Meurtre et obsession

PRETE A TOUT   de   Joyce Maynard
Editions Philippe Rey  –  333  pages

 

Résumé de l’histoire

Qui est Suzanne ?

Ses parents Carol et Earl Stone en parlent comme d’une petite fille modèle, intelligente, tenace, qui très vite se fixe des objectifs et fait tout son possible pour les atteindre. Vers 7 ou 8 ans, elle décide qu’elle va devenir journaliste télé.

Les autres, ses parents, sa sœur, vont être à son service pour quelle puisse obtenir ce qu’elle veut. Comme par exemple se faire refaire le nez, alors qu’elle n’est qu’une adolescente ! Peut importe qui se trouve sur sa route, Suzanne arrive toujours à ses fins.

Elle se fait courtiser par Larry Maretto, gentil garçon dont les parents tiennent un restaurant italien, ils se marient et six mois plus tard il se fait assassiner en rentrant à la maison après le travail.

La veuve n’est pas éplorée très longtemps et la police commence à se poser des questions. Elle enquête dans le lycée où Suzanne a recruté des ado pour faire un reportage pour sa chaîne de télé.

Il y a Lydia, ado pas très dégourdie, en surpoids, qui croit être la meilleure amie de Suzanne. Jimmy Emmet qui ne s’intéresse à rien et tombe follement amoureux de Suzanne et Russell Hines, fumeur de joint et glandeur de première, qui est là pour foutre le bazar.

Au final, on a une satire acérée de la culture de la célébrité et de l’omniprésence de la télévision.

 

Mon avis

Un très bon roman chorale, avec des chapitres courts et rapides, un peu une sorte d’interview des proches de Suzanne Maretto.

On entre dans l’histoire et on essaye de démêler le vrai du faux. Suzanne est-elle naïve ou a-t-elle organisé le meurtre de son mari afin que l’on parle d’elle et qu’elle devienne célèbre ?

Il y a une postface très intéressante, où Joyce Maynard explique qu’elle a écrit ce roman en 1990, suite à un fait divers arrivé dans une petite ville près de Boston, où un homme est assassiné à bout portant, suite à un cambriolage qui aurait mal tourné. Mais rapidement on rapporte à la police que la femme aurait eu une liaison avec un élève de 15 ans.

A la fin de l’été, cette femme est arrêtée pour avoir orchestré le meurtre de son mari, avec l’aide de son jeune amant qui espérait pouvoir ensuite vivre avec cette femme une fois le mari éliminé.

C’est comme ça que Joyce Maynard a commencé à écrire son roman, car elle voulait analyser comment une telle chose avait pu se produire. Ce fut aussi un des premiers procès télévisé. Un des moments les plus tristement célèbre de ce procès, fut quand le juge suggéra que son rôle soit incarné par Clint Eastwood dans l’adaptation cinématographique.

Et Joyce Maynard de rappeler, qu’en 1990 la téléréalité n’existait pas, ni internet, ni You Tube, ni le fait de se mettre en scène, de vouloir être célèbre à tout prix et de passer à la télévision coûte que coûte !

Elle conclut ainsi : si la célébrité est le rêve étincelant de la culture américaine, elle en est peut être également le fléau. Nous aimons voir nos vedettes se hisser vers les sommets, pendant quelque temps du moins. Ensuite, avec quel plaisir, plus grand encore, nous les regardons tomber. Et puis, évidemment, quand elles sont au fond du trou, elles peuvent le raconter dans un livre, et renaître de leurs cendres.

 

Note :   4  / 5 

Ses autres romans :
Baby love
Les règles d’usage  5/5

 

Jeunesse américaine

BABY LOVE   de   Joyce MAYNARD
Editions Philippe Rey  –   302 pages

 

Résumé de l’histoire

Dans ce court roman, Joyce Maynard dresse le portrait de 4 adolescentes confrontées à une maternité non désirée.

Il y a Sandy, 18 ans, qui a un petit garçon et qui s’est mariée avec le père, Mark, qui se sent piégé dans cette vie de couple, alors que lui rêve de virées avec ses potes, se bourrer la gueule le samedi soir, et il se demande comment s’est de faire l’amour à une autre fille, que la seule qu’il aie connue et mise enceinte.

