Rapt en Suisse

 

LA PEAU DES GRENOUILLES VERTES  de  Serge BIMPAGE
Editions de l’Aire   –   206 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Serge Bimpage a eu bien raison de transformer en roman un fait judiciaire réel et inouï, qui avait jadis défrayé la chronique : l’enlèvement contre rançon de la fille d’un artiste mondialement connu.

La forme romanesque permet de pénétrer dans la vérité des êtres, de présenter des portraits troublants du criminel et de la victime. Son intérêt « pour les hommes que le destin force à marcher contre nature » l’amène à examiner la question de la détermination et de la responsabilité des individus.

 

Mon avis

Je ressors de cette histoire avec un avis assez mitigé. Je n’ai pas aimé la plume de l’auteur, que par ailleurs je ne connais pas du tout. En regardant un peu la bibliographie de cet auteur, je ne suis attirée par aucun de ses livres, qui en règle générale ne sont pas des romans.

Par contre, je connais le fait divers dont est tiré l’histoire. Il s’agit du kidnapping de la fille de Frédéric Dard qui écrit les « San Antonio », et qui à l’époque vivait dans la campagne genevoise en Suisse. Cette histoire m’a marquée, car j’avais dans les 20 ans à l’époque et commençait à suivre les infos de manière assidue.

Ce que j’ai particulièrement aimé, ce sont toutes les parties qui concernent la vie du kidnappeur, car il raconte son enfance compliquée avec son père, son besoin d’argent toujours plus grand, le fait qu’il n’arrive pas à percer dans le monde du cinéma et que l’enlèvement va se faire par rapport à un scénario qu’il a imaginé.

J’ai moins aimé les parties concernant la fille de Frédéric Dard, plus complexe, moins clair.

Ce roman lu pendant l’été, il ne m’en reste presque rien. J’ai peut être été surprise par la manière dont l’histoire est racontée.

Note :   3  / 5 

 

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Conclusion

LES FILLES DE CALEB III / ELISE  de  Arlette COUSTURE
Editions Albin Michel   /   374 pages

 

Résumé de l’histoire

 Pour terminer ce dernier volume de la trilogie des filles de Caleb, l’histoire débute en 1956 et se termine en 1992.

On retrouve les deux filles de Blanche et Clovis : Elise et Micheline qui sont des adolescentes, et on les suivra jusqu’à l’âge adulte.

Elise et Micheline sont sœurs mais totalement différentes. Elise veut vivre à la campagne avec son amoureux, avoir une maison à elle et plein d’enfants. Micheline est tout le contraire : elle veut faire des études, avoir un excellent job avec un bon salaire, être indépendante et collectionne les amants.

Je n’en dirai pas plus, de peur de faire des révélations malheureuses. Mais je peux vous dire que ce livre est un chef-d’oeuvre.

 

Mon avis

Décidément j’aime tout dans ce livre. L’écriture, le ton employé, les tournures de phrases. La façon très moderne (par rapport aux 2 premiers volumes) dont A. Cousture parle des relations intimes d’Elise et Micheline.

De plus, tout au long de ce volume, A. Cousture glisse des faits d’actualité (la mort de Kennedy et de Martin Luther King, le passage de De Gaulle et son célèbre discours commençant par : Vive le Québec libre) dans le récit et c’est vraiment très très réussi.

J’ai tremblé avec Blanche, Elise et Micheline, j’ai aussi beaucoup ri à leurs côtés et la fin du roman est une apothéose. Je referme donc ce livre, heureuse et apaisée car je pense qu’il ne pouvait pas finir autrement, même si je suis un peu triste, car je sais qu’il n’y aura pas d’autres volumes.

Je le recommande très très fortement à tous ceux qui aiment les histoires de famille sur plusieurs générations.

 

Note :   5  / 5    1er volume  –  2ème volume

La tenacité de mère en fille

 

 

LES FILLES DE CALEB / TOME 2 : BLANCHE  de  Arlette COUSTURE
Editions Albin Michel   /   547  pages

 

Résumé de l’histoire

L’histoire continue en 1918. Nous suivons la vie d’Emilie mais surtout celle d’une de ses filles, Blanche. Car Emilie retourne dans son petit village avec ses 9 enfants et elle ne reverra plus jamais Ovila, du moins ils ne vivront plus jamais ensemble.

