Histoires troubles

VOUS NE ME CONNAISSEZ PAS  de  Joyce Carol OATES
Editions Philippe Rey   –   350 pages

 

Résumé de l’histoire

 

Voici un résumé très succinct des nouvelles que j’ai préférée.

Curly reed : cette nouvelle concerne un secret de famille, que Curly, une enfant de 13 ans va révéler par inadvertance et qui aura des conséquences désastreuses pour ses frères.

La fille à l’œil poché : mini thriller, puisqu’une femme raconte son enlèvement alors qu’elle était une ado, et après avoir été sauvé, elle essaie de faire comme si cela n’était jamais arrivé.

Complice : Steven et sa femme ont un seul différent dans leur vie de couple, le beau-frère qui passe son temps à téléphoner à sa sœur pour se plaindre de sa vie et il est toujours en dépression. Steven en vient à souhaiter qu’il disparaisse … et si son vœu se réalisait sur un malentendu ?

Maître assistant :  Erna Schegloff, 27 ans, enseigne aux cours du soir, la plupart de ses élèves sont peu intéressants, mais ce n’est pas le cas de Arno C. Kethy, qui a passé 8 ans en prison pour un délit qu’il n’a pas commis et qui fait une fixette sur Erna. La nouvelle est flippante.

Mme Halifax et Rickie Swann – une ballade : Ou comment Rickie, 15 ans, découvre l’amour avec sa prof, Mme Halifax, 30 ans, mariée et une belle paire de seins  …

Les mutants : Une très courte nouvelle, sur une femme qui perd son fiancé pendant les attentas du 11 septembre.

 

Mon avis

Il s’agit d’un recueil de 19 nouvelles, qui sont écrites en 19 pages en moyenne. J’ai eu l’impression que la plupart démarrent suite à un fait divers lu dans la presse, et que l’auteur extrapole à partir de là une nouvelle.

Cette lecture fût très agréable, même si les nouvelles sont inégales au niveau intérêt. Dans l’ensemble elles sont très bonnes dans des registres divers, certaines histoires sont flippantes, d’autres ressemblent à des enquêtes policières.

J’ai passé un très bon moment, je le recommande.

 

Note :   4  / 5 

 

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Deux mondes opposés

LA FILLE TATOUEE  de  Joyce Carol OATES
Editions Stock – la cosmopolite   /   374 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Joshuas Seigl, la quarantaine, écrivain estimé, riche et séduisant, est maître de son destin. Jusqu’au jour où une mystérieuse maladie l’oblige à engager une personne pour l’assister au quotidien.

Lorsqu’il rencontre par hasard Alma Busch, une jeune femme pauvre et illettrée, recouverte d’intrigants tatouages, Seigl ne peut résister à l’envie de jouer les Pygmalion.

Convaincu de lui offrir la chance de sa vie, il lui propose le poste et lui ouvre les portes de son intimité. Malheureusement pour lui, Alma n’est pas la créature vulnérable qu’il croit, et lui fait payer très cher son paternalisme.

Ce roman est un huis clos érotique qui réunit deux visages de l’Amérique : l’élite cultivée, européenne, urbaine, et les exclus du système, analphabètes, sans ressources ni perspective. Deux mondes qui se croisent mais ne se connaissent pas, et qui surtout ne parviennent pas à se comprendre. Variation magistrale sur le thème du maître et du serviteur, ce roman est sans doute le plus controversé de Joyce Carol Oates.

 

Mon avis

Je me réjouissais beaucoup à l’idée de découvrir ce roman, dont j’ai adoré le 4ème de couverture. Malheureusement, je n’ai jamais réussi à entrer dans l’histoire, faite de longueurs insoutenables pour moi.

J’ai réussi à aller jusqu’à la page 120, on en était seulement à la présentation des 2 protagonistes, et le roman n’était pas encore commencé. Je crois que les personnages m’ont énervée. Je n’ai jamais réussi à éprouver de l’empathie pour Joshuas ou Alma.

Pourtant je reste persuadée que ce roman est très bon et est toujours susceptible de me plaire. Peut être est-il arrivé au mauvais moment pour moi.

 

Note :   pas fini

Deux romans que j’ai préféré
Daddy love
Confessions d’un gang de filles

 

Soif de justice

Confessions d'un gang de filles (La cosmopolite)

CONFESSIONS D’UN GANG DE FILLES  de  Joyce Carol OATES
Editions Stock   /   383 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Une petite ville ouvrière au nord de New York, dans les années 50. 5 lycéennes forment une bande (FOXFIRE) vouée à l’orgueil, au pouvoir et à la vengeance, dans un monde qui leur semble fait pour les mépriser et les détruire.

Voici donc Maddy Monkey, la narratrice, Goldie dont le corps tranquille masque un tempérament explosif, Lana avec sa chevelure à la Marilyn Monroe et ses paquets de Chesterfield, la timide Rita dont l’humiliation amène FOXFIRE a son premier acte de vengeance, mais voici surtout l’inoubliable Legs Sadovsky et sa beauté glaciale, Legs dont le sang-froid, le culot, la force, la haine et la souffrance animent, soudent, embrasent ce gang marqué par une rage libératoire qui brûle trop ardemment pour durer.

Un livre dévastateur, débordant de passion, un récit et une écriture qui capturent avec un talent jamais démenti, la fureur de vivre des jeunes, l’exaltation du complot et l’inévitable dénouement de violence, le tout sous-tendu d’une bien jolie tendresse.

Je me suis contentée de recopier le 4èmede couv, car pour une fois il n’en dit pas trop et exprime joliment ce que j’ai ressenti.

 

Mon avis

Soyons clair, première fois que je lis JCO et c’est un vrai coup de cœur. Sans trop savoir pourquoi, cette romancière m’impressionnais et me faisais un peu peur. A tort, car j’ai passé un excellent moment.

L’écriture est vive, fluide, acérée, ses héroïnes sont entières et sans concessions, avec du caractère. J’ai aimé découvrir la vie d’un gang de filles (ce qui n’existait pas) dans les années 50. Au départ, elles défendent des causes justes : dénoncer un prof qui tripotent des gamines, dire tout haut ce que les gens pensent tout bas, dénoncer un magasin qui torturent des animaux et ensuite les vendent à des laboratoires, etc.

Mais fatalement, elles deviennent un peu hors-la-loi, vont en maison de correction (ces passages sont glaçants) et d’un petit gang de 5 copines, elles en veulent plus, engage des membres à tour de bras, commencent à faire des braquages, des vols, voir un kidnapping ! Car le fond du problème c’est l’argent. Quand personne ne travaille et qu’il faut quand même payer le loyer … il faut bien s’organiser.

J’ai passé plusieurs jours hors du temps, ayant de la peine à fermer le livre, tant l’intrigue me tenais en haleine et me demandant comment tout cela allait se terminer.

Je le recommande chaudement et bien sûr je vais en lire d’autres.

 

Note : 5 / 5     coup de cœur        première publication en 2012