De l’amour à la haine

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CHER EPOUX de Joyce Carol OATES
Editions Philippe Rey – 376 pages

Résumé de l’histoire

Ce livre est un recueil de 14 nouvelles, assez inégales selon les sujets. On explore surtout les sentiments comme la haine, la jalousie, l’amour parents-enfants, l’amour entre les conjoints et parfois la haine entre frère et sœur.

Certaines nouvelles sont glaçantes, tant certains sentiments sont forts.

Panique : un couple en voiture, avec leur enfant à l’arrière, des ados dans un bus scolaire avec un pistolet, qui font mine de tirer sur les voitures qui les suivent. Qui la mère va-t-elle sauver ? Et comment le prendra l’autre personne.

L’aveugle et ses filles : Un homme très âgé, aveugle, qui ne veut pas quitter sa maison, une fille obligée de vivre avec son père au dépend de sa vie personnelle, et la découverte d’un vieux secret pourrait changer la donne.

Idylle à Princeton : Une correspondance entre Sophie Niemarck et l’ancienne employée de maison de ses grands-parents, Muriel Kubelik, qui veut des renseignements sur son grand-père et son travail à l’université. Dialogue qui démarre de façon joviale, mais un secret ressurgi qui va gâcher la correspondance.

Décharge : Ou la difficulté pour Hector Campos Junior de s’intégrer dans une université et de s’entendre avec ses camarades de classe. Nouvelle qui évoque aussi les beuveries universitaires et les bizutages pour pouvoir entrer dans une confrérie.

Le sutra du coeur : André Gatteau, poète renommé, s’est retiré dans une retraite zen afin de méditer. Serena, sa maîtresse, qui a 20 ans de moins que lui et qui a réussit à avoir un enfant, alors qu’André ne le désirait pas, lui fait du chantage, menaçant de tuer leur enfant s’il ne revient pas très rapidement.

Mon avis

Une lecture agréable mais inégale selon les nouvelles et le sujet traité, mais ça se laisse lire surtout entre deux grands romans. Je suis fan de cette romancière et je peux tout à fait admettre que certains de ses romans soit moins à mon goût.

Note : 3 / 5 

Dr House, saison 1

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Je profite d’avoir une box tv, et de la place, pour regarder des séries en tout genre, parfois cultes, du moins pour moi, même si parfois elles sont très anciennes.

J’ai donc profité du fait que TMC propose Dr House depuis la première saison et tous les épisodes dans l’ordre ! pour faire une remise à niveau. Pour mémoire, cette série démarre en 2004, oui quand même, et le programmateur des séries avait fait le choix de démarrer cette série par quelques épisodes de la saison 2, car la saison 1 n’était pas super intéressante.

Et je confirme, la saison 1 est un vrai ratage. Les épisodes sont brouillons, on ne comprend pas qui est House et pourquoi il est comme ça, et à la fin de la saison 1 on aurait pu s’arrêter là. J’ai même l’impression que certains épisodes ont été repris dans d’autres saisons, mais parfois avec un dénouement différent … comme si la chaîne avait voulu « recycler » les épisodes ratés de la première saison !

Mais les épisodes se laissent regarder, même si la psychologie des personnages n’est pas très profondes et que parfois, la chronologie n’a ni queue ni tête ! Donc voici la présentation des personnages dans l’ordre des photos ci-dessus.

Le Dr House est le chef du département des diagnostics, il ne prend que les cas qui l’intéresse et que personne n’arrive à résoudre. Il a un humour grinçant, ne parle pas aux patients qui sont tous des menteurs, il n’aime pas les gens en général et est dépendant à la Vicodine, un puissant anti-douleur et il ne peut pas se séparer de sa canne pour marcher. Il a été en couple et c’est séparé au moment de son accident, car sa compagne, Stacy, n’était pas d’accord avec le diagnostic. A la fin de la première saison, elle est engagée à l’hôpital comme avocate.

Le Dr Foreman, neurologue, afro-américain, n’a pas peur d’enfreindre les règles, a commis quelques délits dans son adolescence, vient d’un milieu modeste.

Le Dr Cameron est une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et tient souvent tête à House. Elle a été mariée à 20 ans à un homme atteint d’un cancer, qui depuis est mort. Elle a le syndrome du St-Bernard, comprendre qu’elle n’est intéressée que par les hommes malades ou mourants, et donc elle a un faible pour House.

Le Dr Wilson, cancérologue, son meilleur ami depuis des années, qui connait toute la vie privée de House, qui fait partie du conseil de l’hôpital et qui donc protège House quand il dépasse les limites.

Le Dr Lisa Cuddy, médecin mais qui a la charge de diriger l’hôpital Princeton Borows, qui a fait des pieds et des mains pour engager House, car il est le meilleur dans son domaine. Ils se disputent très fréquemment puisqu’il doit obtenir son aval pour faire certains traitements ou examens risqués.

