Changement de vie

BROOKLYN FOLLIES  de  Paul AUSTER
Editions Actes Sud   –   364 pages

 

Résumé de l’histoire

Nathan Glass a soixante ans : un divorce, un cancer en rémission, trente ans de carrière dans une compagnie d’assurance à Manhattan et une certaine solitude qui ne l’empêche pas d’aborder le dernier versant de son existence avec sérénité.

Dans ce roman pourtant condensé, Paul Auster prend le temps de nous raconter, avec force détail, des tranches de vie des gens qu’il va rencontrer fortuitement.

Il y aura d’abord Tom Wood, son neveu, qu’il a perdu de vue depuis des années. Il travaille dans une librairie, après avoir été chauffeur de taxi, alors qu’il se destinait à devenir professeur. Il est dépressif, a 30 kilos de trop, n’a pas eu de petite amie depuis des lustres, et la vie lui semble bien morne. Mais grâce à son oncle, il va se reprendre en main, rencontrer la femme de sa vie et peut être même se marier et avoir des enfants.

On fait aussi la connaissance de Harry, le patron de son neveu, un homme plein de mystère, qui a eu une vie bien plus tumultueuse qu’on ne pourrait le penser au premier abord. Comme il se prend d’amitié avec Nathan, il se met à lui raconter ses plus noirs secrets (fraude, homosexualité, prison).

Nathan aura l’occasion de se conduire en héros, en sauvant sa nièce, Aurora, et sa fille, d’un mariage malheureux.

Mais Nathan aura aussi la chance de rencontrer l’amour pour lui-même, de voir sa santé s’améliorer, et se rendre compte qu’il ne va pas mourir tout de suite.

 

Mon avis

Je n’ai de loin pas lu tous les romans de Paul Auster, mais celui-ci est mon préféré en raison de son optimisme dans la vie et ce, jusqu’au bout du roman, ce qui n’est pas toujours le cas de l’auteur.

Même si le roman est touffu, les personnages nombreux et tous très détaillés psychologiquement, ils sont tous très attachants. Au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire, on a l’impression d’être avec des potes, qui nous racontent leurs déboires.

J’ai passé un excellent moment avec ce roman à l’énergie débordante de vie et de pensées positives.

 

Note :   5  / 5 

 

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Le hérisson qui pique

 

Hier soir, je me suis régalée avec le film passant sur France 2 : Le hérisson, qui est tiré d’un livre écrit par Muriel Barbery, en 2009 en format poche, et qui avait affolé la blogosphère au moment de sa sortie.

Le roman avait été encensé, tant par les lectrices que par les professionnels de l’écriture. J’ai eu envie de le lire, mais ce battage médiatique m’a soûlée et finalement je l’ai ignoré.

Je savais qu’un film avait été tiré du roman, et de l’eau ayant passé sous les ponts, j’ai décidé de le regarder, et je dois avouer que j’ai passé un moment fort en émotion. J’ai versé une petite larme à la fin, surprise par la tournure des événements.

Je raconte …

L’histoire se passe à Paris, dans un immeuble cossu, avec seulement 5 appartements de grand luxe, habité par des bourgeois, et le décès de l’un des locataires va bouleverser le quotidien des autres.

Dans cet immeuble habite une fillette de 11 ans, Paloma Josse, intelligente, créative (ses dessins et autres découpages m’ont beaucoup plu) et qui décide que le jour de ses 12 ans, elle se suicidera (l’échéance est dans une centaine de jours), mais ce n’est pas pour autant qu’elle ne doit rien faire d’intelligent.

On découvre la concierge Renée Michel (jouée par Josiane Balasko), qui habite dans la loge, à côté de la porte d’entrée. Elle est banale, vilaine et forcément stupide, avec son gros chat qui roupille dans le fauteuil. Mais quand la porte de la loge se ferme, on découvre une lectrice passionnée, qui lit des classiques, en mangeant du chocolat noir, accompagné de thés raffinés.

Dans le nouvel appartement laissé vacant, le nouveau locataire est un japonais, Monsieur Kakuro Ozu, un homme discret, aimable, très cultivé (des films, des romans, la peinture) et qui traite la concierge avec respect. Au détour d’une phrase (emprunté à un roman de Tolstoï), il la soupçonne d’être une lectrice de haut niveau et il l’invite à manger chez lui.

Paloma devient aussi amie avec Monsieur Kakuro et en profite pour parler en japonais avec son voisin et pour découvrir sa culture. Elle devine aussi que Madame Michel est bien plus cultivée et plus humaine qu’elle ne veut le laisser paraître. Et l’on suit la vie quotidienne de ces 3 protagonistes pendant quelques semaines, jusqu’à l’incident final.