Meurtre et obsession

PRETE A TOUT   de   Joyce Maynard
Editions Philippe Rey  –  333  pages

 

Résumé de l’histoire

Qui est Suzanne ?

Ses parents Carol et Earl Stone en parlent comme d’une petite fille modèle, intelligente, tenace, qui très vite se fixe des objectifs et fait tout son possible pour les atteindre. Vers 7 ou 8 ans, elle décide qu’elle va devenir journaliste télé.

Les autres, ses parents, sa sœur, vont être à son service pour quelle puisse obtenir ce qu’elle veut. Comme par exemple se faire refaire le nez, alors qu’elle n’est qu’une adolescente ! Peut importe qui se trouve sur sa route, Suzanne arrive toujours à ses fins.

Elle se fait courtiser par Larry Maretto, gentil garçon dont les parents tiennent un restaurant italien, ils se marient et six mois plus tard il se fait assassiner en rentrant à la maison après le travail.

La veuve n’est pas éplorée très longtemps et la police commence à se poser des questions. Elle enquête dans le lycée où Suzanne a recruté des ado pour faire un reportage pour sa chaîne de télé.

Il y a Lydia, ado pas très dégourdie, en surpoids, qui croit être la meilleure amie de Suzanne. Jimmy Emmet qui ne s’intéresse à rien et tombe follement amoureux de Suzanne et Russell Hines, fumeur de joint et glandeur de première, qui est là pour foutre le bazar.

Au final, on a une satire acérée de la culture de la célébrité et de l’omniprésence de la télévision.

 

Mon avis

Un très bon roman chorale, avec des chapitres courts et rapides, un peu une sorte d’interview des proches de Suzanne Maretto.

On entre dans l’histoire et on essaye de démêler le vrai du faux. Suzanne est-elle naïve ou a-t-elle organisé le meurtre de son mari afin que l’on parle d’elle et qu’elle devienne célèbre ?

Il y a une postface très intéressante, où Joyce Maynard explique qu’elle a écrit ce roman en 1990, suite à un fait divers arrivé dans une petite ville près de Boston, où un homme est assassiné à bout portant, suite à un cambriolage qui aurait mal tourné. Mais rapidement on rapporte à la police que la femme aurait eu une liaison avec un élève de 15 ans.

A la fin de l’été, cette femme est arrêtée pour avoir orchestré le meurtre de son mari, avec l’aide de son jeune amant qui espérait pouvoir ensuite vivre avec cette femme une fois le mari éliminé.

C’est comme ça que Joyce Maynard a commencé à écrire son roman, car elle voulait analyser comment une telle chose avait pu se produire. Ce fut aussi un des premiers procès télévisé. Un des moments les plus tristement célèbre de ce procès, fut quand le juge suggéra que son rôle soit incarné par Clint Eastwood dans l’adaptation cinématographique.

Et Joyce Maynard de rappeler, qu’en 1990 la téléréalité n’existait pas, ni internet, ni You Tube, ni le fait de se mettre en scène, de vouloir être célèbre à tout prix et de passer à la télévision coûte que coûte !

Elle conclut ainsi : si la célébrité est le rêve étincelant de la culture américaine, elle en est peut être également le fléau. Nous aimons voir nos vedettes se hisser vers les sommets, pendant quelque temps du moins. Ensuite, avec quel plaisir, plus grand encore, nous les regardons tomber. Et puis, évidemment, quand elles sont au fond du trou, elles peuvent le raconter dans un livre, et renaître de leurs cendres.

 

Note :   4  / 5 

Ses autres romans :
Baby love
Les règles d’usage  5/5

 

Retour sur une vie

NYMPHEAS NOIRS  de  Michel BUSSI
Editions Presses de la Cité  –  438  pages

 

Résumé de l’histoire

Cette histoire se passe sur 13 jours. Elle commence et se termine par un meurtre. L’inspecteur Laurent Sénérac et son adjoint Sylvio Bénavides travaille sur cette enquête de manière très différente. Le premier avec son instinct, le deuxième est le roi de la liste et de la comparaison des indices.

Il y a trois personnages très importants. D’abord une fillette de 10 ans prénommée Fanette Morelle qui est très douée en peinture, une institutrice Stéphanie Dupain, qui connaît tous les artistes venu à Giverny et leur histoire, et la dernière c’est une vieille de 80 ans qui épie, voit tout et sait tout.

 

Mon avis

Pour moi un grand coup de cœur. Sûrement le meilleur roman que Michel Bussi ait écrit.

Une écriture fluide, des personnages attachants, des informations très intéressantes sur Claude Monet et sa vie dans le village de Giverny, sa façon de peindre et comment il influença la vie des habitants.