Le Dr Chase, australien, blanc, dont le père est riche à millions mais avec qui il ne s’entend pas vraiment. Il a le rôle du lèche-cul, celui qui s’aligne toujours sur House en cas de conflits.

Le dernier personnage n’intervient que dans une dizaine d’épisodes, il s’agit de Vogler, afro-américain, milliardaire, qui décide d’investir tellement d’argent dans l’hôpital qu’il en devient le nouveau propriétaire. Il n’apprécie pas que House l’ignore et il en fera son principal souffre douleur, et n’arrivant pas à le faire plier, fera un chantage genre : c’est moi ou House, mais l’un des deux doit partir. Et c’est lui qui partira.

C’est donc sur cette victoire que se termine la première saison et elle aurait pu se suffire à elle-même ! Mais l’hôpital engage Stacy, l’ex de House comme avocate et elle accepte le poste pour emmerder House et pour que son mari, momentanément handicapé, puisse recevoir les meilleurs soins. Evidemment le nouveau mari et House ne se supporte pas et House y voit l’occasion de récupérer son ex-copine.

Peut être une des rares séries médicales qui offre un autre point de vue sur la façon dont sont traités les malades, le fait de faire des expériences ou d’utiliser des traitements expérimentaux sur des malades à qui on ne laisse aucun autre espoir.

Étonnant aussi, de voir à quel point il est difficile d’avouer avoir menti (sur un médicament, sur de la prise de drogue, etc) même quand sa vie en dépend. Ces femmes qui disent vouloir un autre enfant mais prennent la pilule en cachette, ces hommes soi-disant fidèles mais qui ont des MST gravissimes.

En bref, pas une première saison exceptionnelle, mais ça se laisse voir, avec des pathologies singulières expliquées de façon très simple, de façon à ce que le spectateur lamba puisse comprendre sans trop s’ennuyer.

 

Une amitié sans faille

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PAPILLON DE NUIT de R.J. ELLORY
Editions Sonatine – 517 pages

 

Résumé de l’histoire

Un subtil mélange de l’Histoire américaine avec un grand H, et celle de deux amis, l’un blanc Daniel Ford et l’autre noir Nathan Verney.

Leurs péripéties qui démarrent dans les années 50, alors qu’ils ont 6 ans en Caroline du Sud. Ils font des blagues, vont à la pêche et mangent des sandwichs au jambon cuit.

Viens l’adolescence et les premiers émois amoureux. Daniel est amoureux de Caroline Lanafeuille, ensuite de Linny Goldbourne et ses rencontres changeront le cours de sa vie, mais il est toujours le meilleur ami de Nathan, malgré son côté bagarreur et ombrageux.

Ils deviennent des adultes et l’armée recrute de jeunes hommes pour aller à la guerre du Vietnam. Nathan reçoit son ordre d’incorporation et décide de fuir avec Daniel qui n’ose pas lui dire non. Ils vont bourlinguer à travers les Etats-Unis, allant de petits boulots en petits boulots, partant quand ils pensent qu’ils vont être arrêtés. Ce sont les années hippies, le sexe facile et les drogues.

Nous sommes maintenant en 1982 et Daniel Ford est dans le couloir de la mort pour avoir tué Nathan. Peu de temps avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions et bien vite il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air.

Mon avis

Un excellent roman, presque un coup de cœur, une écriture fluide qui nous tient en haleine tout du long. Seul bémol pour moi, la fin qui tire un peu en longueur.

Il y a cette amitié indéfectible entre Nathan et Daniel, la rencontre avec Eve Chantry et son histoire touchante. Et on évoque l’assassinat de Kennedy, le Vietnam, la lutte pour les droits civiques, le Ku Klux Klan.

Note : 4 / 5 

Mon préféré
Mauvaise étoile

Ceux que j’ai moins aimé
Les neufs cercles
Les anonymes

Les rouages du couple

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LES SORTILEGES DU CAP COD de Richard RUSSO
Editions Quai Voltaire – 314 pages

 

Résumé de l’histoire

Professeur dans une université du Connecticut, Jack Griffin est invité au Cap Cod avec sa femme Joy, le temps d’un mariage. Pendant le trajet, il se remémore son enfance et ses vacances avec ses parents, dont son père qui est décédé récemment et dont il transporte les cendres dans son coffre.

Le couple se dispute et chacun repart de son côté. Joy rentre au Connecticut et Jack part pour Los Angeles pour renouer avec son premier métier : scénariste, espérant toucher de gros contrats qui changeront sa vie.

Un an plus tard le couple se retrouve pour le mariage de leur fille. Jack veut-il et peut-il reconquérir sa femme ?

