Je suis le capitaine de mon âme

 

Réalisateur :  Clint Eastwood
Comédiens :  Morgan Freeman / Matt Damon / Scott Eastwood
Durée        :  2 h 14
Genre        :  Historique basé sur des faits réels

 

Note :  4  / 5    vu en janvier 2010

 

Résumé de l’histoire (résumé Pathé)

En 1994, l’élection de Nelson Mandela consacre la fin de l’Apartheid, mais l’Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995.

 

Mon avis

L’histoire de Nelson Mandela est longue et compliquée, politique et sanguinaire, pourtant Clint Eastwood a choisi un épisode sportif pour faire ressortir le côté humain de cet homme.

Il est le premier à pardonner à ses ennemis, à faire en sorte que noirs et blancs travaille ensemble, autant dans son cabinet, que pour sa sécurité, et il fait le pari qu’à force de se côtoyer, ses hommes et ses femmes créeront des liens et accepteront de changer, dans leurs cœurs mais aussi dans leurs têtes et dans leur façon de penser et de se regarder. Et au final, il a vu juste, même si ça prend du temps.

Pourtant le film est essentiellement tourné vers le rugby, on voit la préparation des joueurs, on voit des matchs et inconsciemment on apprend les règles, on vibre avec ses joueurs, et l’on se prend à rêver que la « petite équipe » gagne avec panache contre des équipes plus grandes et mieux entraînées. Et le pari est gagné, on souhaite avec ferveur la coupe pour les Springs bock.

Un très beau film, tant sur l’aspect humain que politique ou sportif. On voit avec quelle facilité Mandela parle avec son staff (secrétaire, garde du corps ou autre) avec respect et compassion, comme s’il avait toujours connu toutes ses personnes.

J’ai été happée par l’histoire et j’en suis ressortie essoufflée deux heures plus tard. Mais il faut tout de même aimer le sport en général et le rugby en particulier, car sinon certains risqueront de s’ennuyer ferme. Mais pour moi une très grande réussite.

 

 

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Fais gaffe à toi

 

GRAN TORINO

 

Réalisateur : Clint Eastwood
Comédiens : Clint Eastwood / Christopher Carley / John Carroll Lynch
Durée        : 1 h 55

 

Note : 5/ 5   vu en mars 2009

 

Résumé de l’histoire

Walt Kowalski vient de perdre sa femme. Il vit seul avec sa chienne Daisy dans une banlieue de Detroit.

Raciste, vétéran de la guerre de Corée, il passe son temps à maugréer contre ses voisins issus de la communauté asiatique Hmong, tout en astiquant ses fusils et sa Ford Gran Torino 72. Jusqu’au jour où le fils des voisins tente de voler sa voiture.

 

Mon avis

A mon humble avis du grand Eastwood. Mais bon je suis fan, alors peut être pas tout à fait impartiale.

J’ai aimé le découvrir à la fin de sa vie, bougon, grognon, (avec des mimiques inimitables) raciste, vivant dans ses souvenirs, ayant du mal à s’intégrer dans son quartier, essayant de vivre sa retraite tranquillement, malgré la perte de sa femme. Il a deux fils, qui sont mariés avec des enfants et il a bien de la peine à parler avec eux. Et malgré son caractère difficile, je l’ai trouvé attachant et vrai.

Mais quand il décide de prendre Tao, le fils de ses voisines sous son aile, on sent rapidement qu’il s’y attache et qu’il s’en occupe comme il aurait voulu le faire avec ses propres fils. Il a aussi beaucoup de tendresse pour la sœur de Tao, malgré son fichu caractère.

Alors, quand les membres de la communauté Hmong s’en prennent à la famille de Tao, il ne peut s’empêcher de réagir et de les protéger. Dans un 1er temps à la façon de l’inspecteur Harry dans ses grands jours, avec force et violence et dans un 2ème temps, d’une manière différente, très fine, psychologique et qui lui permettra de se retirer avec les honneurs.

Pour couronner le tout, de bons dialogues, de l’humour, le film a très peu de temps mort et on ne voit pas le temps passer. Seul bémol, pour moi, on ne voit sa fameuse Gran Torino que 10 minutes de tout le film.

Mention spéciale pour l’acteur qui joue le prêtre irlandais que j’ai vraiment trouvé très bon ainsi que pour les acteurs Hmong qui sont réellement de cette communauté (donc de jeunes acteurs totalement inconnus).