Un autre point de vue

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LES CHOSES COMME JE LES VOIS  de  Roopa FAROOKI
Editions Gaïa  –  315  pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Yasmine ne voit pas le monde de la même façon que son frère Asif et sa sœur Lila. Depuis toute petite, elle est « spéciale », elle est atteinte du syndrome d’Asperger.

Alors qu’ils sont devenus adultes, Asif développe un sentiment protecteur. Coincé dans son rôle de gentil garçon, il s’occupe de Yasmine depuis que leurs parents sont morts.

Pour Lila, la jalousie a pris la forme de la colère. Comme une enfant qui ne s’est jamais remise d’avoir hurlé à sa mère : je te hais et je voudrais que tu meures. Elle traîne une culpabilité sans bornes.

 

Mon avis

C’est le deuxième roman que je lis de cette romancière et ce ne fut pas une bonne pioche ! J’avais adoré : la petite boutique des rêves avec des personnages haut en couleur, ici le thème est beaucoup plus plombant.

Je n’ai pas réussi à avoir d’empathie avec ses jeunes adultes privés de l’amour de leur mère, et pourtant c’est un sujet que je connais !

Chacun à leur tour, les protagonistes parlent pendant un chapitre.

Yasmine explique qui elle est, sa maladie, son besoin de rituel, ses crises quand les choses ne se passent pas comme elle le souhaite.

Asif est un jeune homme peut sûr de lui. Il a dû interrompre ses études vers 20 ans pour s’occuper de sa sœur. Fini pour lui les études et l’université. Il s’est senti rejeté par sa mère à la naissance de Yasmine et ça mère lui a fait rapidement comprendre qu’il doit se comporter comme un grand et être responsable.

Lila est caractérielle, désagréable, perpétuellement en colère, couverte d’eczéma, méchante avec tout le monde et elle déteste sa sœur qui lui a pris ma mère, sa tendresse, son attention. Même à l’âge adulte elle ne s’entend pas avec Yasmine avec qui elle n’a aucun point commun.

Ce roman est une espèce d’introspection, qui nous exhorte à accepter les gens différents quoi qu’il en coûte.

 

Note :   3  / 5 

 

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Le justicier

LE PIC DU DIABLE  de  Déon MEYER
Editions Seuil Policier   /   478 pages

 

Résumé de l’histoire

Tobela a perdu sa femme et vit seul avec son fils depuis 2 ans. Mais son fils meurt injustement dans une fusillade. Il devient amer et recherche les deux jeunes qui ont tué son fils en braquant une station-service. Il finit par devenir un justicier qui tue des personnes qui se sont attaquées à des enfants. Au départ, la police ferme les yeux, car sa cause est juste, mais si suite à de mauvaises informations, il tuait des innocents ? Alors à son tour il deviendrait un meurtrier.

On retrouve l’inspecteur Griessel qui doit enquêter et attraper ce justicier, mais lui aussi se débat avec ses propres peurs, il est souvent saoul, commence à battre sa femme, fait peur à ses enfants, sa femme se fâche et le jette à la rue en lui laissant 6 mois pour arrêter de boire et se ressaisir !!

Christine est devenue prostituée, après une vie familiale difficile. La journée elle s’occupe de sa fille de 3 ans et le soir de ses clients. Ses revenus sont confortable et lui permettent de bien vivre. Elle met de l’argent de côté, car dès que sa fille ira à l’école, elle arrêtera les passes et trouvera un travail « normal » mais aura tout de même un joli pécule de côté.

Mais voila que ses 3 là se croisent, dans la ville du Cap et tout devient plus compliqué, car certains ont menti, Griessel n’a plus de repère et trouve Christine très à son goût, au point de commettre l’irréparable …

Comment et pourquoi vont-ils s’en sortir ? La morale sera-t-elle sauve ? Je vous invite à lire ce thriller passionnant et à partager les états d’âmes de ces 3 protagonistes.

 

Mon avis

Mon deuxième roman de cet auteur et j’aime toujours autant. Les chapitres sont courts et vifs, la psychologie des personnages est très détaillée et l’on se pose autant de questions que les protagonistes.