Tara a 16 ans, et quand elle a dit au père qu’elle attendait un bébé, il s’est barré à toutes jambes. Elle a quand même décidé de le garder et de l’élever, malgré les ricanements de sa mère.

Wanda aussi a 16 ans, elle a eu une petite Melissa et le père s’est barré à l’annonce de cette grossesse. Wanda ne vit plus avec ses parents, elle doit absolument travailler pour avoir un toit sur la tête et élever sa fille. Mais n’ayant pas fini ses études, elle a peu de choix au niveau du travail, elle est fatiguée, vite irritée par les pleurs du bébé et la frappe de plus en plus souvent. De plus, la femme âgée qui garde sa fille a décidé de lui enlever la garde.

Pour compléter ce trio, il y a Jill qui croit qu’elle est enceinte, son copain Virgil ne veut pas en entendre parler, elle cache son problème à ses parents et décide d’avorter.

On fait aussi la connaissance de Carla et Greg, un couple de trentenaire venu de New-York, qui n’ont pas d’enfant. Carla pense que c’est le bon moment pour en faire et son copain Greg, peintre, pense qu’ils ont laissé passer leur chance.

Mon avis

Ce roman est le premier de Joyce Maynard, et il est paru en 1981 aux Etats-Unis.

Pour être honnête ce n’est pas son meilleur, mais on sent déjà un certain style d’écriture et son potentiel narratif, même si dans ce roman ça part dans tous les sens. Ses personnages sont assez approfondis, mais pour moi pas très attachants.

C’est une sorte de chronique de la jeunesse américaine, des filles un peu paumées qui couche avec le premier venu sans prendre de précaution et qui se retrouve enceinte et ne savent pas quoi faire.

J’avoue aussi mon peu d’intérêt pour le sujet : être mère à 16 ans. Et à ce sujet qui aurait pu se suffire à lui-même, JM nous rajoute le portrait de Wayne, qui est interné dans un asile pour avoir kidnappé et violé une femme pendant plusieurs années et ensuite l’avoir assassinée. En toute franchise, ce personnage n’apporte rien à l’histoire.

 

Note :   3  / 5  

Bibliographie :
Les règles d’usage 5/5

 

Le judas

JE FERAI DE TOI UN HOMME HEUREUX  de  Anne B. RAGDE
Editions Balland  /  333 pages

 

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Au milieu des années 60, huit familles se partagent un immeuble dans la banlieue de Trondheim en Norvège. Dans ce microcosme, on assiste, entre autres, aux bouleversements liés à l’arrivée de l’électroménager dans les foyers.

Comment les femmes vont-elles utiliser ce nouveau temps libre ? Elle se font mutuellement des permanentes à domicile, ça papote dans tous les coins, et avec un peu de chance, on peut apercevoir la dame du 3ème qui fait le ménage chez elle complètement nue.

Pourtant, les voisines ne se gênent pas pour s’épier, pour médire et pour tenter de deviner le secret des uns et des autres.

Et voilà qu’un jour, un jeune homme se présente et propose d’installer des judas aux portes …

 

Mon avis

Première lecture de cette romancière et je suis surprise, car je pensais lire un roman policier ! Mais ce n’est pas le cas. On pourrait plutôt parler d’une satyre sociale.

Avec beaucoup de finesse, l’auteure décrit les différents couples composant cet immeuble. Leurs petits travers (par exemple le fait de ne pas avoir encore d’enfants ou d’en avoir trop ou de les frapper).

Ainsi chaque chapitre décrit une famille. La relation de couple, la relation au ménage, la jalousie quand l’une des femmes à un frigo ou une machine à laver le linge, ce qui facilite les travaux ménagers.

La lecture est agréable et fluide, les personnages sont attachants (du moins certains) et l’on peut se rendre compte, qu’entre 1960 et maintenant, rien n’a changé ! (On épie ses voisins, on émet des critiques sur la façon de vivre des gens, etc.)

Donc un bon moment, mais pas une lecture dont je me souviendrai toute ma vie.

 

 

Mais qui est-elle ? Portrait

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Anne Birkefeldt Ragde est née en Norvège en 1957, elle est une romancière à succès, déjà traduite en 15 langues. Elle a gagné de prestigieux prix, dont le prix Riksmal (équivalent du Goncourt français) pour sa trilogie de Neshov.