Difficile d’en parler sans révéler une partie du pitch et je trouve que pour une fois la fin tient ses promesses, les explications sont claires une fois que le contexte espace temps est expliqué.

C’est à la fois une histoire d’amour multiple, être amoureuse de deux hommes en même temps, amour de la peinture et une enquête policière avec deux morts tué de la même façon à 30 ans d’intervalles. Même le chien Neptune a son importance.

Mais si vous ne l’avez pas lu, trouvez le en urgence et jetez vous dessus !

Note :   5 / 5  

 

Bibliographie :
Un avion sans elle  4/5
L’écharpe rouge  3/5

 

Jeunesse américaine

BABY LOVE   de   Joyce MAYNARD
Editions Philippe Rey  –   302 pages

 

Résumé de l’histoire

Dans ce court roman, Joyce Maynard dresse le portrait de 4 adolescentes confrontées à une maternité non désirée.

Il y a Sandy, 18 ans, qui a un petit garçon et qui s’est mariée avec le père, Mark, qui se sent piégé dans cette vie de couple, alors que lui rêve de virées avec ses potes, se bourrer la gueule le samedi soir, et il se demande comment s’est de faire l’amour à une autre fille, que la seule qu’il aie connue et mise enceinte.

Tara a 16 ans, et quand elle a dit au père qu’elle attendait un bébé, il s’est barré à toutes jambes. Elle a quand même décidé de le garder et de l’élever, malgré les ricanements de sa mère.

Wanda aussi a 16 ans, elle a eu une petite Melissa et le père s’est barré à l’annonce de cette grossesse. Wanda ne vit plus avec ses parents, elle doit absolument travailler pour avoir un toit sur la tête et élever sa fille. Mais n’ayant pas fini ses études, elle a peu de choix au niveau du travail, elle est fatiguée, vite irritée par les pleurs du bébé et la frappe de plus en plus souvent. De plus, la femme âgée qui garde sa fille a décidé de lui enlever la garde.

Pour compléter ce trio, il y a Jill qui croit qu’elle est enceinte, son copain Virgil ne veut pas en entendre parler, elle cache son problème à ses parents et décide d’avorter.

On fait aussi la connaissance de Carla et Greg, un couple de trentenaire venu de New-York, qui n’ont pas d’enfant. Carla pense que c’est le bon moment pour en faire et son copain Greg, peintre, pense qu’ils ont laissé passer leur chance.

Mon avis

Ce roman est le premier de Joyce Maynard, et il est paru en 1981 aux Etats-Unis.

Pour être honnête ce n’est pas son meilleur, mais on sent déjà un certain style d’écriture et son potentiel narratif, même si dans ce roman ça part dans tous les sens. Ses personnages sont assez approfondis, mais pour moi pas très attachants.

C’est une sorte de chronique de la jeunesse américaine, des filles un peu paumées qui couche avec le premier venu sans prendre de précaution et qui se retrouve enceinte et ne savent pas quoi faire.

J’avoue aussi mon peu d’intérêt pour le sujet : être mère à 16 ans. Et à ce sujet qui aurait pu se suffire à lui-même, JM nous rajoute le portrait de Wayne, qui est interné dans un asile pour avoir kidnappé et violé une femme pendant plusieurs années et ensuite l’avoir assassinée. En toute franchise, ce personnage n’apporte rien à l’histoire.

 

Note :   3  / 5  

Bibliographie :
Les règles d’usage 5/5

 

Vague de suicides

FIN DE RONDE  de  Stephen KING
Editions Albin Michel  –  422  pages

 

Résumé de l’histoire

On retrouve une dernière fois Brady Hartsfield, toujours dans la chambre 217 au Kiner Memorial, toujours dans un état végétatif depuis 7 ans. Pourtant le docteur Babineau lui porte une attention particulière, le soumettant à des expériences, lui faisant tester de nouveaux médicaments.

Et contre toute attente, Brady arrive à faire bouger des choses, ouvrir l’eau, faire bouger les rideaux. Il fiche la trouille au personnel soignant. A force d’entraînement il devient plus fort, pas dans son corps mais dans son cerveau, il a un pouvoir télékinésique.

Et il compte bien s’en servir pour pourrir la vie d’un maximum de personnes, tuer un plus grand nombre de personnes que la dernière fois et peut être même gagner contre Bill Hodges, son plus féroce adversaire.

Bill Hodges ne se sent pas en bonne forme depuis quelques temps, mais il n’en montre rien à son associée Holly, afin de la tranquilliser et ils continuent de travailler dans leur cabinet de détective. Il prépare aussi la fête de départ de son ancien co-équipier, qui entame la fin de ronde, soit les dernières semaines avant le départ en retraite.