Il est important de les lire dans l’ordre chronologique, car on peut suivre l’évolution privée et professionnelle de Griessel. Par contre, dans ce roman l’histoire est plus centrée sur l’enquête du justicier et sur Griessel et non sur les problèmes inter-ethniques au sein de son commissariat.

 

Note : 5 / 5

Edit de novembre 2017 : Ce roman se place juste après « 13 heures » si on veut les lire dans l’ordre, ce que je recommande, si l’on veut suivre l’évolution personnelle de Benny Griessel.

Je l’ai lu en 2011 et j’avais oublié de mettre la critique ;-//

Vous retrouverez tous les liens aux autres romans dans cet article.

 

Blanchiment d’argent sale

7 JOURS  de  Deon MEYER
Editions Seuil – policier   –  475   pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Un mystérieux imprécateur menace, dans un e-mail délirant, d’abattre un policier par jour tant que le meurtrier de la belle avocate d’affaire Hanneke Sloet n’aura pas été arrêté. Et s’empresse de joindre le geste à la parole.

La police du Cap, prise de panique, charge Benny Griessel de rouvrir l’enquête, au repos depuis plus d’un mois.

Pas d’indices, pas de mobile, pas de témoins, juste quelques photos où la victime posait nue, une forte pression venue du sommet de la hiérarchie, et un sniper insaisissable manifestement décidé à poursuivre sa mission.

A l’arrière plan se dessine bientôt un paysage urbain d’intérêts politiques et financiers, de compromission et de corruption, qui ouvre bien des perspectives et nous indique plus d’une fausse piste.

 

Mon avis

Pour une fois il est mitigé. Je suis totalement fan de Deon Meyer et de son policier Benny Griessel, mais j’ai eu beaucoup de peine à aller au bout de ce roman.

En fait, j’ai surtout eu de la peine avec tout le côté financier de l’affaire, qui est largement détaillé et qui prend une grande part dans l’histoire. De vraies et de fausses sociétés, le blanchiment d’argent, la façon dont les banques ferment les yeux, pourvu que la commission soit bonne, etc.

Je dois dire que tous ses passages m’ont beaucoup ennuyée et à chaque fois j’avais un peu plus de peine à revenir à l’enquête.

En ce qui concerne Benny, il lutte toujours contre l’alcool et cette fois il tient bon mais c’est sa chérie, Alexa, qui replonge. Donc il s’emploie à faire en sorte qu’elle ne replonge pas et son enquête en pâtit.

J’ai trouvé cette lutte contre l’alcool, pénible, car cela revient à chaque roman. Si ce n’est pas lui c’est une personne de son entourage.

Peut être aussi le fait d’avoir lu plusieurs romans à la suite, mais j’avais tellement envie de finir cette série. Car c’est le côté positif, je les ai presque tous lu dans l’ordre, que voici :

Le pic du diable
13 heures
7 jours
Kobra
En vrille

 

Note :   3  / 5  

 

Double secret

LES FILLES DE L’OURAGAN  de  Joyce MAYNARD
Editions Philippe Rey  –   328 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Elles sont nées le même jour, dans le même hôpital, dans des familles on ne peut plus différentes.

Ruth est une artiste, une romantique, avec une vie imaginative riche et passionnée.

Dana est une scientifique, une réaliste, qui ne croit que ce qu’elle voit, entend ou touche.

Et pourtant ces deux femmes si dissemblables, se battent de la même manière pour exister dans un monde auquel elles ne se sentent pas vraiment appartenir.

Situé dans le New Hampshire rural et raconté alternativement par Ruth et Dana, ce récit suit les itinéraires personnels de deux « sœurs de naissance », des années 1950 à aujourd’hui.

Avec la virtuosité qu’on lui connaît, Joyce Maynard raconte les voies étranges où s’entrecroisent les vies de ces deux femmes, de l’enfance et l’adolescence à l’âge adulte. Les premières amours, la découverte du sexe, le mariage et la maternité, la mort des parents, le divorce, la perte d’un foyer et celle d’un être aimé, jusqu’au moment inéluctable où un secret longtemps enfoui se révèle et bouleverse leur existence.

