Blanchiment d’argent sale

7 JOURS  de  Deon MEYER
Editions Seuil – policier   –  475   pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Un mystérieux imprécateur menace, dans un e-mail délirant, d’abattre un policier par jour tant que le meurtrier de la belle avocate d’affaire Hanneke Sloet n’aura pas été arrêté. Et s’empresse de joindre le geste à la parole.

La police du Cap, prise de panique, charge Benny Griessel de rouvrir l’enquête, au repos depuis plus d’un mois.

Pas d’indices, pas de mobile, pas de témoins, juste quelques photos où la victime posait nue, une forte pression venue du sommet de la hiérarchie, et un sniper insaisissable manifestement décidé à poursuivre sa mission.

A l’arrière plan se dessine bientôt un paysage urbain d’intérêts politiques et financiers, de compromission et de corruption, qui ouvre bien des perspectives et nous indique plus d’une fausse piste.

 

Mon avis

Pour une fois il est mitigé. Je suis totalement fan de Deon Meyer et de son policier Benny Griessel, mais j’ai eu beaucoup de peine à aller au bout de ce roman.

En fait, j’ai surtout eu de la peine avec tout le côté financier de l’affaire, qui est largement détaillé et qui prend une grande part dans l’histoire. De vraies et de fausses sociétés, le blanchiment d’argent, la façon dont les banques ferment les yeux, pourvu que la commission soit bonne, etc.

Je dois dire que tous ses passages m’ont beaucoup ennuyée et à chaque fois j’avais un peu plus de peine à revenir à l’enquête.

En ce qui concerne Benny, il lutte toujours contre l’alcool et cette fois il tient bon mais c’est sa chérie, Alexa, qui replonge. Donc il s’emploie à faire en sorte qu’elle ne replonge pas et son enquête en pâtit.

J’ai trouvé cette lutte contre l’alcool, pénible, car cela revient à chaque roman. Si ce n’est pas lui c’est une personne de son entourage.

Peut être aussi le fait d’avoir lu plusieurs romans à la suite, mais j’avais tellement envie de finir cette série. Car c’est le côté positif, je les ai presque tous lu dans l’ordre, que voici :

Le pic du diable
13 heures
7 jours
Kobra
En vrille

 

Note :   3  / 5  

 

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Le justicier

LE PIC DU DIABLE  de  Déon MEYER
Editions Seuil Policier   /   478 pages

Résumé de l’histoire

Tobela a perdu sa femme et vit seul avec son fils depuis 2 ans. Mais son fils meurt injustement dans une fusillade. Il devient amer et recherche les deux jeunes qui ont tué son fils en braquant une station-service. Il finit par devenir un justicier qui tue des personnes qui se sont attaquées à des enfants. Au départ, la police ferme les yeux, car sa cause est juste, mais si suite à de mauvaises informations, il tuait des innocents ? Alors à son tour il deviendrait un meurtrier.

On retrouve l’inspecteur Griessel qui doit enquêter et attraper ce justicier, mais lui aussi se débat avec ses propres peurs, il est souvent saoul, commence à battre sa femme, fait peur à ses enfants, sa femme se fâche et le jette à la rue en lui laissant 6 mois pour arrêter de boire et se ressaisir !!

Christine est devenue prostituée, après une vie familiale difficile. La journée elle s’occupe de sa fille de 3 ans et le soir de ses clients. Ses revenus sont confortable et lui permettent de bien vivre. Elle met de l’argent de côté, car dès que sa fille ira à l’école, elle arrêtera les passes et trouvera un travail « normal » mais aura tout de même un joli pécule de côté.

Mais voila que ses trois là se croisent, dans la ville du Cap et tout devient plus compliqué, car certains ont menti, Griessel n’a plus de repère et trouve Christine très à son goût, au point de commettre l’irréparable …

Comment et pourquoi vont-ils s’en sortir ? La morale sera-t-elle sauve ? Je vous invite à lire ce thriller passionnant et à partager les états d’âmes de ces 3 protagonistes.

Mon avis

Mon deuxième roman de cet auteur et j’aime toujours autant. Les chapitres sont courts et vifs, la psychologie des personnages est très détaillée et l’on se pose autant de questions que les protagonistes.

