Le justicier

LE PIC DU DIABLE  de  Déon MEYER
Editions Seuil Policier   /   478 pages

 

Résumé de l’histoire

Tobela a perdu sa femme et vit seul avec son fils depuis 2 ans. Mais son fils meurt injustement dans une fusillade. Il devient amer et recherche les deux jeunes qui ont tué son fils en braquant une station-service. Il finit par devenir un justicier qui tue des personnes qui se sont attaquées à des enfants. Au départ, la police ferme les yeux, car sa cause est juste, mais si suite à de mauvaises informations, il tuait des innocents ? Alors à son tour il deviendrait un meurtrier.

On retrouve l’inspecteur Griessel qui doit enquêter et attraper ce justicier, mais lui aussi se débat avec ses propres peurs, il est souvent saoul, commence à battre sa femme, fait peur à ses enfants, sa femme se fâche et le jette à la rue en lui laissant 6 mois pour arrêter de boire et se ressaisir !!

Christine est devenue prostituée, après une vie familiale difficile. La journée elle s’occupe de sa fille de 3 ans et le soir de ses clients. Ses revenus sont confortable et lui permettent de bien vivre. Elle met de l’argent de côté, car dès que sa fille ira à l’école, elle arrêtera les passes et trouvera un travail « normal » mais aura tout de même un joli pécule de côté.

Mais voila que ses 3 là se croisent, dans la ville du Cap et tout devient plus compliqué, car certains ont menti, Griessel n’a plus de repère et trouve Christine très à son goût, au point de commettre l’irréparable …

Comment et pourquoi vont-ils s’en sortir ? La morale sera-t-elle sauve ? Je vous invite à lire ce thriller passionnant et à partager les états d’âmes de ces 3 protagonistes.

 

Mon avis

Mon deuxième roman de cet auteur et j’aime toujours autant. Les chapitres sont courts et vifs, la psychologie des personnages est très détaillée et l’on se pose autant de questions que les protagonistes.

Il est important de les lire dans l’ordre chronologique, car on peut suivre l’évolution privée et professionnelle de Griessel. Par contre, dans ce roman l’histoire est plus centrée sur l’enquête du justicier et sur Griessel et non sur les problèmes inter-ethniques au sein de son commissariat.

 

Note : 5 / 5

Edit de novembre 2017 : Ce roman se place juste après « 13 heures » si on veut les lire dans l’ordre, ce que je recommande, si l’on veut suivre l’évolution personnelle de Benny Griessel.

Je l’ai lu en 2011 et j’avais oublié de mettre la critique ;-//

Vous retrouverez tous les liens aux autres romans dans cet article.

 

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Blanchiment d’argent sale

7 JOURS  de  Deon MEYER
Editions Seuil – policier   –  475   pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Un mystérieux imprécateur menace, dans un e-mail délirant, d’abattre un policier par jour tant que le meurtrier de la belle avocate d’affaire Hanneke Sloet n’aura pas été arrêté. Et s’empresse de joindre le geste à la parole.

La police du Cap, prise de panique, charge Benny Griessel de rouvrir l’enquête, au repos depuis plus d’un mois.

Pas d’indices, pas de mobile, pas de témoins, juste quelques photos où la victime posait nue, une forte pression venue du sommet de la hiérarchie, et un sniper insaisissable manifestement décidé à poursuivre sa mission.

A l’arrière plan se dessine bientôt un paysage urbain d’intérêts politiques et financiers, de compromission et de corruption, qui ouvre bien des perspectives et nous indique plus d’une fausse piste.

 

Mon avis

Pour une fois il est mitigé. Je suis totalement fan de Deon Meyer et de son policier Benny Griessel, mais j’ai eu beaucoup de peine à aller au bout de ce roman.

En fait, j’ai surtout eu de la peine avec tout le côté financier de l’affaire, qui est largement détaillé et qui prend une grande part dans l’histoire. De vraies et de fausses sociétés, le blanchiment d’argent, la façon dont les banques ferment les yeux, pourvu que la commission soit bonne, etc.