De ce fait, la vie est très difficile. Emilie redevient une institutrice et pour que ses enfants soient instruit, elle envoie les filles au couvent et les garçons chez les Trapistes. Blanche ressemble beaucoup à sa mère, surtout par la force de caractère, elle est aussi une très bonne étudiante. A la fin de ses études elle va enseigner dans la même école que sa mère (pour mettre de l’argent de côté) et ensuite elle va à Montréal pour étudier à l’université et devenir médecin. Malheureusement, il lui manque un diplôme, elle va donc étudier pour devenir garde-malade.

Il arrivera ensuite pleins d’aventures à Blanche, elle ira jusqu’en Abitibi pour servir sa profession et elle rencontrera son père. Elle tombera amoureuse à plusieurs reprises avant de rencontrer le garçon fait pour elle, se marier et enfin avoir des enfants.

Le livre se termine en 1946. Pour ne pas trop dévoiler le mystère, je ne raconte que les grandes lignes des aventures de Blanche.

 

Mon avis

Je suis entrée dans ce 2ème volume avec facilité. Pas un seul instant, je ne me suis ennuyée. Il y a beaucoup de personnages et A. Cousture prend le temps de les détailler : leurs traits de caractères, physiques. Les relations entre frères et sœurs et aussi la relation avec leur mère.

A. Cousture a réussit à me les rendre tellement attachant, que j’avais l’impression de faire partie de leur famille. Et je dois avouer qu’à certains moments, j’avais les larmes aux yeux à l’idée qu’il puisse arriver malheur à l’un ou l’autre des protagonistes. Mais les deux personnages principaux restent Emilie et sa fille Blanche.

Si vous avez envie de vivre une grande saga familiale, sur près de 100 ans, avec beaucoup de rebondissements, n’hésitez plus et lisez ce livre. Je vous le conseille fortement.

 

Note :   5  / 5    Voir volume 1 ici   première publication en 2013

 

Avoir du caractère

 

 

LES FILLES DE CALEB – TOME 1 : EMILIE  de Arlette COUSTURE
Editions  France-Loisirs   /   525  pages

 

Résumé de l’histoire

Ce livre raconte une saga familiale. L’histoire commence au Canada, dans le village de Saint-Stanislas en 1892. On va suivre la vie de Caleb et Sélina qui sont des fermiers avec une tripotée d’enfants. Mais une va sortir du lot et ce sera Emilie. Cette année là, elle a 13 ans, elle est première de classe et veut continuer des études pour devenir maîtresse d’école.

On la retrouve 3 ans plus tard, alors âgée de 16 ans, et elle réalise son rêve, elle est maîtresse d’école dans le village de Sainte-Tite. Elle est secrètement amoureuse d’un de ses anciens élèves, Ovila Pronovost, mais comme il ne lui fait pas la cour elle pense qu’il ne s’intéresse pas à elle. Elle est alors courtisée par l’inspecteur des écoles M. Douville, qui est plus âgé qu’elle et qui lui fait miroiter un voyage en Europe en guise de voyage de noces.

Emilie après avoir écouté son cœur, finira par se marier avec Ovila. Elle arrête l’enseignement et devient une mère au foyer, elle aura à s’occuper de 10 enfants. Surgit alors des problèmes de couple, son mari boit, s’en va travailler sur des chantiers pendants des mois. La vie suit son cours et Emilie perd son beau-père qu’elle adorait et 18 mois plus tard sont père.

1914 débute et Emilie et son mari Ovila décident de prendre un nouveau départ en allant s’installer dans la ville de Shawinigan. Très rapidement Ovila trouve un travail dans une usine de papier, mais très vite ses mauvaises habitudes reprennent le dessus, à peine son salaire reçu il va le boire avec ses copains et en plus il se met à jouer. Emilie supporte cela pendant plusieurs années, jusqu’au jour où elle se fait agresser dans son appartement, par des copains de Ovila à qui il doit de l’argent.

Nous sommes en 1917, Emilie a 37 ans, 10 enfants à charge et Ovila ne rapporte plus d’argent à la maison. Toutes ces choses cumulées font prendre une grave décision à Emilie. Elle se sépare d’Ovila et elle prend le train avec ses enfants pour retourner à Sainte-Tite.