Il est important de les lire dans l’ordre chronologique, car on peut suivre l’évolution privée et professionnelle de Griessel. Par contre, dans ce roman l’histoire est plus centrée sur l’enquête du justicier et sur Griessel et non sur les problèmes inter-ethniques au sein de son commissariat.

Note : 5 / 5

Ses autres romans avec Benny Griessel

13 heures
Kobra
En vrille

Dérapage alcoolisé

EN VRILLE  de  Deon MEYER
Editions Seuil policier   –   450 pages

 

Résumé de l’histoire

Voici une nouvelle aventure de l’inspecteur Benny Griessel. Il doit enquêter sur le meurtre d’Ernst Richter, créateur d’un site qui fournit de faux alibis aux conjoints adultères.

Mais dans la même journée, Benny apprend le suicide d’un collègue, ce qui le fait replonger dans l’alcool, alors qu’il était sobre depuis plus d’un an ! Réaction immédiate de sa compagne, Alexa, elle le quitte. Benny est dans la tourmente et n’arrive pas à assurer. C’est donc Cupido, son collègue qui va diriger sa première enquête.

En parallèle, on assiste à l’interrogatoire de François Dutoit, un viticulteur en faillite qui vient de se marier. Il explique par le menu, la création d’un domaine viticole par son grand-père, ainsi que les embûches que sa famille a vécu. Est-il l’assassin ? Ou un de ses proches ?

 

Mon avis

Encore un très bon roman de Deon Meyer. Dans celui-ci peu d’action mais beaucoup de réflexion, avec la mise en avant de son collègue Cupido.

C’est aussi le roman le plus récent, puisqu’il a été écrit en 2016.

Benny, toujours aussi attachant, est envahi par ses démons alcoolisés, la perte de sa chérie, le retour des séances aux alcooliques anonymes. Mais Alexa lui laisse une porte de sortie, s’il arrive à se reprendre, elle reviendra.

En alternance, il y a l’enquête sur l’entreprise qui fournit de faux alibis aux conjoints adultères, on voit comment ça fonctionne, on interroge le personnel, on découvre des jalousies, et cerise sur le gâteau, le patron faisait chanter des clients importants. Mais ça n’explique pas encore son meurtre.

De l’autre côté, il y a l’interrogatoire de François Dutoit, qui raconte comment on crée un domaine viticole, comment on travaille pour copier un vin qui ressemble à de grands crus français, en autre le Bordeaux. Essayer de sortir du lot, par rapport aux autres vignobles du Cap. Et son histoire familiale est très intéressante.

Je ne peux que le conseiller, on passe un très bon moment et on s’instruit.

Note :   5  / 5

Les autres romans avec Benny Griessel :

Kobra
13 heures

 

La reconversion

L’AME DU CHASSEUR  de  Deon MEYER
Editions  Seuil policier   /  422   pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Véritable force de la nature, « Pti » Mpayipheli s’est refait une vie honorable après sa mise au chômage par les services secrets sud-africains, lorsque la fille d’un vieux camarade de lutte lui demande son aide. Son père a été enlevé et ses ravisseurs menacent de le tuer si elle ne leur livre pas la rançon bien particulière qu’ils exigent.

Que faire ? Renouer avec un passé de meurtres et de corruption qu’il a eu du mal à mettre derrière lui pour sauver son ami ou le laisser tomber pour protéger sa nouvelle existence ? Il n’hésite pas et les ennuis commencent : derrière le kidnapping, c’est en effet tout autre chose qui se joue et l’oblige à jouer son va-tout.

Superbe course poursuite à travers une Afrique du Sud toujours en proie à ses vieux démons.

 

Mon avis

J’ai découvert Déon Meyer avec sa série de roman policier et son héros récurent l’inspecteur Griessel et j’avais adoré, mais il n’apparaît pas dans ce roman.

Ici il est question de Mpayipheli, un guerrier qui a été récupéré par les services secrets pour défendre son pays et envoyé en Europe afin de suivre des stages commandos.

Mais, avec la fin de l’apartheid, il se retrouve sans travail et doit donner un nouveau sens à sa vie. Après avoir travaillé pour un trafiquant de drogues, il rentre dans le droit chemin et travaille comme mécano, il tombe amoureux de Miriam et prend soin de son fils Pakamile.