 

Note :   3  / 5  

 

La reconstruction

LES REGLES D’USAGE  de  Joyce MAYNARD
Editions Philippe Rey   –   472  pages

 

Résumé de l’histoire

Wendy a 13 ans et vit à New-York avec sa mère Janet, son beau-père Josh, un musicien et son demi-frère Louie qui a 4 ans et qui en septembre va entrer à l’école.

Le 11 septembre 2001, Janet pars au travail et ne reviendra pas. Au fur et à mesure que les jours et ensuite les semaines passent, l’espoir de voir revenir Janet s’amenuise.

C’est ce moment que choisit Garret, son père biologique, pour revenir et décréter qu’elle doit désormais vivre en Californie avec lui. Au départ Wendy est contente de découvrir ce père qu’elle idéalise, même si elle ne l’a pas revu depuis des années. Mais très vite elle est tiraillée entre sa vie à New-York avec Josh et son petit frère et cette nouvelle vie en Californie où son père lui laisse faire tout ce qu’elle veut.

Elle est tellement libre qu’elle part tous les matins, mais ne va pas à l’école. Elle se promène, s’invente une nouvelle vie. Elle rencontre un libraire clairvoyant et son fils autiste, mais aussi Violette fille mère à 15 ans et complètement paumée. Elle aura aussi un coup de cœur pour Todd qui sillonne les USA pour retrouver son grand frère.

Mais au final on va assister à la reconstruction de Wendy, de Josh qui était fou amoureux de sa mère et qui a de le peine à se remettre, son petit frère Louie qui croit que sa mère est absente car il a été méchant.

Dans les larmes il faudra faire son deuil et continuer à s’occuper de ceux et celles qui nous sont chers.

 

Mon avis

Un grand coup de cœur, pour une romancière dont j’entendais parler un peu partout, et que je découvre avec ce roman haut en intensité.

L’écriture est simple et fluide, mais les émotions sont très fortes, à tel point que j’ai pleuré à de nombreuses reprises, notamment les scènes où les proches parlent de Janet et de son absence.

Malgré tout, on ne tombe pas dans le pathos, mais dans une période de deuil et ensuite on s’ouvre à nouveau à la vie. Une fin en demi-teinte pour certains protagonistes, mais cela suit la logique de la vie.

C’est sûr je vais continuer à lire cette romancière et je vous la recommande chaudement.

 

Note :   5  / 5  coup de coeur

 

Insipide

CHERS VOISINS  de  John LANCHESTER
Editions Points   –   667 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Nous voulons ce que vous avez. Tel est le message que reçoivent les habitants de Pepys Road sur une carte postale.

Au no 42, Petunia, doyenne de la rue et mourante, préfère en rire. Au no 51, Roger, un poil inquiet, s’exaspère. Qui en veut à ce paisible quartier londonien dont les habitants s’ignorent gentiment ? Derrière chaque porte, dans chaque boîte aux lettres des destins se jouent.

 

Mon avis

Ce roman est à mi-chemin entre un roman policier et une comédie dramatique. Il y a énormément de personnages, qui sont tous très détaillés, au point de perdre le fil parfois.

Au final, je suis très déçue par l’issue de l’histoire, mais aussi par le fait que ce roman est un joyeux foutoir. John Lanchester se focalise sur certains personnages, au point qu’on les suit au quotidien et ensuite il n’en parle plus pendant des centaines de pages pour bâcler le portrait en quelques lignes à la fin du roman.

On parle aussi beaucoup de Roger, de ses problèmes de couple, de ses soucis professionnels, car il est dans la finance, avec des dizaines de pages sur la façon de faire de l’argent, du fait que ce sont des algorithmes qui gère les ventes, etc, et tout à coup un de ses subalternes vole l’entreprise, personnage dont on n’avait presque jamais entendu parler.

Autre exemple, il parle du petit-fils de Petunia, qui est un artiste méconnu et qui n’a jamais vendu aucune toile, qui veut faire un coup médiatique en taguant des bâtiments la nuit, mais on ne connaît pas l’issue de ce personnage.