Je dois dire que tous ses passages m’ont beaucoup ennuyée et à chaque fois j’avais un peu plus de peine à revenir à l’enquête.

En ce qui concerne Benny, il lutte toujours contre l’alcool et cette fois il tient bon mais c’est sa chérie, Alexa, qui replonge. Donc il s’emploie à faire en sorte qu’elle ne replonge pas et son enquête en pâtit.

J’ai trouvé cette lutte contre l’alcool, pénible, car cela revient à chaque roman. Si ce n’est pas lui c’est une personne de son entourage.

Peut être aussi le fait d’avoir lu plusieurs romans à la suite, mais j’avais tellement envie de finir cette série. Car c’est le côté positif, je les ai presque tous lu dans l’ordre, que voici :

Le pic du diable
13 heures
7 jours
Kobra
En vrille

 

Note :   3  / 5  

 

L’année de mes 13 ans

L’HOMME DE LA MONTAGNE   de   Joyce MAYNARD
Editions Philippe Rey   –  314  pages

 

Résumé de l’histoire

Eté 1979 en Californie du nord. Rachel 13 ans, la narratrice, et sa sœur Patty 11 ans, se préparent à passer leur deux mois de vacances à vagabonder, seules, dans la montagne.

Depuis le divorce de leur parents, quelques années plus tôt, leur mère est dépressive, ne s’occupe plus de rien (lessive, courses ou repas) et laissent donc ses filles faire leur vie à leur guise, passant son temps enfermée dans sa chambre à lire.

Le père Anthony Torricelli, tombeur de ses dames avec son alpha rouge, est inspecteur de police, a un charme fou et depuis son divorce papillonne d’une femme à une autre. Son seul point faible, ses filles qu’il adore, et il essaie de les voir le plus souvent possible.

Mais c’est été 1979, tout va changer, car un tueur en série assassine et viole des jeunes femmes dans la montagne qui se trouve juste derrière le domicile de ses filles. Il est chargé de l’enquête et il n’a plus une minute à lui. Plus les cadavres s’empilent, plus sa hiérarchie lui met la pression, à tel point qu’il n’en dort plus.

Ses filles ne rêvent que du moment où leur père passera à la télé après avoir arrêté le tueur. Jusqu’au jour, où il décide de s’en prendre à sa fille aînée, qui en réchappera de peu. Malheureusement, après une dizaine de cadavre et suite à la bévue de ses filles, il est viré de l’enquête et ce sera l’échec le plus cuisant de sa carrière, il ne s’en remettra pas.

Soudain un homme se dénonce spontanément comme étant le tueur. La police se dépêche de le mettre en prison et de boucler l’affaire. Mais les filles Torricelli savent que ce n’est pas lui.

30 ans plus tard, Rachel, devenue écrivain, décide d’écrire un roman sur cette affaire, en mettant un fait que seul le vrai tueur peut savoir. Reste à savoir si le piège va fonctionner et surtout Rachel va-t-elle pouvoir le faire arrêter ? Et va-t-elle sortir indemne de cette confrontation ?

 

Mon avis

Ce roman est tiré d’un fait divers réel, autant pour le tueur que pour l’inspecteur et ses deux filles. L’auteur a changé les noms de famille et les lieux, mais pour le reste c’est son travail d’écrivain de broder autour de cette histoire de base.

Certes c’est un roman policier haletant, mais c’est surtout un décryptage de la vie de deux fillettes entrant dans l’adolescence, avec l’école, les garçons qui vous tournent autour, se poser des questions sur la sexualité. C’est aussi s’accommoder du divorce de leur parent, voir leur père séduire tous un tas de femmes et se demander s’il va se remarier, et quelles seront les conséquences pour elles ? C’est voir leur mère dévastée de chagrin quand elle se retrouve seule, et ne pas pouvoir détester leur père pour ce qu’il fait.

L’écriture est très belle, les émotions sont exacerbées et l’ambiance de ces fillettes de 13 ans et leurs préoccupations (avoir ses règles, embrasser un garçon, coucher avec lui ou pas, se projeter dans les études ou un travail) a été un vrai bonheur pour moi.