Pourtant son passé le rattrape, il doit aider un ancien camarade et reprendre ses habitudes de chasseur et de tueur. Mais durant ce long périple, il va réfléchir à sa vie et faire des choix capitaux.

Ce personnage est déjà le héros de 2 autres romans, qu’il faudrait lire avant celui-ci, soit : Jusqu’au dernier / les soldats de l’aube.

Donc dans ce roman, il y a le côté enquête policière et de l’autre, l’auteur nous explique les rouages du pouvoir, des services secrets africains, les petits mensonges et les grandes trahisons. Cette partie m’a été plus fastidieuse à lire, mais très intéressante à lire pour comprendre comment blanc – noir – zoulou – xhosa se font confiance et crée un nouveau gouvernement.

 

Note :   4  / 5  

Série avec l’inspecteur Griessel :
Le pic du diable
13 heures

Univers parallèle

 

ZOO CITY  de  Lauren BEUKES
Editions Eclipse   /   343 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Imaginez un monde où chaque criminel devrait vivre avec un compagnon animal dont il doit s’occuper, car si l’animal meurt, son propriétaire meurt aussi. C’est ainsi que les pires criminels d’Afrique du Sud survivent désormais à Zoo City.

 

Mon avis

Là encore une grosse déception, je n’ai pas réussi à dépasser la page 86 ! Pourtant l’idée de départ est excellente, je trouvais le concept intéressant (des criminels qui vivent avec un animal presque soudé à leurs corps) donc de ce fait ils vivent dans une ville où n’habite que des criminels (tueurs, pédophiles, voleurs, dealers, etc.) et ils continuent leurs petites affaires comme si de rien n’était.

L’histoire est racontée par Zinzi, jeune fille qui fait des arnaques par internet (elle envoie des spams par milliers, ou des mails vous disant que vous avez été choisi pour débloquer de l’argent du père qui est mort, et qu’elle va vous donner la moitié de sa fortune !) et quand des gogos mordent à l’hameçon elle touche de quoi vivre.

Je suis déçue car je trouvais le concept intéressant, original et surtout très en phase avec notre temps (utilisation de spams, d’internet, facebook, etc.). Le dessin de couverture est magnifique aussi, mais l’écriture était vraiment trop petite pour moi, ce qui a passablement ralenti ma lecture et émoussé mon plaisir. De plus, j’avais la tête ailleurs, à d’autres soucis privés, et je ne suis jamais arrivée à me faire enlever par l’histoire.

Je suis sûrement passée à côté, mais je suis sûre que d’autres y trouveront un réel plaisir.

 

Note :  pas fini    première publication en 2012

 

Dépaysement garanti

13 HEURES  de  Deon MEYER
Editions Seuil Policier    /    460 pages

 

 

Résumé de l’histoire

Afrique du Sud : Benny Griessel, inspecteur de police, est réveillé à 5h36, car on vient de découvrir une jeune femme avec la gorge tranchée. La journée commence mal pour lui. Vers 7h00 c’est Alexa Barnard, ex-chanteuse à sensation, qu’on découvre, saoul, à côté du cadavre de son mari.

En plus de ça, il doit former, conseiller, diriger et surveiller 4 jeunes inspecteurs de police d’ethnies différentes. Et pour couronner le tout, il a rendez-vous avec sa femme, Anna, en fin d’après-midi pour savoir s’ils vont reprendre leur vie commune, car depuis plusieurs mois il vit séparé de sa femme (pour réfléchir et suivre une thérapie pour les alcooliques).

 

Mon avis

J’ai adoré. D’abord je découvre un nouvel auteur de romans policiers, avec un nouvel inspecteur et surtout les histoires se passent dans la ville du Cap avec pour particularité « une classification des hommes » totalement différentes de tout ce que je connais, il y a : les blancs, les noirs et ensuite les métisses qui sont considérés par les autres comme des moins que rien ! Ensuite il y a disputes entre les différents services de police, qui refusent souvent de travailler ensemble et de partager les informations !!

