Retour sur une vie

NYMPHEAS NOIRS  de  Michel BUSSI
Editions Presses de la Cité  –  438  pages

 

Résumé de l’histoire

Cette histoire se passe sur 13 jours. Elle commence et se termine par un meurtre. L’inspecteur Laurent Sénérac et son adjoint Sylvio Bénavides travaille sur cette enquête de manière très différente. Le premier avec son instinct, le deuxième est le roi de la liste et de la comparaison des indices.

Il y a trois personnages très importants. D’abord une fillette de 10 ans prénommée Fanette Morelle qui est très douée en peinture, une institutrice Stéphanie Dupain, qui connaît tous les artistes venu à Giverny et leur histoire, et la dernière c’est une vieille de 80 ans qui épie, voit tout et sait tout.

 

Mon avis

Pour moi un grand coup de cœur. Sûrement le meilleur roman que Michel Bussi ait écrit.

Une écriture fluide, des personnages attachants, des informations très intéressantes sur Claude Monet et sa vie dans le village de Giverny, sa façon de peindre et comment il influença la vie des habitants.

Difficile d’en parler sans révéler une partie du pitch et je trouve que pour une fois la fin tient ses promesses, les explications sont claires une fois que le contexte espace temps est expliqué.

C’est à la fois une histoire d’amour multiple, être amoureuse de deux hommes en même temps, amour de la peinture et une enquête policière avec deux morts tué de la même façon à 30 ans d’intervalles. Même le chien Neptune a son importance.

Mais si vous ne l’avez pas lu, trouvez le en urgence et jetez vous dessus !

Note :   5 / 5  

 

Bibliographie :
Un avion sans elle  4/5
L’écharpe rouge  3/5

 

L’écharpe rouge

N’OUBLIER JAMAIS   de   Michel BUSSI
Editions Presses de la Cité   –   500 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Il court vite Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper.

A Yport, parti s’entraîner sur la plus haute falaise d’Europe, il a d’abord remarqué l’écharpe rouge, accrochée à une clôture, puis la femme brune, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Ils sont seuls au monde, Jamal lui tend l’écharpe comme on tend une bouée.

Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, gît sous les yeux effarés de Jamal le corps inerte de l’inconnue. A son cou, l’écharpe rouge.

C’est la version de Jamal. Le croyez-vous ?

 

Mon avis

Celui-ci est mon deuxième roman de l’auteur, et je suis partagée. D’un côté j’ai envie de crier au génie et de l’autre je suis déçue … mais je n’arrive pas à me l’expliquer.

L’histoire en quelques mots, afin de ne pas tout dévoiler. Deux meurtres, commis de la même manière (fille violée puis jetée du haut d’une falaise, avec une écharpe rouge au cou), mais à 10 ans d’intervalle. S’agit-il d’un sérial killer ? A-t-il choisi ses victimes au hasard ? Pourquoi attendre 10 ans avant de commettre un autre meurtre ? Ont-elles un lien, se connaissaient-elles ? L’entourage est-il irréprochable ? Y a t-il seulement un lien entre la mort de ces deux jeunes filles ?

Le roman est très dense, avec beaucoup de protagonistes qui souvent jouent deux rôles. Pour le même meurtre, il y a deux versions possibles. Mais comme le roman fait 500 pages, il suffit d’oublier quelques détails et tout de suite on a de la peine à rattacher les wagons. Il faudrait pouvoir lire non stop pendant plusieurs jours, pour bien rester dans l’action.

J’avoue que je lis lentement, et qu’il m’a fallut plusieurs semaines pour en venir à bout, et que c’est le premier roman que j’ai lu juste après mon accident. Avec mes mains qui venaient d’être démoulées, j’avais de la peine à me concentrer et surtout à tenir longtemps le livre dans mes mains sans avoir mal.

Même si avec le recul, j’avoue que la trame du roman est géniale, et je ne peux malheureusement pas la raconter, la lecture est soutenue, et vers la fin du roman, au moment des explications, j’ai trouvé certaines choses tirées par les cheveux.

Mais une chose est sûre, le style est fluide, les personnages complexes, et très vite on pense être au bord de la folie. On cherche à trouver l’assassin et le pourquoi, mais très vite chaque hypothèse est déboutée. Ce qui nous incite à tourner les pages avec fébrilité, mais une fois que j’ai eu toutes les réponses, certaines m’ont laissées très perplexe.

Au final, un bon moment tout de même avec cet auteur.

Son autre roman ici

 

Note :   3  / 5 

A la recherche de la vérité

UN AVION SANS ELLE  de  Michel BUSSI
Editions Pocket   /   573 pages

 

Résumé de l’histoire

L’histoire démarre le 23 décembre 1980, dans un avion reliant Istanbul à Paris. A cause du mauvais temps, il se crash, tuant tous les passagers et le personnel de bord … sauf une petite fille, âgée de 3 mois, éjectée au moment du choc.

Deux familles revendiquent la paternité de cette enfant. D’un côté, les Carville, riche famille d’industriel, vivant dans un magnifique manoir, avec piscine et luxurieux jardins près de Paris, et de l’autre, la modeste famille Vitral, qui vit dans une minuscule maison et qui a toutes les peines à joindre les deux bouts.

Comme les deux familles ne sont pas d’accord, c’est à la justice de trancher et suite à une investigation assez poussée, la petite fille surnommée Lylie (contraction de ses deux prénoms : Lyse-Rose et Emilie) est finalement attribuée à la famille Vitral.

Mais les Carvilles ne veulent pas en rester là, et ils engagent Grand-Duc, un détective privé, en lui donnant carte blanche pour suivre toutes les pistes et vraiment savoir à qui revient cette enfant. Il a 18 ans pour mener son enquête et révéler la vérité.

Ainsi donc, Grand-Duc sera proche des deux familles et va surveiller la petite Lylie en permanence, afin de savoir si elle va ressembler (que ce soit par son physique, ses compétences intellectuelles, musicales ou autres) à l’une ou l’autre famille.

Ainsi Lylie vit avec les Vitral et son frère Marc, elle est radieuse, douée pour l’école, la musique, les arts et devient une très belle jeune fille. A tel point que Marc est troublé en permanence, mais il se voit mal être amoureux de sa sœur ! Lui aussi espère que Grand-Duc va trouver la vérité. Dans les années 1995, le test adn devient accessible à ceux qui ont de l’argent pour le pratiquer et la réponse sera troublante.

La fin sera surprenante, j’ai été surprise et peut être un peu déçue de la conclusion, que forcément j’imaginais différente, mais avec le recul ce n’est pas si mal.

 

Mon avis

Mon tout premier roman de Michel Bussi et je ne suis pas déçue, et je sais déjà que je lirai les autres.

Un roman avec une histoire très intéressante à la base, du suspense au point qu’on ose pas poser le livre, et même quand c’est fait, on est toujours en pensée avec ses deux familles.

J’ai été totalement captivée par ce récit, les personnages sont bien étoffés, certains attachants, d’autres à la limite de la folie.

 

Note :   4  / 5  

Mais qui est-il ? Portrait

Michel Bussi est professeur à l’université de Rouen, il a notamment publié « Nymphéas noirs », le polar français le plus primé en 2011.

Pour ce roman « un avion sans elle », il a reçu le prix Maison de la Presse en 2012 ainsi que le prix du Roman populaire.

Il a déjà écrit 5 romans, à  raison de un par année.