 

Mon avis

J’ai été conquise par cette saga familiale. J’aime la façon dont Arlette Cousture parle des relations familiales. Le lien qui lie le père, Caleb et sa fille Emilie, qu’il trouve très têtue mais dont il est très fier, car elle parvient toujours à faire ce qu’elle a décidé. Dans ces descriptions, j’ai retrouvé le lien qui me liait à mon père.

L’écriture est simple et enlevée, et je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer une seule minute. AC décrit bien la façon de vivre de cette famille avec tous les tracas de cette époque. J’ai trouvé ce livre très enrichissant sur les us et coutumes des années 1850 et suivantes. Je me réjouis de lire le 2ème volume qui parlera du destin de sa fille Blanche.

 

Mais qui est-elle ? Portrait (Infos via Wikipédia)

Arlette Cousture (née Arlette Couture le 3 avril 1948 à Saint-Lambert, au Québec) est une écrivaine canadiennequébécoise. Elle est surtout connue pour ses écrits à saveur historique. 

Elle est la fille de Clovis-Émile Couture et Blanche Pronovost, dont elle a écrit le roman biographique sous le nom Le cri de l’oie blanche, qui est ensuite devenu Blanche (série télévisée) en 1993.

 

Note :   4  / 5   première publication en 2013

Réflexion sur la lâcheté humaine

 

EST-CE AINSI QUE LES FEMMES MEURENT ?  de Didier DECOIN
Editions Grasset   /   227 pages

 

Résumé de l’histoire

Catherine Kitty Genovese, 30 ans, est une jeune italo-américaine qui travaille dans un bar en attendant d’avoir assez d’argent pour ouvrir un restaurant italien avec son père. On est en 1964, dans le quartier du Queens à New-York, et le rêve américain semble encore possible.

Malheureusement, en rentrant chez elle après la fermeture de son bar, elle a la malchance de rencontrer un prédateur, qui la poignarde dans la rue, mais Kitty est une battante, elle hurle se débat, des lumières s’allument aux fenêtres, elle se croit sauvée et son agresseur s’enfuit. Mais comme rien ne se passe, elle se relève et se dirige vers son immeuble, espérant que les secours ne vont pas trop tarder.

Ironie du sort, son agresseur la voit se diriger vers son immeuble et toujours pas de police à l’horizon. Il décide donc de continuer son forfait et l’agresse une deuxième fois, dans le hall de son immeuble et en profite au passage pour la violer. Kitty hurle tellement fort qu’elle réveille non seulement ses voisins, mais aussi les voisins qui habitent dans l’immeuble d’en face et qui eux peuvent la voir !

En toute logique, on pourrait espérer que les voisins sortent de chez eux et fassent peur à l’agresseur. Où au moins que l’un d’eux appelle la police depuis son téléphone. Malheureusement il n’en est rien. Chacun écoute consciencieusement les cris d’agonies de Kitty et vont se recoucher !!

C’est quand la police viendra faire son enquête de voisinage, pour savoir qui a vu ou entendu quelque chose, que cette affreuse vérité leur sera révélée, et qu’un officier fera une indiscrétion afin que la presse soit au courant et la diffuse dans les journaux. C’est aussi à cause de cet événement que sera crée le no unique de 911 pour joindre d’urgence la police.

Moi ce qui m’a étonnée, c’est que les Etats-Unis ne connaissent pas le concept de non assistance à personne à danger, qui ici en Europe punit les gens qui voient ce genre de chose et ne font rien !!

 

Mon avis

Autant le dire pour moi ce fut un coup de cœur et même si je l’ai refermé il y a plusieurs semaines, il est toujours bien présent en moi. Je crois que j’aurai beaucoup de peine à oublier ce récit.

L’écriture de Didier Decoin est magnifique, précise, sans haine ni colère, malgré ce que ces gens n’ont pas fait. Il détaille autant la psychologie de Kitty, que celle des habitants, mais il fait aussi un très bon travail d’enquête sur Winston Moseley, l’agresseur, expliquant quel homme il était, sa façon de penser.

Le livre ne s’arrête pas au fait divers, on suit le procès de cet homme, son incarcération à vie, son évasion, sa capture. Et 40 après, soit en 2008, la liberté conditionnelle lui est toujours refusée.