 

Mon avis

Pour moi un méga coup de cœur ! Un de mes romans préférés de cette romancière.

Ruth et Dana sont des petites filles et ensuite des femmes attachantes, malgré le fait qu’elles soient diamétralement opposées. L’une est une artiste l’autre est une scientifique.

J’ai eu une très forte empathie avec Ruth, rejetée par sa mère et ses sœurs, mais ayant une relation privilégiée avec son père, avec qui elle partage le même amour de la nature.

J’ai choisi de recopier le 4ème de couverture pour ne pas trop en dire, et si le premier secret est évident, le deuxième va se dévoiler au fil des pages, avec beaucoup de pudeur.

Un magnifique roman émotionnel, avec des personnages très développés, la vie qui s’écoule pour ces deux familles jusqu’à la révélation.

 

Note :   5  / 5

Autres titres de l’auteur
L’homme de la montagne
Prête à tout
Baby love
Les règles d’usage

 

Uni pour la vie

OU LE REGARD NE PORTE PAS  de Olivier Pont – Georges Abolin
Editions Dargaud   –   2 volumes

 

Premier volume : 1906 : William a dix ans lorsque sa famille quitte Londres pour Barellito, un petit village italien qui vit tranquillement de la pêche. Des tensions apparaissent pourtant, aiguisées par l’arrivée de ces étrangers.

Pour William, le changement est radical et sa vie complètement chamboulée. De nouveaux paysages, la lumière du Sud, une liberté toute neuve et, surtout, de nouveaux amis : Paolo, Nino et la charmante Lisa, qu’une date et un étrange objet semblent unir inexorablement.

 

 

Deuxième volume : 20 ans ont passé depuis que Lisa a fui Barellito.

20 ans et voici qu’ils se retrouvent, William, Nino et Paolo, pour voler au secours de celle qu’ils n’ont jamais oubliée. D’Istanbul au Costa Rica, ils vont renforcer leur amitié et trouver la réponse au secret qui les unit depuis l’enfance.

 

Mon avis

Une bd intéressante qui aborde le sujet de la réincarnation, année après année, siècle après siècle, quand on retrouve toujours les mêmes amis et que l’on est amoureuse du même homme, indéfiniment.

Un dessin agréable et une histoire sympa, sans plus.

Note :   3  / 5 

 

L’année de mes 13 ans

L’HOMME DE LA MONTAGNE   de   Joyce MAYNARD
Editions Philippe Rey   –  314  pages

 

Résumé de l’histoire

Eté 1979 en Californie du nord. Rachel 13 ans, la narratrice, et sa sœur Patty 11 ans, se préparent à passer leur deux mois de vacances à vagabonder, seules, dans la montagne.

Depuis le divorce de leur parents, quelques années plus tôt, leur mère est dépressive, ne s’occupe plus de rien (lessive, courses ou repas) et laissent donc ses filles faire leur vie à leur guise, passant son temps enfermée dans sa chambre à lire.

Le père Anthony Torricelli, tombeur de ses dames avec son alpha rouge, est inspecteur de police, a un charme fou et depuis son divorce papillonne d’une femme à une autre. Son seul point faible, ses filles qu’il adore, et il essaie de les voir le plus souvent possible.

Mais c’est été 1979, tout va changer, car un tueur en série assassine et viole des jeunes femmes dans la montagne qui se trouve juste derrière le domicile de ses filles. Il est chargé de l’enquête et il n’a plus une minute à lui. Plus les cadavres s’empilent, plus sa hiérarchie lui met la pression, à tel point qu’il n’en dort plus.

Ses filles ne rêvent que du moment où leur père passera à la télé après avoir arrêté le tueur. Jusqu’au jour, où il décide de s’en prendre à sa fille aînée, qui en réchappera de peu. Malheureusement, après une dizaine de cadavre et suite à la bévue de ses filles, il est viré de l’enquête et ce sera l’échec le plus cuisant de sa carrière, il ne s’en remettra pas.

