Publié dans les pas finis, Livres

Deux pour le prix d’un

Voici deux romans que j’ai abandonné très rapidement pour des raisons très différentes.

Le premier est de Thierry Luterbacher, un auteur suisse romand et il s’intitule : Dernier dimanche de mars. J’avoue que je ne suis jamais entrée dans le livre, à la limite je n’ai pas compris de quoi on parle, et je n’ai pas réussi à trouver le narrateur attachant. Je l’ai ressenti comme un gars à part, perdu, peut être même retardé et à la page 65 j’ai abandonné car je n’avais aucun plaisir avec ce récit.

En ce qui concerne l’autre roman, il s’agit de : la maison de Tess par Cathy Kelly. Comme d’habitude, je me suis fait avoir par la jolie couverture (les macarons, le service à thé) et l’on se dit que l’on vas passer un agréable moment.

C’est ce qu’on appelle entre blogueuses un livre pansement ou doudou. Une écriture fluide, une belle histoire d’amour avec des personnages attachants, un bon scénario et une fin en happy end.

Mais voilà, toutes ces femmes larguées et trompées par leurs maris ça m’a foutu le bourdon, pas envie de lire ça en ce moment. Et puis le déroulement de l’histoire est très prévisible et quand la romancière parle de Cashel Reilly, qui vit en Australie, qui est beau, riche, divorcé et très malheureux et qui a eu une aventure avec Tess … …

Voilà pour moi l’histoire devenait limpide et évidente. Mais j’ai quand même tenu jusqu’à la page 150 ! Et je ne remets pas en cause l’écriture ou le style de Cathy Kelly, je savais bien ce que j’allais lire, et je me disais que ça me ferait une jolie lecture pour l’été.

Mais finalement ça ne passe pas … et en cherchant dans mes résumés des dernières années, j’ai vu un autre résumé, d’un autre roman que j’avais lu jusqu’au bout, mais au final j’avais l’impression d’avoir perdu mon temps.

Publié dans Livres, roman contemporain

Rédemption

ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR  de  Grégoire DELACOURT
Editions JC Lattès   /   360 pages

Résumé de l’histoire

Ce roman est en 3 parties. Dans les 2 premières, Antoine est le narrateur. Dans la dernière, c’est sa fille Joséphine qui raconte.

Dans la première partie, on découvre Antoine, la quarantaine, qui est expert en assurance. Il parle de son père, André, chimiste, qui travaille dans une pharmacie, prépare des potions, est un bel homme, et toutes les femmes du quartier lui tourne autour.

Il raconte sa vie à la maison, avec sa mère, une femme distante, qui passe son temps à fumer des menthols et à lire Sagan, peu tactile, et qui ne s’occupe pas du tout d’Antoine et encore moins de son mari. Pourtant quelques années plus tard, elle va accoucher de jumelles, Anne et Anna, dont elle ne s’occupera pas beaucoup plus.

Antoine se réjouit de l’arrivée de ses sœurs, espérant jouer et partager avec elles, lui qui se sent très seul. Mais les deux sœurs ont leur propre langage et leurs jeux et elle ignorent complètement Antoine, qui se retrouve encore un peu plus seul. Pourtant, un matin, Anne ne se réveille pas. Et c’est à partir de ce moment là, que Antoine et Anna seront proches pour le restant de leur vie. Mais ils ont perdu leur mère, car suite à ce drame, elle les abandonne et ne donnera plus jamais signe de vie.

Dans la deuxième partie, Antoine nous parle de Nathalie, sa femme, avec qui il se marie, espérant trouver le bonheur. Très rapidement, elle accouche d’un garçon, Léon. Mais malgré cela le couple prend l’eau, Antoine ne s’occupe pas beaucoup de son garçon, reproduisant le schéma de son père, et sa femme délaisse son garçon pour mener une carrière.

Elle se déplace souvent pour son travail, et en profite pour coucher avec tous un tas d’autres hommes. Antoine le sait et ça le rend fou. Nathalie n’est plus très sûre de vouloir passer le reste de sa vie avec lui !! Pourtant elle revient vivre avec son mari et son fils et elle tombe à nouveau enceinte, une grossesse qu’elle mènera à terme, et ainsi arrive Joséphine.

Mais au bout de quelques années, le couple continue à se craqueler, de plus, Antoine perd son travail et sa femme se barre avec les gosses, pour s’installer chez son amant. Pourtant il a obtenu de voir ses enfants régulièrement, mais il est faible, se laisse marcher sur les pieds par tout le monde, et il voit bien que ses enfants auraient voulu un autre père, plus volontaire, qui n’aurait pas hésité à casser la gueule de tous ces gens qui lui font des misères.

Antoine essaie de survivre, mais ne voyant pas de solution à ses problèmes, il décide de commettre l’irréparable, en commençant par sa fille. Je n’en dirai pas plus, pour ne pas tuer le suspens.

Dans la troisième et dernière partie, c’est Joséphine, sa fille, qui est la narratrice. Avec l’aide d’un psy, elle doit mettre ses émotions, et sa colère dans un journal. Elle raconte comment elle voit la vie avec sa mère et son amant. La relation qu’elle a avec son frère. Ses études et ses nouvelles copines.

 

Mon avis

Même si le sujet du roman est difficile, j’ai beaucoup aimé.

Je ne saurai dire pourquoi, mais le style de Delacourt me touche particulièrement. J’aime ses courts chapitres, dont le titre est une somme, expliquée au cours du chapitre.

La vie d’Antoine enfant, est vraiment difficile. Il n’est pas battu, mais sa mère ne l’aime pas et est totalement indifférente à ce qui pourrait lui arriver. Elle ne le prend jamais dans ses bras, ne lui parle presque pas, ne partage rien avec lui et avec son père ce n’est pas beaucoup mieux.

Je ne dis pas cela pour excuser son geste, qui est impardonnable, mais je comprend totalement sa douleur d’être rejeté en permanence, par des parents qui devraient vous aimer, et donc, je peux comprendre son regard sur la vie des autres, totalement désespéré.

 

Note :   4  / 5    voir ses autres romans, un ici et l’autre