Et justement son co-équipier vient lui parler de suicides étranges, qui touchent surtout des anciennes victimes de Hartsfield et il l’engage en qualité de consultant. Ce qu’ils vont découvrir dépasse l’entendement.

Je n’en dirai pas plus afin de ne pas gâcher le suspens de la découverte.

 

Mon avis

Voici le roman qui clôture la trilogie policière de Stephen King. On fait une dernière ronde avec Bill Hodges et son associé Holly.

Un bon roman qui nous permet de régler les vieux comptes et de clôturer l’histoire, même si l’on est triste à la fin, il ne pouvait pas en être autrement. J’ai encore une fois passé un très bon moment avec l’intrigue, ainsi que les personnages qui sont très attachants.

 

Note :   5  / 5  

 

Ses autres romans policiers :

1 – Mr Mercedes
2 – Carnets noirs

 

Le judas

JE FERAI DE TOI UN HOMME HEUREUX  de  Anne B. RAGDE
Editions Balland  /  333 pages

 

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Au milieu des années 60, huit familles se partagent un immeuble dans la banlieue de Trondheim en Norvège. Dans ce microcosme, on assiste, entre autres, aux bouleversements liés à l’arrivée de l’électroménager dans les foyers.

Comment les femmes vont-elles utiliser ce nouveau temps libre ? Elle se font mutuellement des permanentes à domicile, ça papote dans tous les coins, et avec un peu de chance, on peut apercevoir la dame du 3ème qui fait le ménage chez elle complètement nue.

Pourtant, les voisines ne se gênent pas pour s’épier, pour médire et pour tenter de deviner le secret des uns et des autres.

Et voilà qu’un jour, un jeune homme se présente et propose d’installer des judas aux portes …

 

Mon avis

Première lecture de cette romancière et je suis surprise, car je pensais lire un roman policier ! Mais ce n’est pas le cas. On pourrait plutôt parler d’une satyre sociale.

Avec beaucoup de finesse, l’auteure décrit les différents couples composant cet immeuble. Leurs petits travers (par exemple le fait de ne pas avoir encore d’enfants ou d’en avoir trop ou de les frapper).

Ainsi chaque chapitre décrit une famille. La relation de couple, la relation au ménage, la jalousie quand l’une des femmes à un frigo ou une machine à laver le linge, ce qui facilite les travaux ménagers.

La lecture est agréable et fluide, les personnages sont attachants (du moins certains) et l’on peut se rendre compte, qu’entre 1960 et maintenant, rien n’a changé ! (On épie ses voisins, on émet des critiques sur la façon de vivre des gens, etc.)

Donc un bon moment, mais pas une lecture dont je me souviendrai toute ma vie.

 

 

Mais qui est-elle ? Portrait

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Anne Birkefeldt Ragde est née en Norvège en 1957, elle est une romancière à succès, déjà traduite en 15 langues. Elle a gagné de prestigieux prix, dont le prix Riksmal (équivalent du Goncourt français) pour sa trilogie de Neshov.

 

Note :   3  / 5  

 

La réponse

LE PUITS DES MEMOIRES  de  Gabriel KATZ
Tome 3 : Les terres de cristal

Editions Scrineo  / 428  pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Au cœur de Woltan, tandis que se lèvent les premières tempêtes de neige, Nils, Karib et Olen luttent encore pour survivre. La menace du complot pèse plus que jamais dans cet immense royaume où les assassins règnent en maîtres. Loin, très loin au  nord, s’étendent les Terres de cristal, dont les glaces éternelles dissimulent un terrible secret.

Dans le luxe des palais où chacun pourrait être un traître, les fugitifs sans mémoire savent désormais qui ils sont. Mais le danger n’en est que plus grand, car la vérité se rapproche.

 

Mon avis

Dans ce dernier volume, on découvre qui sont les comploteurs et pourquoi cela a été fait. On tente encore de tuer nos 3 héros, notamment en les empoisonnant et en envoyant des tueurs pour finir le travail.

Et pour mettre un point final à cette très belle saga, il va y avoir une guerre, monstrueuse, afin de ramener la paix pour des décennies, et Nils, Karib et Olen resteront à tous jamais les meilleurs amis du monde.

Cette trilogie a gagné le prix des Imaginales.

 

Note : 5/5

Tome 1 : La traque
Tome 2 : Le fils de la lune

 

 

Mais qui est-il ? Portrait

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Gabriel Katz est auteur de fictions : livres, BD, télé. C’est sous ce pseudonyme qu’il écrit ses romans jeunesses ou fantasy. Il a reçu pléthore de prix célèbres.