Soudain un homme se dénonce spontanément comme étant le tueur. La police se dépêche de le mettre en prison et de boucler l’affaire. Mais les filles Torricelli savent que ce n’est pas lui.

30 ans plus tard, Rachel, devenue écrivain, décide d’écrire un roman sur cette affaire, en mettant un fait que seul le vrai tueur peut savoir. Reste à savoir si le piège va fonctionner et surtout Rachel va-t-elle pouvoir le faire arrêter ? Et va-t-elle sortir indemne de cette confrontation ?

 

Mon avis

Ce roman est tiré d’un fait divers réel, autant pour le tueur que pour l’inspecteur et ses deux filles. L’auteur a changé les noms de famille et les lieux, mais pour le reste c’est son travail d’écrivain de broder autour de cette histoire de base.

Certes c’est un roman policier haletant, mais c’est surtout un décryptage de la vie de deux fillettes entrant dans l’adolescence, avec l’école, les garçons qui vous tournent autour, se poser des questions sur la sexualité. C’est aussi s’accommoder du divorce de leur parent, voir leur père séduire tous un tas de femmes et se demander s’il va se remarier, et quelles seront les conséquences pour elles ? C’est voir leur mère dévastée de chagrin quand elle se retrouve seule, et ne pas pouvoir détester leur père pour ce qu’il fait.

L’écriture est très belle, les émotions sont exacerbées et l’ambiance de ces fillettes de 13 ans et leurs préoccupations (avoir ses règles, embrasser un garçon, coucher avec lui ou pas, se projeter dans les études ou un travail) a été un vrai bonheur pour moi.

C’est mon deuxième livre de cette romancière et j’ai passé un excellent moment, je ne peux que le recommander.

 

Note :   5  / 5 

Bibliographie :
Prête à tout  4/5
Baby love   3/5
Les règles d’usage  5/5

 

L’été au Touquet en 1999

LES QUATRE SAISONS DE L’ÉTÉ  de  Grégoire DELACOURT
Editions JC Lattès  –  268  pages

 

Résumé de l’histoire

Il y a 4 chapitres, racontant 4 histoires d’amour ou de rupture, mais à un moment donné tous les protagonistes se croisent sur la plage du Touquet.

Il y aura d’abord Louis, 15 ans, qui est très amoureux de sa voisine Victoire 13 ans, qui a une idée bien arrêtée sur ce que l’on doit éprouver quand on est amoureux. Et pour Louis elle n’éprouve rien mais par contre le voisin de 40 ans la trouble énormément.

Il y aura aussi Isabelle, 35 ans, mère d’un garçon de 9 ans, Hector, qui vient de se faire larguer par son mari après quelques années de mariage et qui essaie de garder le cap. Elle sauvera un vieux monsieur de la noyade et des destins seront changés.

Il y a un couple qui essaie de remettre du piment dans leur vie intime, en jouant à des jeux de rôle et en espérant faire revivre la flamme de l’amour charnel.

Il y a aussi Pierre et Rose qui sont mariés depuis 50 ans et qui reviennent au Touquet pour se souvenir de leur première rencontre et pour exécuter un projet macabre.

 

Mon avis

Je dois avouer que je me suis beaucoup embêtée en lisant ce roman.

Il s’agit de 4 histoires d’amour avec des personnages ayant chacun un âge différent, mais dont le point commun c’est qu’elles se passent toute pendant l’été sur la plage du Touquet en juillet 1999.

On a l’impression de lire 4 nouvelles indépendantes les unes des autres et au final, à un moment donné toutes ces femmes se rencontrent, même furtivement et parfois change un destin.

Assurément pas le roman que j’ai préféré de l’auteur.

Note :   3  / 5  

 

Ses autre romans :
La liste de mes envies   5/5
On ne voyait que le bonheur  4/5
La première chose qu’on regarde   3/5

 

Meurtre et obsession

PRETE A TOUT   de   Joyce Maynard
Editions Philippe Rey  –  333  pages

 

Résumé de l’histoire

Qui est Suzanne ?

