Un goût d’inachevé

LE CRI DE L’OISEAU DE PLUIE  de  Nadeem ASLAM
Editions Seuil   /   280 pages

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Une bourgade anonyme du Pakistan est secouée par deux événements simultanés : le meurtre du puissant juge Anwar et la réapparition mystérieuse d’un sac postal égaré 19 ans plus tôt dans un accident de chemin de fer. Quels secrets enfouis depuis longtemps ces lettres vont-elles révéler ?

Alors que la mousson approche et que la touffeur moite devient de plus en plus écrasante, les passions se déchaînent au sein de la petite communauté, menaçant de la faire éclater, laissant ses différents acteurs troublés et désemparés.

 

Mon avis

J’avoue que je suis très déçue. Le 4ème de couverture que j’ai recopié me semblait alléchant et prometteur. On parle d’une chronique sociale, d’un portrait du paysage politique et religieux du Pakistan au début des années 1980.

Au final, on suit l’emploi du temps de l’imam Hafeez dans cette bourgade pakistanaise, où il passe son temps à faire ses prières, à se rendre chez les différents habitants, leur rappelant selon le Coran, ce qu’ils ont le droit de faire, ou de ne pas faire (par exemple regarder la télévision et même écouter la radio).

On vit les injustices que fait subir Mujeeb Ali, propriétaire terrien, aux gens de cette bourgade, décidant que l’office de poste doit fermer, car il ne veut pas que les gens reçoivent leur courrier vieux de 19 ans, il fera donc tabasser le préposé et sa femme. Et il abat les gens qui ne veulent pas les mêmes choses que lui, mais à chaque fois on dira que c’est un accident.

En ce qui concerne l’accident de train, le sac de courrier perdu depuis 19 ans, et qui, et pourquoi a-t-on assassiné le juge Anwar, on en saura jamais rien ! Et je trouve que c’est dommage, car l’auteur aurait sûrement pu en faire une belle histoire nous tenant en haleine.

La seule chose sur laquelle il insiste, c’est la relation entre Azhar, le commissaire de police, qui est musulman et sa maîtresse Elizabeth Massih qui elle est chrétienne. Comme ils ne sont pas mariés, tout le monde jase dans leur dos, et on charge l’imam Hafeez de mettre bon ordre à tous ça.

Donc de bons éléments de départ, qui aurait pu faire une très belle histoire, mais j’ai l’impression qu’il est passé à côté. C’est dommage, car il a une belle écriture, c’est limpide, poétique.

Note :   2  / 5

 

Mais qui est-il ? Portrait

Nadeem Aslam est né au Pakistan en 1966. A 14 ans lorsque sa famille fuit le régime du général Zia, ils s’installent en Angleterre.

 

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4 réflexions au sujet de « Un goût d’inachevé »

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