Gabriel Katz a écrit plus de 30 livres signés par des auteurs bien connus du grand public. Mis à part ça, on ne sait rien de Gabriel Katz.

Il a écrit un dyptique : Aeternia, ainsi qu’une nouvelle série : La part des ombres dont le premier volume est déjà sorti.

 

Recherche d’identité

LE PUITS DES MEMOIRES  de  Gabriel KATZ
Tome 2 : Le fils de la lune

Editions Scrineo  / 406  pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Fuyant le royaume d’Helion où leur tête est mise à prix, Nils, Karib et Olen s’embarque pour Woltan, sur les traces de leur identité. Pourquoi ont-ils assassiné le plus puissant roi du monde ?

Dans leur quête de la vérité, ils vont découvrir un royaume fascinant, colossal, aux frontières des terres barbares. Mais leurs poursuivants n’ont pas abandonné la traque.

Pour les fugitifs sans mémoire, c’est l’heure des révélations, et de la plongée dans le grand nord, Où leur vie ne tient qu’à un fil.

Tome 1 : la traque

 

Mon avis

Mon résumé va être bref, car je ne l’ai pas fait tout de suite après la lecture, et j’ai aussi peur d’en dire trop. Par contre, je trouve les couvertures des brochés vraiment superbes.

Nos 3 héros partent pour Woltan, afin de retrouver leur identité et rechercher leur famille si ils en ont une. Après quelques péripéties, ils se rendent compte qu’ils ont été victimes d’un complot et ils creusent afin de connaître la vérité.

Mais au détour d’une place, Karib et Olen sont reconnus pas la population, non pas comme des tueurs, mais comme des nobles. Il se trouve que Karib est le doyen des mages, il a un château et des serviteurs par centaine, il est marié et est père d’un garçon adolescent, Jad, qui est odieux avec tous le monde et qui dépense l’argent de son père sans compter.

Olen n’est pas à plaindre non plus, puisqu’il est Arvid, prince de Nowik et que c’est lui qui dirige la ville de Yel.

Le seul qui n’a pas été reconnu, est Nils et il devient le garde du corps de Arvid, en attendant que l’on retrouve son identité … Et la dernière phrase du roman nous décline son identité, il est le fils de la lune, le tueur et le soldat le plus implacable de la république, certains de ses ennemis, meurent de peur, rien qu’en entendant son nom.

Note :   5   / 5 

 

L’oubli

LE PUITS DES MEMOIRES  de  Gabriel KATZ
Tome 1 : la traque

Editions Scrineo  / 398  pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Trois hommes se réveillent dans les débris d’un chariot pénitentiaire accidenté en pleine montagne. Aucun d’eux n’a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu.

Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l’autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire.

 

Mon avis

Il s’agit là du premier tome d’une trilogie. Donc on découvre les protagonistes, on les regarde tâtonner, essayer de se rappeler qui ils sont, quel est leur métier. Pourquoi étaient-ils prisonniers, pourquoi leurs têtes est mise à prix pour une fortune.

Ils vont donc démarrer une nouvelle vie, se donner de nouveaux noms et au fur et à mesure de leur aventure et de leurs combats, ils vont découvrir leurs points forts.

Il y a Nils le lanceur de couteau et ami des chevaux, Karib et Olen le mage et le joli cœur de la bande, puisqu’il a une amoureuse dans chaque ville qu’ils ont visités.

Ce premier tome démarre lentement, le trio reste uni, se cache dans des grandes villes comme Hélion, sont assez malins pour entrer dans l’armée et se fondre dans la masse des soldats. Petit à petit, ils découvrent pourquoi ils sont recherchés (un régicide) et leurs pouvoirs respectifs se manifestent au fil des mois.

Au final, ils sont attachants, il y a des remarques pleines d’humour et une vraie camaraderie les unit.

Un premier tome agréable, je vais donc lire les suivants.

 

Note :   3  / 5  

 

La reconstruction

LES REGLES D’USAGE  de  Joyce MAYNARD
Editions Philippe Rey   –   472  pages

 

Résumé de l’histoire

Wendy a 13 ans et vit à New-York avec sa mère Janet, son beau-père Josh, un musicien et son demi-frère Louie qui a 4 ans et qui en septembre va entrer à l’école.

Le 11 septembre 2001, Janet pars au travail et ne reviendra pas. Au fur et à mesure que les jours et ensuite les semaines passent, l’espoir de voir revenir Janet s’amenuise.