Ses parents Carol et Earl Stone en parlent comme d’une petite fille modèle, intelligente, tenace, qui très vite se fixe des objectifs et fait tout son possible pour les atteindre. Vers 7 ou 8 ans, elle décide qu’elle va devenir journaliste télé.

Les autres, ses parents, sa sœur, vont être à son service pour quelle puisse obtenir ce qu’elle veut. Comme par exemple se faire refaire le nez, alors qu’elle n’est qu’une adolescente ! Peut importe qui se trouve sur sa route, Suzanne arrive toujours à ses fins.

Elle se fait courtiser par Larry Maretto, gentil garçon dont les parents tiennent un restaurant italien, ils se marient et six mois plus tard il se fait assassiner en rentrant à la maison après le travail.

La veuve n’est pas éplorée très longtemps et la police commence à se poser des questions. Elle enquête dans le lycée où Suzanne a recruté des ado pour faire un reportage pour sa chaîne de télé.

Il y a Lydia, ado pas très dégourdie, en surpoids, qui croit être la meilleure amie de Suzanne. Jimmy Emmet qui ne s’intéresse à rien et tombe follement amoureux de Suzanne et Russell Hines, fumeur de joint et glandeur de première, qui est là pour foutre le bazar.

Au final, on a une satire acérée de la culture de la célébrité et de l’omniprésence de la télévision.

 

Mon avis

Un très bon roman chorale, avec des chapitres courts et rapides, un peu une sorte d’interview des proches de Suzanne Maretto.

On entre dans l’histoire et on essaye de démêler le vrai du faux. Suzanne est-elle naïve ou a-t-elle organisé le meurtre de son mari afin que l’on parle d’elle et qu’elle devienne célèbre ?

Il y a une postface très intéressante, où Joyce Maynard explique qu’elle a écrit ce roman en 1990, suite à un fait divers arrivé dans une petite ville près de Boston, où un homme est assassiné à bout portant, suite à un cambriolage qui aurait mal tourné. Mais rapidement on rapporte à la police que la femme aurait eu une liaison avec un élève de 15 ans.

A la fin de l’été, cette femme est arrêtée pour avoir orchestré le meurtre de son mari, avec l’aide de son jeune amant qui espérait pouvoir ensuite vivre avec cette femme une fois le mari éliminé.

C’est comme ça que Joyce Maynard a commencé à écrire son roman, car elle voulait analyser comment une telle chose avait pu se produire. Ce fut aussi un des premiers procès télévisé. Un des moments les plus tristement célèbre de ce procès, fut quand le juge suggéra que son rôle soit incarné par Clint Eastwood dans l’adaptation cinématographique.

Et Joyce Maynard de rappeler, qu’en 1990 la téléréalité n’existait pas, ni internet, ni You Tube, ni le fait de se mettre en scène, de vouloir être célèbre à tout prix et de passer à la télévision coûte que coûte !

Elle conclut ainsi : si la célébrité est le rêve étincelant de la culture américaine, elle en est peut être également le fléau. Nous aimons voir nos vedettes se hisser vers les sommets, pendant quelque temps du moins. Ensuite, avec quel plaisir, plus grand encore, nous les regardons tomber. Et puis, évidemment, quand elles sont au fond du trou, elles peuvent le raconter dans un livre, et renaître de leurs cendres.

 

Note :   4  / 5 

Ses autres romans :
Baby love
Les règles d’usage  5/5

 

Retour sur une vie

NYMPHEAS NOIRS  de  Michel BUSSI
Editions Presses de la Cité  –  438  pages

 

Résumé de l’histoire

Cette histoire se passe sur 13 jours. Elle commence et se termine par un meurtre. L’inspecteur Laurent Sénérac et son adjoint Sylvio Bénavides travaille sur cette enquête de manière très différente. Le premier avec son instinct, le deuxième est le roi de la liste et de la comparaison des indices.

