L’Amérique profonde et un chien

UN MEMBRE PERMANENT DE LA FAMILLE  de  Russell BANKS
Editions Actes Sud   /   238 pages

 

Résumé de l’histoire

Un recueil avec 12 nouvelles, et je vais simplement vous parler de celles qui m’ont beaucoup plus.

Ancien marine : Connie est un ex-marine et aussi un ex-mari. Il a élevé seul ses 3 garçons, ils ont fait des études, et ils ont tous un bon métier dans la police. Lui il a de la peine à joindre les deux bouts, alors il est devenu braqueur de banques et se fera prendre bêtement.

Un membre permanent de la famille : une séparation difficile entre le narrateur et sa femme Louise, et au début des années 70 ils pratiquent la garde alternée de leurs 3 filles, du chien et du chat. Et finalement, c’est le chien qui fait qu’il y a un bonne ambiance dans cette famille disloquée. Et le jour où il disparaîtra tout va changer.

Oiseau des neiges : un couple à la retraite décide de passer l’hiver à Miami, malgré le fait que monsieur râle, il ne veut pas y aller, alors que sa femme tient beaucoup à ce projet. Un mois après leur arrivée le mari meurt. Dans un premier temps la femme est désemparée, mais elle finit par se sentir plus légère, par s’accommoder de la situation à tel point qu’elle envisage de ne peut être plus retourner chez elle … au grand étonnement de son entourage.

Blue : l’histoire de Ventana m’a particulièrement émue car elle semble surréaliste. Cette femme a économisé pendant 3 ans sur son salaire, afin de s’acheter une voiture d’occasion. Elle est black, et de ce fait elle doit payer en liquide.

Elle entre dans un garage après sa journée de travail pour choisir un modèle, mais les employés l’oublient et l’enferme dans le parc d’exposition, où elle se retrouve nez à nez avec un molosse qui n’a pas l’air commode. Par réflexe, elle monte sur le toit d’une voiture. Mais après elle fait quoi ? Demander de l’aide à la police et qu’on la prenne pour une voleuse ? Elle va même passer à la télé, mais ça ne changera rien à sa situation ! Qui va être dramatique.

Les Outers Banks : des retraités sillonnent les Etats-Unis à bord d’un camping car avec leur chien. Mais en cours de route il meurt et il faut trouver un endroit pour l’enterrer. Mais au-delà de ça, que se passera-t-il quand l’un des deux conjoint mourra ?

 

Mon avis

C’est avec un plaisir évident que j’ai retrouvé Russel Banks. Je n’avais rien lu de lui depuis 2010 et j’avoue qu’il m’avait manqué. C’est un peu comme retrouvé un pote, qui vous raconte ses dernières péripéties.

Il s’agit de son dernier recueil de nouvelles, et la plupart des histoires tournent autour d’un chien. Ses personnages sont des vieux, des chômeurs, des veufs qui se sentent seuls. Des personnes qui ont de la peine à joindre les deux bouts et qui souvent vivent dans des caravanes, faute de mieux. Ils sont profondément attachants.

Les histoires se passent dans la région de l’Idirondak, où dès le mois d’octobre le froid et la neige sont là. Pourtant, les sujets sont traités sans pathos, avec une certaine ironie.

Je ne peux que le recommander, car j’ai passé un très bon moment. J’ai déjà aimé celui-ci et celui-là.

 

Note :   4  / 5 

 

Mais qui est-il ? Portrait

Description de cette image, également commentée ci-après

Russell Banks, né le 28 mars 1940 à Newton, dans le Massachusetts, est un écrivain progressiste américain. Son œuvre a été traduite en vingt langues. 

Il a passé son enfance dans le New Hampshire dans un milieu extrêmement modeste. Après des études à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, il voyage, passe même quelque temps en Jamaïque. Il a écrit des romans, des nouvelles et de la poésie. Il enseigne actuellement la littérature contemporaine à Princeton.

 Ses écrits sont parcourus par deux grands thèmes : la recherche de la figure paternelle et la description du monde des petites gens croulant sous le poids d’une vie quotidienne dure et pauvre ou de la tragédie.

Trois de ses romans ont été adaptés au cinéma, notamment De beaux lendemains (réalisé par le Canadien Atom Egoyan – Grand prix au festival de Cannes 1997) et Affliction (réalisé en 1997 par Paul Schrader)

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6 réflexions au sujet de « L’Amérique profonde et un chien »

  1. Bonjour Elea, c’était le premier livre de Russell Banks que je lisais et j’ai aimé la plupart de ces nouvelles dont Un membre permanent de la famille: l’histoire de ce chien m’a émue. Et j’ai apprécié Blue qui est une histoire très noir. Bonne fin d’après-midi.

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