Pareil pour la jeune réfugiée rwandaise, qui a un emploi de contractuelle, qui tombe amoureuse d’un habitant du quartier et qui soudain se fait arrêter et renvoyer dans son pays, car elle est en infraction avec la loi britannique. Son personnage qui arrive très tard dans le roman (presque au milieu du livre), on ne comprend pas bien ce qu’il vient faire là, si ce n’est inventer un maximum de personnages pour faire du remplissage.

Idem pour l’ouvrier roumain qui travaille dans cette rue, qui est un coureur de jupon, mais qui finalement semble être amoureux de la nounou d’une des familles de la rue et qui tout à coup disparaît du roman, sans que l’on sache très bien ce qui lui est arrivé ! 

 

Note :   2  / 5  

 

Mais au final pourquoi parler de ce roman, lu l’année passée ? Simplement parce qu’il vient de sortir en mini-série sur Arte et que je voulais savoir si la série était meilleure que le roman … réponse demain.

 

Qui est-il ? Portrait

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John Lanchester, reporter sportif, rédacteur de notices nécrologiques, correcteur, critique gastronomique, rédacteur en chef de la London Review of Books, est l’auteur de quatre romans et d’un essai.

 

Ça partait d’un bon sentiment

LE PEIGNE DE CLEOPATRE  de  Maria ERNESTAM
Editions Gaïa    /  318   pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Mari, Anna et Fredrik, trois amis de longue date, ont monté une société au doux nom du Peigne de Cléopâtre. Leur créneau : résoudre les problèmes des gens. Chacun apporte ses compétences, qui en jardinage, qui en déco d’intérieur ou en comptabilité … et la PME se développe avec succès.

Chacun patauge quelque peu dans sa propre existence, en quête d’identité ou d’âme sœur, et trouve un réconfort non négligeable dans l’idée de venir en aide à autrui.

Jusqu’au jour où une vieille dame se présente avec une étrange requête : elle souhaite que le peigne de Cléopâtre élimine son mari. Difficile de résister à un filon qui promet d’être lucratif, et les candidats se bousculent bientôt au portillon.

Mon avis

Un roman agréable à lire mais un peu moins bon que le précédent. Il est difficile de parler de l’histoire sans révéler une partie du pitch. Il donne beaucoup à réfléchir au niveau de l’éthique, mais la fin est un peu brouillon.

Peut on faire tuer son mari, son prétexte qu’il vous a pourri la vie pendant 50 ans, qu’il vous a rudoyé, parfois battue, souvent trompée ? Une fois la décision prise, il faudra vivre avec son choix sur la conscience pour le restant de sa vie.

Mais qui est-elle ? Portrait

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Maria Ernestam est suédoise et vit à Stockholm. Eclectique, elle a multiplié les expériences artistiques : chanteuse, danseuse, mannequin, comédienne, journaliste et auteur.

Ce roman est son troisième livre, après Toujours avec toi en 2010 et les Oreilles de Buster en 2011.

Note :  3   / 5 

Prendre du recul

UN ÉTÉ SANS LES HOMMES  de  Siri HUSTVEDT
Editons Actes Sud   –   216 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari, Boris, neuroscientifique de renom, entretien avec une femme plus jeune qu’elle, Mia, poétesse de son état, décide de quitter New-York pour se réfugier auprès de sa mère, qui a depuis la mort de son mari, pris ses quartiers dans une maison de retraite du Minnesota.

En même temps que la jubilatoire résilience dont fait preuve le petit groupe de pétillantes veuves octogénaires qui entoure sa mère, Mia va découvrir la confusion des sentiments et les rivalités à l’œuvre chez les sept adolescentes qu’elle a accepté d’initier à la poésie le temps d’un été, tout en nouant une amitié sincère avec Lola, jeune femme délaissée par un mari colérique et instable.

Parcours en forme de « lecture de soi » d’une femme à un tournant de son existence et confrontée aux âges successifs de la vie à travers quelques personnages féminins inoubliables.

 

Mon avis

C’est le premier roman que je lis de cette romancière et mon avis est mitigé. J’ai beaucoup aimé le début de l’histoire, mais très vite j’ai commencé à ramer.

Tout d’abord la faute au découpage du roman. Un seul et unique chapitre de 200 pages, ça ne me convient pas bien, car je ne sais jamais où m’arrêter.