Cet auteur a déjà plusieurs romans à son actif, mais on peut sans trop de problème les lire dans le désordre (ce que j’ai fais). Le rythme est enlevé, haletant, on est pressé de tourner les pages pour avoir de nouveaux éléments. Les différents policiers sont attachants, leur psychologie très fouillée, les traits de caractère des différentes ethnies très bien expliqués et pour terminer, on fait un peu d’histoire (le racisme dans la vie de tous les jours, les Afrikaners, les Zoulous, les Xhosas) tout ce qui fait la différence entre l’Afrique du Sud et l’Europe, et c’est très instructif sans être ennuyeux.

Je le recommande chaudement à qui veut lire un policier différent. Quand à moi, je vais essayer d’en découvrir d’autres de l’auteur.

 

Note :  4 / 5     première publication en 2011

 

 

Je suis le capitaine de mon âme

 

Réalisateur :  Clint Eastwood
Comédiens :  Morgan Freeman / Matt Damon / Scott Eastwood
Durée        :  2 h 14
Genre        :  Historique basé sur des faits réels

 

Note :  4  / 5    vu en janvier 2010

 

Résumé de l’histoire (résumé Pathé)

En 1994, l’élection de Nelson Mandela consacre la fin de l’Apartheid, mais l’Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995.

 

Mon avis

L’histoire de Nelson Mandela est longue et compliquée, politique et sanguinaire, pourtant Clint Eastwood a choisi un épisode sportif pour faire ressortir le côté humain de cet homme.

Il est le premier à pardonner à ses ennemis, à faire en sorte que noirs et blancs travaille ensemble, autant dans son cabinet, que pour sa sécurité, et il fait le pari qu’à force de se côtoyer, ses hommes et ses femmes créeront des liens et accepteront de changer, dans leurs cœurs mais aussi dans leurs têtes et dans leur façon de penser et de se regarder. Et au final, il a vu juste, même si ça prend du temps.

Pourtant le film est essentiellement tourné vers le rugby, on voit la préparation des joueurs, on voit des matchs et inconsciemment on apprend les règles, on vibre avec ses joueurs, et l’on se prend à rêver que la « petite équipe » gagne avec panache contre des équipes plus grandes et mieux entraînées. Et le pari est gagné, on souhaite avec ferveur la coupe pour les Springs bock.

Un très beau film, tant sur l’aspect humain que politique ou sportif. On voit avec quelle facilité Mandela parle avec son staff (secrétaire, garde du corps ou autre) avec respect et compassion, comme s’il avait toujours connu toutes ses personnes.

J’ai été happée par l’histoire et j’en suis ressortie essoufflée deux heures plus tard. Mais il faut tout de même aimer le sport en général et le rugby en particulier, car sinon certains risqueront de s’ennuyer ferme. Mais pour moi une très grande réussite.

 

 

Est-ce l’avenir de la Terre ?

 

DISTRICT 9

Réalisateur : Neil Blomkamp / Peter Jackson
Comédiens : Sharlto Copley / David James / Jason Cope
Durée        : 1 h 52
Genre        : Film fantastique

 

Note : 5 / 5    vu en octobre 2009

 

Résumé de l’histoire

Il y a trente ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre. Les humains avaient tout imaginé, sauf ce qui se produisit. Les extraterrestres n’étaient venus ni nous attaquer, ni nous offrir un savoir supérieur.

Ces visiteurs d’au-delà des étoiles étaient des réfugiés, les derniers survivants de leur monde. Ils furent temporairement installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire.

Depuis, la gestion de la situation a été transférée à la MNU (Multi-National United), une société privée qui n’a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d’énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu’à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l’ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsqu’un agent de terrain du MNU, Wikus van der Merwe, contracte un mystérieux virus qui se met à modifier son ADN …

 

Mon avis

J’ai tout simplement adoré !! J’ai été sous tension du début à la fin, même si on voit bien certaines choses venir assez naturellement. Je trouve les effets spéciaux très réussis, surtout ceux concernant le vaisseau ainsi que ceux des « crevettes » qui malgré tout ont un « accent très humain » surtout dans le regard.

J’ai adoré détester Wikus et le voir peut à peut s’humaniser. Voir à quel point il est débrouille quand sa vie est en danger. Tout risquer pour pouvoir redevenir un humain … alors pour moi se pose une question … peut être que ces « crevettes » étaient des êtres humains avant …

Enfin, une très bonne mise en bouche, car à n’en pas douter il y aura une suite, et je m’en réjouis d’avance.