mythique, à savoir l’Iditarod, qui part de Anchorage et qui va rejoindre la petite ville de Nome à l’extrême pointe du détroit de Bering. 1’500 km dans le froid polaire, qui prend environ 15 jours et qui à l’origine avait été créée pour livrer des sérums antidiphtériques à Nome.

Mais derrière cette course historique, on parle aussi politique, traite des blanches, vente illégale de bébés. Et tous ces ingrédients sont savamment mélangés avec une intrigue policière et des faits historiques sur l’Alaska et la façon dont les Inuits vivent entre eux et avec les « étrangers » comprendre ceux qui ne sont pas de pure souche inuite.

A découvrir absolument car c’est un roman policier, certes, mais très particulier, avec une très belle écriture.

 

Mais qui est-elle ? Portrait

La britannique M.J. McGrath vit et travaille à Londres.

Elle est l’auteur de plusieurs documents consacrés au peuple inuit. Après « Chaleur blanche » ce roman est le 2ème qui met en scène Edie Kiglatuk.

 

Note :   4  / 5   première publication en 2013

 

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2 réflexions au sujet de « L’Iditarod »

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