Ensuite la prose est agréable, mais j’ai eu de la peine à m’accoutumer aux pensées de Mia, qui se réfère à de longues tirades de poésie, dont les auteurs me sont totalement inconnus. J’ai aussi eu de la peine avec les moments où elle parle des amies de sa mère, toutes des octogénaires, et leurs conversations qui tournent autour de la mort et de leurs souvenirs.

Au final, j’avais choisi ce roman, car j’en avais beaucoup entendu parler. Peut être pas celui qu’il me fallait au final. Donc je vais en lire un autre, en espérant faire un meilleur choix.

Note :  2  / 5

 

Mais qui est-elle ? Portrait

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Siri Hustvedt est un écrivain américain née le 19 février 1955 à Northfield au MinnesotaSon père est un américain d’origine norvégienne et sa mère est norvégienne.

Elle est poétesse, essayiste et romancière reconnue, elle est diplômée en littérature anglaise de l’université Columbia.

 Elle est aussi la femme de Paul Auster et ils ont eu une fille ensemble.

 

Deux mondes opposés

LA FILLE TATOUEE  de  Joyce Carol OATES
Editions Stock – la cosmopolite   /   374 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Joshuas Seigl, la quarantaine, écrivain estimé, riche et séduisant, est maître de son destin. Jusqu’au jour où une mystérieuse maladie l’oblige à engager une personne pour l’assister au quotidien.

Lorsqu’il rencontre par hasard Alma Busch, une jeune femme pauvre et illettrée, recouverte d’intrigants tatouages, Seigl ne peut résister à l’envie de jouer les Pygmalion.

Convaincu de lui offrir la chance de sa vie, il lui propose le poste et lui ouvre les portes de son intimité. Malheureusement pour lui, Alma n’est pas la créature vulnérable qu’il croit, et lui fait payer très cher son paternalisme.

Ce roman est un huis clos érotique qui réunit deux visages de l’Amérique : l’élite cultivée, européenne, urbaine, et les exclus du système, analphabètes, sans ressources ni perspective. Deux mondes qui se croisent mais ne se connaissent pas, et qui surtout ne parviennent pas à se comprendre. Variation magistrale sur le thème du maître et du serviteur, ce roman est sans doute le plus controversé de Joyce Carol Oates.

 

Mon avis

Je me réjouissais beaucoup à l’idée de découvrir ce roman, dont j’ai adoré le 4ème de couverture. Malheureusement, je n’ai jamais réussi à entrer dans l’histoire, faite de longueurs insoutenables pour moi.

J’ai réussi à aller jusqu’à la page 120, on en était seulement à la présentation des 2 protagonistes, et le roman n’était pas encore commencé. Je crois que les personnages m’ont énervée. Je n’ai jamais réussi à éprouver de l’empathie pour Joshuas ou Alma.

Pourtant je reste persuadée que ce roman est très bon et est toujours susceptible de me plaire. Peut être est-il arrivé au mauvais moment pour moi.

 

Note :   pas fini

Deux romans que j’ai préféré
Daddy love
Confessions d’un gang de filles

 

Des nouvelles de Russell

SURVIVANTS  de  Russell BANKS
Editions Actes Sud   –   253 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Situées pour la plupart dans le New Hampshire, au sein d’un décor de neige et de glace, ces nouvelles explorent les formes contemporaines de certaines obsessions profondément enracinées dans la psyché et l’histoire américaines.

Problèmes familiaux, questions raciales, relations entre père et fils, autant de thèmes qui ne cesseront de s’affirmer dans l’œuvre ultérieurs de Russel Banks dont on peut identifier, issu d’une conscience politique aiguë, le regard déjà très social et pénétrant que l’écrivain ne cessera de porter sur les aspects concrets de la vie des américains ordinaires.

 

Mon avis

Il s’agit d’un recueil de nouvelles écrites entre 1970 et 1974, elles sont d’abord parues dans diverses revues, alors que Russell Banks avait 35 ans.

J’écris cette chronique un mois après avoir fini le recueil, et je dois avouer à ma grande honte, que je ne me souviens de pratiquement rien. Pourtant, sur ces 14 nouvelles, il y en a 4 ou 5 qui sont vraiment très bien, pour le reste, lecture agréable mais pas marquante du tout, peut être à cause d’un goût d’inachevé.

