La reconversion

L’AME DU CHASSEUR  de  Deon MEYER
Editions  Seuil policier   /  422   pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Véritable force de la nature, « Pti » Mpayipheli s’est refait une vie honorable après sa mise au chômage par les services secrets sud-africains, lorsque la fille d’un vieux camarade de lutte lui demande son aide. Son père a été enlevé et ses ravisseurs menacent de le tuer si elle ne leur livre pas la rançon bien particulière qu’ils exigent.

Que faire ? Renouer avec un passé de meurtres et de corruption qu’il a eu du mal à mettre derrière lui pour sauver son ami ou le laisser tomber pour protéger sa nouvelle existence ? Il n’hésite pas et les ennuis commencent : derrière le kidnapping, c’est en effet tout autre chose qui se joue et l’oblige à jouer son va-tout.

Superbe course poursuite à travers une Afrique du Sud toujours en proie à ses vieux démons.

 

Mon avis

J’ai découvert Déon Meyer avec sa série de roman policier et son héros récurent l’inspecteur Griessel et j’avais adoré, mais il n’apparaît pas dans ce roman.

Ici il est question de Mpayipheli, un guerrier qui a été récupéré par les services secrets pour défendre son pays et envoyé en Europe afin de suivre des stages commandos.

Mais, avec la fin de l’apartheid, il se retrouve sans travail et doit donner un nouveau sens à sa vie. Après avoir travaillé pour un trafiquant de drogues, il rentre dans le droit chemin et travaille comme mécano, il tombe amoureux de Miriam et prend soin de son fils Pakamile.

Pourtant son passé le rattrape, il doit aider un ancien camarade et reprendre ses habitudes de chasseur et de tueur. Mais durant ce long périple, il va réfléchir à sa vie et faire des choix capitaux.

Ce personnage est déjà le héros de 2 autres romans, qu’il faudrait lire avant celui-ci, soit : Jusqu’au dernier / les soldats de l’aube.

Donc dans ce roman, il y a le côté enquête policière et de l’autre, l’auteur nous explique les rouages du pouvoir, des services secrets africains, les petits mensonges et les grandes trahisons. Cette partie m’a été plus fastidieuse à lire, mais très intéressante à lire pour comprendre comment blanc – noir – zoulou – xhosa se font confiance et crée un nouveau gouvernement.

 

Note :   4  / 5  

Série avec l’inspecteur Griessel :
Le pic du diable
13 heures

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Je suis le capitaine de mon âme

 

Réalisateur :  Clint Eastwood
Comédiens :  Morgan Freeman / Matt Damon / Scott Eastwood
Durée        :  2 h 14
Genre        :  Historique basé sur des faits réels

 

Note :  4  / 5    vu en janvier 2010

 

Résumé de l’histoire (résumé Pathé)

En 1994, l’élection de Nelson Mandela consacre la fin de l’Apartheid, mais l’Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995.

 

Mon avis

L’histoire de Nelson Mandela est longue et compliquée, politique et sanguinaire, pourtant Clint Eastwood a choisi un épisode sportif pour faire ressortir le côté humain de cet homme.

Il est le premier à pardonner à ses ennemis, à faire en sorte que noirs et blancs travaille ensemble, autant dans son cabinet, que pour sa sécurité, et il fait le pari qu’à force de se côtoyer, ses hommes et ses femmes créeront des liens et accepteront de changer, dans leurs cœurs mais aussi dans leurs têtes et dans leur façon de penser et de se regarder. Et au final, il a vu juste, même si ça prend du temps.

Pourtant le film est essentiellement tourné vers le rugby, on voit la préparation des joueurs, on voit des matchs et inconsciemment on apprend les règles, on vibre avec ses joueurs, et l’on se prend à rêver que la « petite équipe » gagne avec panache contre des équipes plus grandes et mieux entraînées. Et le pari est gagné, on souhaite avec ferveur la coupe pour les Springs bock.

Un très beau film, tant sur l’aspect humain que politique ou sportif. On voit avec quelle facilité Mandela parle avec son staff (secrétaire, garde du corps ou autre) avec respect et compassion, comme s’il avait toujours connu toutes ses personnes.

J’ai été happée par l’histoire et j’en suis ressortie essoufflée deux heures plus tard. Mais il faut tout de même aimer le sport en général et le rugby en particulier, car sinon certains risqueront de s’ennuyer ferme. Mais pour moi une très grande réussite.