C’est mon deuxième livre de cette romancière et j’ai passé un excellent moment, je ne peux que le recommander.

 

Note :   5  / 5 

Bibliographie :
Prête à tout  4/5
Baby love   3/5
Les règles d’usage  5/5

 

Retour sur une vie

NYMPHEAS NOIRS  de  Michel BUSSI
Editions Presses de la Cité  –  438  pages

 

Résumé de l’histoire

Cette histoire se passe sur 13 jours. Elle commence et se termine par un meurtre. L’inspecteur Laurent Sénérac et son adjoint Sylvio Bénavides travaille sur cette enquête de manière très différente. Le premier avec son instinct, le deuxième est le roi de la liste et de la comparaison des indices.

Il y a trois personnages très importants. D’abord une fillette de 10 ans prénommée Fanette Morelle qui est très douée en peinture, une institutrice Stéphanie Dupain, qui connaît tous les artistes venu à Giverny et leur histoire, et la dernière c’est une vieille de 80 ans qui épie, voit tout et sait tout.

 

Mon avis

Pour moi un grand coup de cœur. Sûrement le meilleur roman que Michel Bussi ait écrit.

Une écriture fluide, des personnages attachants, des informations très intéressantes sur Claude Monet et sa vie dans le village de Giverny, sa façon de peindre et comment il influença la vie des habitants.

Difficile d’en parler sans révéler une partie du pitch et je trouve que pour une fois la fin tient ses promesses, les explications sont claires une fois que le contexte espace temps est expliqué.

C’est à la fois une histoire d’amour multiple, être amoureuse de deux hommes en même temps, amour de la peinture et une enquête policière avec deux morts tué de la même façon à 30 ans d’intervalles. Même le chien Neptune a son importance.

Mais si vous ne l’avez pas lu, trouvez le en urgence et jetez vous dessus !

Note :   5 / 5  

 

Bibliographie :
Un avion sans elle  4/5
L’écharpe rouge  3/5

 

Vague de suicides

FIN DE RONDE  de  Stephen KING
Editions Albin Michel  –  422  pages

 

Résumé de l’histoire

On retrouve une dernière fois Brady Hartsfield, toujours dans la chambre 217 au Kiner Memorial, toujours dans un état végétatif depuis 7 ans. Pourtant le docteur Babineau lui porte une attention particulière, le soumettant à des expériences, lui faisant tester de nouveaux médicaments.

Et contre toute attente, Brady arrive à faire bouger des choses, ouvrir l’eau, faire bouger les rideaux. Il fiche la trouille au personnel soignant. A force d’entraînement il devient plus fort, pas dans son corps mais dans son cerveau, il a un pouvoir télékinésique.

Et il compte bien s’en servir pour pourrir la vie d’un maximum de personnes, tuer un plus grand nombre de personnes que la dernière fois et peut être même gagner contre Bill Hodges, son plus féroce adversaire.

Bill Hodges ne se sent pas en bonne forme depuis quelques temps, mais il n’en montre rien à son associée Holly, afin de la tranquilliser et ils continuent de travailler dans leur cabinet de détective. Il prépare aussi la fête de départ de son ancien co-équipier, qui entame la fin de ronde, soit les dernières semaines avant le départ en retraite.

Et justement son co-équipier vient lui parler de suicides étranges, qui touchent surtout des anciennes victimes de Hartsfield et il l’engage en qualité de consultant. Ce qu’ils vont découvrir dépasse l’entendement.

Je n’en dirai pas plus afin de ne pas gâcher le suspens de la découverte.

 

Mon avis

Voici le roman qui clôture la trilogie policière de Stephen King. On fait une dernière ronde avec Bill Hodges et son associé Holly.

Un bon roman qui nous permet de régler les vieux comptes et de clôturer l’histoire, même si l’on est triste à la fin, il ne pouvait pas en être autrement. J’ai encore une fois passé un très bon moment avec l’intrigue, ainsi que les personnages qui sont très attachants.