En conclusion, j’ai lu presque tous les recueils de nouvelles de l’auteur, et je crois que je devrais me concentrer sur les romans qui me convienne mieux avec cet auteur, afin d’éviter d’être déçue.

 

Note :   3 / 5 

Un membre permanent de la famille
Histoires de réussir
L’ange sur le toit

Voir le verre à moitié plein

L’AMOUR EN MINUSCULES
(Donnez un petit coup de patte au destin !)
Editions Fleuve Noir    /    341 pages

 

Résumé de l’histoire

Samuel, 30 ans, est professeur d’allemand et vit seul à Barcelone. Il se lève, va travailler le matin et presque toutes ses après-midi étant libre, il se plonge dans la littérature et la musique classique. Il est casanier, solitaire, n’a pas d’amis, pas de hobby mis à part ses lectures de philosophie. Il est triste à l’approche des fêtes de fin d’année, car il va encore les passer seul, sa seule obligation, étant un dîner chez sa sœur et son mari qu’il n’apprécie pas beaucoup.

Mais le premier jour de la nouvelle année, un incident va modifier le cours de sa vie ainsi que sa façon de penser. Au moment de rentrer chez lui, il trouve un chat sur son paillasson et dès qu’il a ouvert la porte, le chat s’engouffre chez lui et s’installe. Il décide de le garder seulement le temps des fêtes et ensuite de le donner, mais au bout de quelques jours, il ne peut plus se résoudre à l’offrir à un inconnu. Il contacte donc un vétérinaire pour le faire vacciner et se faire apporter tout le nécessaire (caisse, brosse, jouets, nourriture) et demander un peu plus d’information sur la façon de l’élever. Son premier choc, est de voir que la vétérinaire est une femme tout à fait charmante, belle, bien dans sa peau, et comme le chat s’est caché, la vaccination n’a pas eu lieu et il faudra qu’il la revoie.

Le lendemain, en sortant faire des courses, le chat s’échappe et grimpe à l’étage au-dessus. Samuel le suit et voit le chat entrer dans un appartement. Il entre aussi et fait la connaissance de Titus, un vieux rédacteur bourru qui lui demande de lui rendre un service. Il faut qu’il aille au magasin de jouets pour acheter un rail pour son train miniature. Samuel n’ose pas dire non, et le voilà en train de traverser la ville pour s’acquitter au plus vite de cette tâche et pouvoir reprendre son train-train quotidien. Mais au détour d’une rue, il rencontre une femme qui lui lance un sourire charmeur, et il est totalement bouleversé, et se rend soudain compte que c’est son premier amour. Il l’a rencontrée vers l’âge de 10 ans, en jouant avec sa sœur et d’autres enfants inconnus et que cette fille lui a fait « un baiser papillon ».

Et voilà que suite à cette série d’incident, sa vie n’est plus aussi calme et monotone qu’avant. Il va tout faire pour retrouver son amour d’enfance et pour ça changer toutes ses habitudes, va se lier d’amitié avec Titus qui le forcera à penser autrement.

 

Mon avis

J’ai passé un excellent moment avec ce roman. Entre les lignes, il m’a fait comprendre qu’il faut savoir changer ses habitudes, afin de rencontrer des personnes différentes et qui sait changer son destin, parfois tout tracé. Que sur la longueur, il n’est pas bon de faire toujours les mêmes choses, à la même heure, de la même façon avec les mêmes personnes. Qu’il faut profiter de la vie et faire des choses inattendues, spontanées, ne pas hésiter à parler à un inconnu dans la rue, rendre service à un voisin et que ce simple geste peut changer notre destin.

Une jolie fable, pleine de tendresse et de rebondissements où Barcelone est presque un personnage à part entière.

La seule chose qui m’a moins plu, c’est la rencontre avec le savant lunatique et ses théories farfelues, j’ai trouvé qu’il n’apportait pas grand-chose à l’histoire et que les passages avec ce personnage étaient brouillons.

Une citation de Robert Brault que je trouve très belle : Profite pleinement des petites choses, car peut être un jour tu regarderas derrière toi et te rendras-tu compte que c’étaient de grandes choses.

 

Note :  3  / 5

Un autre roman dans le même style ici