Il y a trois personnages très importants. D’abord une fillette de 10 ans prénommée Fanette Morelle qui est très douée en peinture, une institutrice Stéphanie Dupain, qui connaît tous les artistes venu à Giverny et leur histoire, et la dernière c’est une vieille de 80 ans qui épie, voit tout et sait tout.

 

Mon avis

Pour moi un grand coup de cœur. Sûrement le meilleur roman que Michel Bussi ait écrit.

Une écriture fluide, des personnages attachants, des informations très intéressantes sur Claude Monet et sa vie dans le village de Giverny, sa façon de peindre et comment il influença la vie des habitants.

Difficile d’en parler sans révéler une partie du pitch et je trouve que pour une fois la fin tient ses promesses, les explications sont claires une fois que le contexte espace temps est expliqué.

C’est à la fois une histoire d’amour multiple, être amoureuse de deux hommes en même temps, amour de la peinture et une enquête policière avec deux morts tué de la même façon à 30 ans d’intervalles. Même le chien Neptune a son importance.

Mais si vous ne l’avez pas lu, trouvez le en urgence et jetez vous dessus !

Note :   5 / 5  

 

Bibliographie :
Un avion sans elle  4/5
L’écharpe rouge  3/5

 

Jeunesse américaine

BABY LOVE   de   Joyce MAYNARD
Editions Philippe Rey  –   302 pages

 

Résumé de l’histoire

Dans ce court roman, Joyce Maynard dresse le portrait de 4 adolescentes confrontées à une maternité non désirée.

Il y a Sandy, 18 ans, qui a un petit garçon et qui s’est mariée avec le père, Mark, qui se sent piégé dans cette vie de couple, alors que lui rêve de virées avec ses potes, se bourrer la gueule le samedi soir, et il se demande comment s’est de faire l’amour à une autre fille, que la seule qu’il aie connue et mise enceinte.

Tara a 16 ans, et quand elle a dit au père qu’elle attendait un bébé, il s’est barré à toutes jambes. Elle a quand même décidé de le garder et de l’élever, malgré les ricanements de sa mère.

Wanda aussi a 16 ans, elle a eu une petite Melissa et le père s’est barré à l’annonce de cette grossesse. Wanda ne vit plus avec ses parents, elle doit absolument travailler pour avoir un toit sur la tête et élever sa fille. Mais n’ayant pas fini ses études, elle a peu de choix au niveau du travail, elle est fatiguée, vite irritée par les pleurs du bébé et la frappe de plus en plus souvent. De plus, la femme âgée qui garde sa fille a décidé de lui enlever la garde.

Pour compléter ce trio, il y a Jill qui croit qu’elle est enceinte, son copain Virgil ne veut pas en entendre parler, elle cache son problème à ses parents et décide d’avorter.

On fait aussi la connaissance de Carla et Greg, un couple de trentenaire venu de New-York, qui n’ont pas d’enfant. Carla pense que c’est le bon moment pour en faire et son copain Greg, peintre, pense qu’ils ont laissé passer leur chance.

Mon avis

Ce roman est le premier de Joyce Maynard, et il est paru en 1981 aux Etats-Unis.

Pour être honnête ce n’est pas son meilleur, mais on sent déjà un certain style d’écriture et son potentiel narratif, même si dans ce roman ça part dans tous les sens. Ses personnages sont assez approfondis, mais pour moi pas très attachants.

C’est une sorte de chronique de la jeunesse américaine, des filles un peu paumées qui couche avec le premier venu sans prendre de précaution et qui se retrouve enceinte et ne savent pas quoi faire.

J’avoue aussi mon peu d’intérêt pour le sujet : être mère à 16 ans. Et à ce sujet qui aurait pu se suffire à lui-même, JM nous rajoute le portrait de Wayne, qui est interné dans un asile pour avoir kidnappé et violé une femme pendant plusieurs années et ensuite l’avoir assassinée. En toute franchise, ce personnage n’apporte rien à l’histoire.

 

Note :   3  / 5  

Bibliographie :
Les règles d’usage 5/5