 

Note :   5  / 5  

 

Ses autres romans policiers :

1 – Mr Mercedes
2 – Carnets noirs

 

Un flop …

LES ANONYMES  de  R. J. ELLORY
Editions Le livre de poche   /   730 pages

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Washington. Quatre meurtres aux modes opératoires identiques. La marque d’un serial killer de toute évidence. Une enquête presque classique donc pour l’inspecteur Miller. Jusqu’au moment où il découvre qu’une des victimes vivait sous une fausse identité. Qui était-elle réellement ?

Et ce qui semblait être une affaire banale, va conduire Miller jusqu’au secrets les mieux gardés du gouvernement américain.

Une fois encore, Ellory pousse le thriller dans ses retranchements. Ici il imagine une intrigue magistrale, qui plonge au cœur du système politique américain.

Mon avis

A mon grand désespoir je n’ai pas accroché à ce roman, alors qu’il avait tous les ingrédients pour me plaire. J’ai mis presque un mois pour lire 270 pages et ensuite j’ai abandonné, car j’avais toutes les peines à entrer dans le roman et à m’attacher aux personnages.

En plus, le système politique américain me laisse de marbre et j’ai toujours eu de la peine avec les histoires du F.B.I et des agents secrets.

Mais comme j’avais beaucoup aimé son roman Mauvaise étoile, j’avais décidé d’en lire d’autres du même auteur. Avec celui-ci c’est un raté, mais je tenterai plus tard avec un autre titre. Je crois que là c’est juste le type d’histoire qui ne m’a pas convenu.

Note :   pas terminé

Un autre flop 

 

Le justicier

LE PIC DU DIABLE  de  Déon MEYER
Editions Seuil Policier   /   478 pages

Résumé de l’histoire

Tobela a perdu sa femme et vit seul avec son fils depuis 2 ans. Mais son fils meurt injustement dans une fusillade. Il devient amer et recherche les deux jeunes qui ont tué son fils en braquant une station-service. Il finit par devenir un justicier qui tue des personnes qui se sont attaquées à des enfants. Au départ, la police ferme les yeux, car sa cause est juste, mais si suite à de mauvaises informations, il tuait des innocents ? Alors à son tour il deviendrait un meurtrier.

On retrouve l’inspecteur Griessel qui doit enquêter et attraper ce justicier, mais lui aussi se débat avec ses propres peurs, il est souvent saoul, commence à battre sa femme, fait peur à ses enfants, sa femme se fâche et le jette à la rue en lui laissant 6 mois pour arrêter de boire et se ressaisir !!

Christine est devenue prostituée, après une vie familiale difficile. La journée elle s’occupe de sa fille de 3 ans et le soir de ses clients. Ses revenus sont confortable et lui permettent de bien vivre. Elle met de l’argent de côté, car dès que sa fille ira à l’école, elle arrêtera les passes et trouvera un travail « normal » mais aura tout de même un joli pécule de côté.

Mais voila que ses trois là se croisent, dans la ville du Cap et tout devient plus compliqué, car certains ont menti, Griessel n’a plus de repère et trouve Christine très à son goût, au point de commettre l’irréparable …

Comment et pourquoi vont-ils s’en sortir ? La morale sera-t-elle sauve ? Je vous invite à lire ce thriller passionnant et à partager les états d’âmes de ces 3 protagonistes.

Mon avis

Mon deuxième roman de cet auteur et j’aime toujours autant. Les chapitres sont courts et vifs, la psychologie des personnages est très détaillée et l’on se pose autant de questions que les protagonistes.

Il est important de les lire dans l’ordre chronologique, car on peut suivre l’évolution privée et professionnelle de Griessel. Par contre, dans ce roman l’histoire est plus centrée sur l’enquête du justicier et sur Griessel et non sur les problèmes inter-ethniques au sein de son commissariat.