Un film a été tiré de ce livre cette année (en 2012), mais il est resté tellement peu de temps au cinéma que je n’ai pas eu le temps de le voir, je verrai s’il existe déjà en vidéo.

Je terminerai sur cette citation d’Einstein : le monde est un endroit redoutable, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, qu’à cause de ceux qui voient ce mal et ne font rien pour l’empêcher.

 

Note :  5 / 5     première publication en 2012

L’autre face

 

L’EPOUX IMPATIENT  de  Grazia LIVI
Editions Actes sud   /   158 pages

 

Résumé de l’histoire

22 septembre 1862, Léon Tolstoï, 34 ans, vient de se marier avec Sofia Andreevna, 18 ans à peine. Juste après ce mariage, ils vont faire 2 jours de voyage pour se rendre dans la propriété de Tolstoï. Sofia est impressionnée par son mari déjà célèbre écrivain et très apeurée car elle n’a jamais quitté sa famille, et ne connaît pas le « mystère de la nuit de noce ». Elle a été à l’école, mais finalement a fait des études assez sommaires, elle se sent donc « inférieure » intellectuellement à son mari.

Elle a peur de le décevoir, ne pas être à la hauteur. De plus, elle n’a vu son époux que quelques jours avant de se marier avec lui, donc avec un total inconnu. De plus, Tolstoï lui a confié ses journaux intimes, et elle découvre un homme avec un fort caractère, parfois coléreux, accro au sexe, allant parfois jusqu’à des « assauts bestiaux et vulgaires » alors qu’elle, imagine l’amour plein de tendresse, de douceur et petites fleurs !!

Elle se pose beaucoup de question par rapport à sa personnalité, doit-elle devenir invisible, être l’ombre de son mari, effacée ? Ou au contraire doit-elle donner son avis et ses idées et en quelque sorte rester elle-même ?

Au final, ils s’installèrent dans la maison de Tolstoï, eurent 13 enfants, leur entente passionnelle fut difficile et connut des jalousies, des conflits et une intolérance réciproque. Leur union ne se défit jamais et dura jusqu’à la mort de Tolstoï en 1910, Sofia lui survécut 9 ans.

 

Mon avis

Un récit magnifique et très instructif sur la vie de Tolstoï et sa façon de voir les autres. Il se pose sans cesse des questions, sur la politique de son pays, sur la façon d’élever des enfants, des matières qu’on leur enseigne à l’école.

Il a un caractère difficile et très changeant, oscillant entre bonheur et mélancolie en quelques secondes, il se pose beaucoup de question par rapport au sexe. Selon ces écrits, il a connu une multitude de femmes qu’il courtise avec des lettres et des dialogues enflammés et romantiques, mais ensuite il est bestial et dominateur au lit.

Pendant qu’il voyage il écrit des centaines de lettres (dans sa tête) avant de les dicter à son majordome ou sa femme, il écrit à ses amis, sa famille. J’ai l’impression qu’il a une forte activité intellectuelle, son esprit n’est jamais au repos, même pendant la nuit il pense à son prochain roman, à la description des personnages et de ce fait sa femme a bien du mal à suivre cet homme avec une énorme imagination.

Il serait maintenant intéressant de lire les romans de Tolstoï, mais je dois avouer que cet auteur me fait peur, déjà que je n’ai aucune affinité avec les auteurs russes. Enfin à tenter à l’occasion, par contre ce roman je le conseille fortement, surtout qu’il est très court.

 

Note : 4 / 5    première publication en 2012

 

 

Sauvée par les études

 

LA PETITE FILLE DE MANCHESTER  de  Andrea ASHWORTH
Editions Ramsay    /    334 pages

 

Résumé de l’histoire

Andréa a 5 ans, quand son père meurt noyé dans une flaque d’eau. Sa mère n’a que 25 ans et elle est déjà veuve et sa petite sœur Laurie a seulement 3 ans. Moins d’un an après, sa mère est enceinte de son nouveau copain, Peter Hawkin, qui vient très vite s’installer chez elles et sa mère accouche d’une nouvelle petite fille Sarah.