C’est ce moment que choisit Garret, son père biologique, pour revenir et décréter qu’elle doit désormais vivre en Californie avec lui. Au départ Wendy est contente de découvrir ce père qu’elle idéalise, même si elle ne l’a pas revu depuis des années. Mais très vite elle est tiraillée entre sa vie à New-York avec Josh et son petit frère et cette nouvelle vie en Californie où son père lui laisse faire tout ce qu’elle veut.

Elle est tellement libre qu’elle part tous les matins, mais ne va pas à l’école. Elle se promène, s’invente une nouvelle vie. Elle rencontre un libraire clairvoyant et son fils autiste, mais aussi Violette fille mère à 15 ans et complètement paumée. Elle aura aussi un coup de cœur pour Todd qui sillonne les USA pour retrouver son grand frère.

Mais au final on va assister à la reconstruction de Wendy, de Josh qui était fou amoureux de sa mère et qui a de le peine à se remettre, son petit frère Louie qui croit que sa mère est absente car il a été méchant.

Dans les larmes il faudra faire son deuil et continuer à s’occuper de ceux et celles qui nous sont chers.

 

Mon avis

Un grand coup de cœur, pour une romancière dont j’entendais parler un peu partout, et que je découvre avec ce roman haut en intensité.

L’écriture est simple et fluide, mais les émotions sont très fortes, à tel point que j’ai pleuré à de nombreuses reprises, notamment les scènes où les proches parlent de Janet et de son absence.

Malgré tout, on ne tombe pas dans le pathos, mais dans une période de deuil et ensuite on s’ouvre à nouveau à la vie. Une fin en demi-teinte pour certains protagonistes, mais cela suit la logique de la vie.

C’est sûr je vais continuer à lire cette romancière et je vous la recommande chaudement.

 

Note :   5  / 5  coup de coeur

 

Insipide

CHERS VOISINS  de  John LANCHESTER
Editions Points   –   667 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Nous voulons ce que vous avez. Tel est le message que reçoivent les habitants de Pepys Road sur une carte postale.

Au no 42, Petunia, doyenne de la rue et mourante, préfère en rire. Au no 51, Roger, un poil inquiet, s’exaspère. Qui en veut à ce paisible quartier londonien dont les habitants s’ignorent gentiment ? Derrière chaque porte, dans chaque boîte aux lettres des destins se jouent.

 

Mon avis

Ce roman est à mi-chemin entre un roman policier et une comédie dramatique. Il y a énormément de personnages, qui sont tous très détaillés, au point de perdre le fil parfois.

Au final, je suis très déçue par l’issue de l’histoire, mais aussi par le fait que ce roman est un joyeux foutoir. John Lanchester se focalise sur certains personnages, au point qu’on les suit au quotidien et ensuite il n’en parle plus pendant des centaines de pages pour bâcler le portrait en quelques lignes à la fin du roman.

On parle aussi beaucoup de Roger, de ses problèmes de couple, de ses soucis professionnels, car il est dans la finance, avec des dizaines de pages sur la façon de faire de l’argent, du fait que ce sont des algorithmes qui gère les ventes, etc, et tout à coup un de ses subalternes vole l’entreprise, personnage dont on n’avait presque jamais entendu parler.

Autre exemple, il parle du petit-fils de Petunia, qui est un artiste méconnu et qui n’a jamais vendu aucune toile, qui veut faire un coup médiatique en taguant des bâtiments la nuit, mais on ne connaît pas l’issue de ce personnage.

Pareil pour la jeune réfugiée rwandaise, qui a un emploi de contractuelle, qui tombe amoureuse d’un habitant du quartier et qui soudain se fait arrêter et renvoyer dans son pays, car elle est en infraction avec la loi britannique. Son personnage qui arrive très tard dans le roman (presque au milieu du livre), on ne comprend pas bien ce qu’il vient faire là, si ce n’est inventer un maximum de personnages pour faire du remplissage.

Idem pour l’ouvrier roumain qui travaille dans cette rue, qui est un coureur de jupon, mais qui finalement semble être amoureux de la nounou d’une des familles de la rue et qui tout à coup disparaît du roman, sans que l’on sache très bien ce qui lui est arrivé ! 

 

Note :   2  / 5  

 

Mais au final pourquoi parler de ce roman, lu l’année passée ? Simplement parce qu’il vient de sortir en mini-série sur Arte et que je voulais savoir si la série était meilleure que le roman … réponse demain.

 

Qui est-il ? Portrait

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John Lanchester, reporter sportif, rédacteur de notices nécrologiques, correcteur, critique gastronomique, rédacteur en chef de la London Review of Books, est l’auteur de quatre romans et d’un essai.