Note : 5 / 5

Ses autres romans avec Benny Griessel

13 heures
Kobra
En vrille

Dérapage alcoolisé

EN VRILLE  de  Deon MEYER
Editions Seuil policier   –   450 pages

 

Résumé de l’histoire

Voici une nouvelle aventure de l’inspecteur Benny Griessel. Il doit enquêter sur le meurtre d’Ernst Richter, créateur d’un site qui fournit de faux alibis aux conjoints adultères.

Mais dans la même journée, Benny apprend le suicide d’un collègue, ce qui le fait replonger dans l’alcool, alors qu’il était sobre depuis plus d’un an ! Réaction immédiate de sa compagne, Alexa, elle le quitte. Benny est dans la tourmente et n’arrive pas à assurer. C’est donc Cupido, son collègue qui va diriger sa première enquête.

En parallèle, on assiste à l’interrogatoire de François Dutoit, un viticulteur en faillite qui vient de se marier. Il explique par le menu, la création d’un domaine viticole par son grand-père, ainsi que les embûches que sa famille a vécu. Est-il l’assassin ? Ou un de ses proches ?

 

Mon avis

Encore un très bon roman de Deon Meyer. Dans celui-ci peu d’action mais beaucoup de réflexion, avec la mise en avant de son collègue Cupido.

C’est aussi le roman le plus récent, puisqu’il a été écrit en 2016.

Benny, toujours aussi attachant, est envahi par ses démons alcoolisés, la perte de sa chérie, le retour des séances aux alcooliques anonymes. Mais Alexa lui laisse une porte de sortie, s’il arrive à se reprendre, elle reviendra.

En alternance, il y a l’enquête sur l’entreprise qui fournit de faux alibis aux conjoints adultères, on voit comment ça fonctionne, on interroge le personnel, on découvre des jalousies, et cerise sur le gâteau, le patron faisait chanter des clients importants. Mais ça n’explique pas encore son meurtre.

De l’autre côté, il y a l’interrogatoire de François Dutoit, qui raconte comment on crée un domaine viticole, comment on travaille pour copier un vin qui ressemble à de grands crus français, en autre le Bordeaux. Essayer de sortir du lot, par rapport aux autres vignobles du Cap. Et son histoire familiale est très intéressante.

Je ne peux que le conseiller, on passe un très bon moment et on s’instruit.

Note :   5  / 5

Les autres romans avec Benny Griessel :

Kobra
13 heures

 

Tueur à gage

 

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KOBRA  de  Deon MEYER
Editions Seuil policier   –   436 pages

 

Résumé de l’histoire

L’histoire est en deux parties. D’un côté, on découvre le quotidien du jeune Tyrone Kleinbooi, voleur à la tire, rapide, astucieux, charmeur. Il fait ça en partie pour sa sœur, Nadia, qui est très douée à l’école, qui va commencer l’université pour y apprendre la médecine. Mais ça coûte cher, donc niveau argent il faut assurer.

Un jour, il va voler une jolie touriste, et voici qu’il a un tueur à ses trousses. Il va être pourchassé, il lui échappera à plusieurs reprises et pour faire plier Tyrone, le tueur va enlever sa sœur, car il possède quelque chose que le tueur veut.

De l’autre côté, un scientifique anglais, Paul Morris, qui se cachait dans un domaine viticole a disparu, et ses gardes du corps ont été assassinés de façon très méthodique. Seul indice, des douilles gravées d’une tête de cobra.

En analysant les faits, Griessel va vite se rendre compte que les deux affaires sont liées, mais il ne sait pas encore pourquoi, ni ce que le tueur cherche à reprendre à Tyrone.

Un bon roman policier, au rythme soutenu, avec pour thème la corruption gouvernementale et la mondialisation des crimes financiers. Déon Meyer inscrit l’évolution de son pays dans une perspective globale et inquiétante.

 

Mon avis

Toujours un grand plaisir de retrouver l’inspecteur Benny Griessel avec sa nouvelle équipe des Hawks. On continue de suivre son évolution personnelle, entre divorce, sa nouvelle petite amie Alexa avec qui il souhaite se mettre en ménage, essayer d’arrêter l’alcool, accorder un peu de temps à ses enfants devenus presque adultes.