Pendant les premiers temps, Peter est gentil et les couvrent de cadeaux, mais très rapidement les coups pleuvent, il trompe sa femme avec des adolescentes et quand Peter perd son travail de mécanicien c’est encore pire. Après plusieurs années de chômage, il décide de refaire sa vie et de les emmener au Canada, où ils vont tous devenir riche et manger de la viande à chaque repas !! Malheureusement, comme ils n’ont pas de papiers, ils ne peuvent pas travailler et sont aussi pauvre qu’en Angleterre voir pire … et les coups redoublent.

La mère n’en pouvant plus, elle vend des bijoux pour pouvoir rentrer en Angleterre et recommencer une nouvelle vies avec ses filles. Rapidement, Peter revient aussi, sa femme le reprend et les bagarres et les coups plus terribles les uns que les autres reprennent. Elle arrivera finalement à s’en débarrasser après qu’il aie manqué la tuer à plusieurs reprises. La mère fait une dépression et les filles mais surtout Andréa se réfugient dans les romans qui lui permettent de s’évader et de tenir le coup pour sa mère et ses sœurs.

Sa mère rencontre un nouvel homme Terry, qui la courtise pendant des mois dans sa belle Jaguar et finalement ils se mettent ensemble et pendant 2 ans la vie est belle. Tout le monde mange à sa faim, Terry est charmant, charmeur, travailleur et couvre sa nouvelle famille de cadeaux : nourriture, télé couleur, disques … mais lui aussi dérape et tape sur sa nouvelle famille à tours de bras, menaçant lui aussi de les tuer !!

Andréa se réfugie dans les études, réussit et va à l’université, mais en sortant la tête de l’eau, elle doit abandonner sa mère et sa demi-sœur sur le rivage.

 

Mon avis

Une biographie sinistre d’une fille qui a survécut à l’horreur familiale. Pendant plus de 300 pages elle détaille tout : le manque d’argent, le manque de nourriture (les privations pour que sa mère puisse fumer comme un pompier plusieurs paquets par jour !!) Les coups que sa mère reçoit de 2 hommes différends pendant plus de 17 ans !! sans avoir la présence d’esprit de demander de l’aide ou de faire constater par la police qu’elle est battue !! mais elle a tellement peur de se retrouver « sans homme » qu’elle préfère se faire battre plutôt que de changer de vie.

Cette lecture est triste à pleurer, mais j’ai souvent été en colère contre la mère d’Andréa qui accepte de se faire frapper ainsi que ses enfants sans broncher, ni chercher une autre solution !!

Le 4ème de couverture parle de : ces mémoires de violence, de maltraitance, de racisme et de pauvreté sont fascinantes et poétique !! Je n’ai rien vu de tout ça dans cette lecture. J’ai vraiment l’impression d’avoir perdu mon temps avec ce récit, et je ne comprends pas comment il a pu devenir un best-seller en Angleterre et aux Etats-Unis !!! Les gens ont vraiment des goûts morbides.

J’ai pris ce livre par erreur à la bibliothèque, n’ai vu que les mots « best-seller » et j’ai fais confiance au 4ème de couverture.

 

Note :    2 / 5     première publication en 2011

 

 

Rupture amoureuse

 

HELENE BRULLER EST UNE VRAIE SALOPE
Par Hélène Bruller  /  Editions Vent des savanes

 

Résumé de l’histoire

Hélène part au ski avec son chéri, Martin, pourtant il semble un peu distant. Effectivement, il est, distant, et Hélène se fait larguer. Elle passe ensuite par toutes sortes de stade : la haine (elle veut le tuer ou le faire souffrir), elle veut devenir son amie, le conquérir à nouveau, le rendre jaloux … et au final il faut lâcher prise et passer à autre chose, avec l’aide bienveillante de ses amies ou les remarques acerbes de sa famille et en particulier sa mère.

Et un jour un miracle se produit, elle rencontre Zep sur un projet professionnelle, il la drague et elle raconte son arrivée en Suisse et comment elle nous voit (la ponctualité, le sens civique, la modestie) et ensuit le début de sa vie avec Zep.

 

Mon avis

Les moins : Le dessin n’est pas folichon, il y a juste les personnages avec les bulles de dialogue mais pas de décor autour. Il y a plein de couleurs discordantes, entre autre ces fonds jaune moutarde ou «  vert caca ».