Mon avis

La découverte d’un nouvel auteur américain et un coup de cœur pour son écriture et ses tirades pince sans rire. Une lecture agréable et je me réjouis de découvrir d’autres titres de l’auteur.

Les rouages du couple et les compromis après 20 ans de mariage, sont décortiqués avec un humour noir que j’aime particulièrement. Une grande question aussi : quelle est l’influence des parents sur son propre mariage, car à force de vouloir ne pas faire comme ses parents, on fait parfois pire.

Jack Griffin, le héros, s’interroge aussi sur la famille, le fait que ses parents ne l’ont pas désiré et délaissé tout au long de son enfance trop occupé à se disputer et à se tromper. Alors que du côté de sa femme Joy qui vient d’une famille nombreuse (5 enfants) il semble y avoir un vrai lien et un plaisir de se retrouver.

Note : 4 / 5 

 

 

Amour bio

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AU CŒUR DU LABYRINTHE de Philip ROBINSON
Editions Christian Bourgois – 272 pages

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Michael, jeune peintre, et sa femme Lucia, photographe, sont invités par Lord Palmer dans son immense domaine pour réaliser son portrait et celui de sa fille Magda.

Fuir Londres et ses distractions paraissait le remède idéal pour soigner sa relation meurtrie entre Michael et Lucia. Le jardinier de la propriété perturbe leurs plans.

Au fur et à mesure, les événements deviennent plus angoissants et la relation de Michael et Magda menace de détruire l’équilibre fragile mais subtil entre les habitants du domaine et la nature.

Hymne à la nature et au temps qui surprendra et intriguera le lecteur « Au cœur du labyrinthe » est un roman sur le désir, la trahison, la tromperie et la violence, écrit par un auteur au talent et à l’imagination rares.

Mon avis

D’abord un mot sur l’écrivain : Philip Robinson est né en Irlande en 1973. Il a été élève de New College à Oxford puis a suivi une formation de jardinier. Il vit et travaille dans le Northumberland depuis 5 ans.

Une lecture agréable, très descriptive au niveau de la nature, comment on soigne les plantes, les fruits tout au long des saisons. Le narrateur est le jardinier, un homme mystérieux, avec un secret. Un bourreau des cœurs qui cueille l’amour au moment où il se présente, même si il est fugace. Il aime ses chiens et a une vraie passion pour le domaine dont il s’occupe, et une tendresse pour la jeune Magda, sur laquelle il veille en l’absence de ses parents, Lord Palmer et sa femme.

Le rythme de l’histoire est très lent, il compare les relations amoureuses et amicales des humains avec les saisons et la façon dont la nature se comporte. Je crois qu’à un moment l’auteur m’a perdue. Il y a aussi des sous-entendu entre le peintre, adulte et malheureux avec sa femme, qui aurait agressé Magda, jeune fille de 15 ans qui n’a pas toute sa tête.

Ce fut un coup de cœur pour la bibliothécaire, pas pour moi, mais ça reste une lecture très agréable, qui nous transporte dans un domaine où l’on vit comme au siècle dernier. Je crois que j’ai été charmé par la couverture, ce qui m’a poussé à l’emprunter à la bibliothèque.

Note : 3 / 5

 

Retour sur juillet

3 semaines de canicule … un ressenti entre 35 et plus de 40 degrés en plein soleil ! … quelques jours plus frais, gris et venteux … et retour de la chaleur.

L’ambiance générale est aux vacances … au travail une ambiance vraiment détendue, même si l’on fait tourner la baraque avec 3 ou 4 personnes … des journées soutenues, mais le temps passe si vite … les étudiants sont enfin tous partis … profiter des soldes pour acheter des draps housses et de jolies parures de duvet … sinon il fait trop chaud pour essayer des vêtements … surtout dans des magasins non climatisés ! … faire réparer mon lit en urgence avant qu’une planche ne me fracasse la tête … avoir du plaisir à retourner chez Starbucks, mais pas le temps de lire au parc … avoir enfin une semaine de congé … et même si je suis restée ici, ça m’a fais du bien.

Côté amour, un pétard mouillé … avoir un coup de cœur pour un homme qui n’a finalement pas le temps … avoir investi beaucoup d’énergie pour rien … regretter d’avoir perdu 2 mois en discussions stériles … avoir un gros coup de blues … trouver la vie sans intérêt … la solitude pèse lourd.

Continuer à marcher pour se vider la tête … à cause des fortes chaleurs marcher moins … le premier jour du mois ma fitbit charge 2 me lâche … faire sans pendant 15 jours … me sentir toute nue sans … réaliser que je ne peux pas m’en passer … profiter des soldes pour acheter le nouveau modèle … bienvenue à la charge 3 … avoir un nouveau badge … marcher 4’800 km en 3 ans …