Un bon dosage entre les deux enquêtes, et la vie privée de Benny Griessel qui est toujours aussi attachant.

Je ne peux que conseiller ce roman et si possible les lire dans l’ordre pour comprendre la vie privée de Benny et suivre son évolution, avoir le temps de s’attacher à lui.

Note :   4  / 5  

Les autres romans avec Benny Griessel :

Le pic du diable
13 heures

Moleskine

CARNETS NOIRS  de  Stephen KING
Editions Albin Michel   –   426 pages

 

Résumé de l’histoire

En 1978, Morris Bellamy tue John Rothstein, un écrivain américain célèbre, et lui vole ses carnets de note avec des idées pour ses prochains romans ainsi que l’argent qui se trouvait dans le coffre. Pour être sûr de ne pas laisser de traces, il va tuer ses deux acolytes et rentre tranquillement chez lui. Il prend la précaution de bien cacher son butin, dans un endroit où personne ne pourrait le trouver, à part lui.

Il se dit qu’il faut fêter ça, se rend dans un bar, se saoule, fait quelque chose dont il ne se souvient pas, se fait arrêter par la police et finit en taule pour … 30 ans ! C’est pas de bol, mais ce qui le fait tenir, c’est de savoir que les carnets de Rothstein sont bien plaqués et quand il sortira il pourra enfin lire la suite des aventures de Jimmy Gold.

En 2009, dans l’ancienne maison de Bellamy, c’est maintenant la famille Saubers qui y habite. Il y a Linda, enseignante, avec son mari Tom chômeur depuis plusieurs années, qui a été gravement blessé dans la tuerie du City Hall quelques années plus tôt. L’argent peine à rentrer, et il y a de constantes disputes entre lui et Linda.

Ils ont deux enfants, Tina 8 ans et Pete 12 ans qui sent bien que ses parents sont au bout du rouleau et proche du divorce. Mais un jour il tombe sur un coffre rempli d’argent et de cahiers en moleskine avec des débuts d’histoires. Après quelques recherches, il découvre un grand écrivain : John Rothstein et il devient fan de Jimmy Gold.

Comme c’est un brave garçon, il envoie l’argent, de façon anonyme à ses parents, toujours la même somme, ce qui leur donne un petit coup de pouce et les aident à remonter la pente. Tout semble idyllique, mais voilà que Morris Bellamy est sur le point de sortir de prison et veut récupérer son bien.

C’est là que l’on retrouve Hodges, 4 ans se sont écoulés depuis la tuerie du City Hall. Il s’est repris en main, a perdu 15 kilos, fait du sport régulièrement, a ouvert une agence de détective privé avec Holly et finalement sa vie est très agréable.

Quand Pete va sentir le souffle de Bellamy dans son dos, il va paniquer et demander de l’aide à Hodges par l’intermédiaire de sa petite sœur.

 

Mon avis

Un très bon roman, des personnages toujours aussi attachants, des situations rocambolesques, un vrai page-turner dans une ambiance où la pression monte lentement mais sûrement. Un très bon moment de lecture.

Ce roman est le deuxième policier écrit par Stephen King. On y retrouve son policier retraité, Bill Hodges, même si il arrive tardivement à la page 150, ainsi que Holly et Jérôme Robinson son voisin féru d’informatique.

On peut dire que l’on a deux histoires pour le prix d’une. Et comme Stephen King est très minutieux, à des dizaines de reprises, il fait des allusions à son premier roman « Mr Mercedes », mais on peut tout à fait lire celui-ci sans avoir lu le premier, même si pour moi ça gâche un peu le plaisir.  

Il reprend ici les thèmes qui lui sont chers : un écrivain qui tue son héros, un fan très en colère, le vol de ses cahiers qui contiennent des départs d’histoires nouvelles.

Et cerise sur le gâteau, le méchant du premier volume, qui n’est pas mort mais réduit à l’état de légume, a une petite place encore ici, et comme Stephen King est prévoyant, il pourrait bien ré-apparaître dans un prochain volume.

 

Note :   5  / 5