Les plus : J’adore les dialogues acides et assassins de Hélène Bruller (dans certaines situations, j’aurais pu les écrire moi-même). J’aime bien aussi sa façon d’analyser les différentes réactions fasse à une même situation (par exemple les amis, il y a : les amis à moitié / les amis inconnus / les amis ennemis / les amis qui ne veulent pas l’être. Pareil pour les différentes façon de dispenser un baiser, il y a : le moulin / la limace / les dents / l’émotif.

Mais au final tout ce qu’elle décrit est tellement vrai, soit on l’a vécu, soit nos copines nous l’ont racontés. Et je trouve qu’il faut une certaine audace pour se mettre en scène de cette façon.

J’ai failli mourir de rire en lisant la description d’une salope : soit c’est une fille facile, ou alors la fille qui fait des trucs cochons au lit, c’est aussi la fille qui s’habille sexy … mais si c’est la fille qui veut pas, ça devient aussi une salope.

J’ai adoré les passages où Hélène décrit sa relation avec sa mère, car quoi qu’elle fasse, sa mère le lui reprochera. 

 

Note :  3  / 5   première publication en décembre 2009

 

 

Au magasin tous les jours

 

LES TRIBULATIONS D’UNE CAISSIERE  de Anna SAM
Editions le Livre de Poche   /   186 pages

 

Résumé de l’histoire

Elle s’appelle Anna, elle a 28 ans, un diplôme universitaire de littérature et 8 ans d’expérience derrière une caisse de supermarché. Un métier peu propice aux échanges ponctué de gestes automatiques.

Anna aurait pu se sentir devenir un robot si elle n’avait eu l’idée de raconter son travail, jour après jour. Elle vous a vu passer à la caisse. Vous avez été des clients faciles ou des emmerdeurs, riches ou pauvres, complexés de la consommation ou frimeurs. Vous l’avez confondue avec une plante verte ou vous lui avez dit bonjour, vous avez trépigné à l’ouverture du magasin ou vous avez été l’habitué nonchalant des fermetures. Anna, vous l’avez draguée, méprisée, insultée.

Il ne se passe rien dans la vie d’une caissière ? Maintenant, prenez votre chariot et suivez Anna jusqu’à la caisse.

 

Mon avis

La plume d’Anna est vive, rigolote et elle explique avec beaucoup d’humour toutes les choses qu’elle a subit à sa caisse pendant les 8 dernières années.

Elle nous explique ses tâches, ses collègues, les conditions de travail pas toujours facile, mais surtout tous les types de clients que l’on peut rencontrer dans une journée !! et souvent c’est gratiné !!

Au final, une jolie satyre du genre humain, elle nous décrypte avec beaucoup d’humour, des situations qui nous auraient sûrement fait sauter au plafond, ou pire à la gorge du client !! Comme quoi, pour être caissière il faut quand même de la diplomatie (pour ne pas envoyer ch*** les clients), du self-contrôle et une bonne dose d’humour.

Donc chapeau bas à Anna Sam d’avoir eu le courage de faire ce métier, mais aussi de nous le raconter avec autant d’humour.

 

Note :  3  / 5   première publication en décembre 2009

 

 

Nouvelle chance

 

L’ANALPHABETE de Agota KRISTOF
Editions Zoé  /  55 pages

 

 

Résumé de l’histoire

Il s’agit de 11 nouvelles autobiographiques, très courtes, qui racontent brièvement l’enfance de l’auteur, ainsi que son départ de Hongrie pour la Suisse en tant que réfugié.

Enfant Agota Kristof, adore les livres et la lecture, mais à son arrivée en Suisse, dans un canton qui parle allemand, elle ne comprend rien à ce qu’on lui dit, et surtout elle ne peut plus lire, donc elle devient une analphabète.

Ensuite, elle ira à Lausanne où elle apprendra le français. Elle travaille dans une usine et le soir elle écrit des pièces de théâtre et ensuite des romans.

 

Mon avis

Un livre très court et dans l’ensemble assez triste.

C’était mon 1er livre de cet auteur et sûrement pas mon préféré (finalement, je m’aperçois que je n’aime pas bcp ce genre de biographie. Cela me fait trop penser au livre de Christine Arnothy), mais comme un copain a eu la gentillesse de me le prêter, et qu’il était très court, je l’ai lu quand même.

Je souhaite surtout découvrir cette auteure dans sa trilogie « le grand cahier ».

 

Note : 2.5 / 5    première publication en juin 2009