Les Durrells – saison 1

Voici une série anglaise que j’ai vue il y a quelques semaines sur la RTS, la chaîne suisse romande, et dès ce soir elle passe sur France 3 à 20h55, et il ne faut vraiment pas la rater, tant elle est originale et rafraîchissante et surtout tirée d’une histoire vraie.

Dans les années 30, Louisa Durrell galère. Elle est veuve, anglaise, couverte de dettes et doit s’occuper de 4 enfants allant de 10 à 22 ans. Quand son fils aîné Larry, lui dit que la vie serait plus belle au soleil, elle vend tout et cette joyeuse tribu part pour Corfou, où elle espère un nouveau départ pour sa famille.

Il s’agit d’une mini-série de six épisode, qui raconte l’arrivée et l’installation de la famille Durrell à Corfou. Il y a l’aîné, Larry, 22 ans, qui passe son temps sur sa machine à écrire, car il veut devenir un grand écrivain, ce qu’il deviendra plus tard. Vient ensuite Leslie, 18 ans, qui ne sait que chasser et tomber amoureux des demoiselles de l’île. Il y a aussi Margot, 16 ans, qui ne sait rien faire et dont le projet est de trouver un riche anglais qui l’épousera. Et puis le petit dernier, Gérald, âgé de 10 ans, qui est fasciné par les animaux en tout genre, qui les capturent et les étudient à longueur de journée, et c’est lui qui écrira une trilogie s’intitulant : la trilogie de Corfou, dont est inspiré la série, mais il deviendra surtout un zoologiste réputé.

Mais ce qui est le plus intéressant, c’est que l’unité familiale se resserre, les 4 enfants sont souvent en train de conspirer, car ils aimeraient que leur mère tombe à  nouveau amoureuse et se marie. Et il y a la gentillesse des grecs, qui leur viennent en aide.

C’est une série pleine d’optimisme, l’île de Corfou est magnifique, et il y a tout un tas de situations cocasses. Vraiment à ne pas manquer.

Ci-dessous un extrait, en anglais, mais la série est doublée.

 

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Serrons les coudes

LES RAISINS DE LA COLERE  de  John STEINBECK
Editions Biblos   /   653 pages

 

Résumé de l’histoire

Tom Joad sort de prison et retourne à la ferme familiale pour travailler la terre avec ses parents. En chemin, il rencontre le pasteur Jim Casy et l’emmène avec lui. Arrivé sur ces terres, il s’aperçoit que sa famille n’habite plus là, ils ont été chassés par la banque, car ils n’arrivaient plus à payer les traites et que la banque a chassé toutes les autres familles sur des milliers d’hectares.

Ses parents, avec ses frères et sœurs et ses grands-parents, se sont réfugiés chez l’oncle, ils ont vendu tout leurs biens, mis l’argent en commun pour acheter un vieux camion, et ils s’apprêtent à partir pour la Californie, où des milliers d’ouvriers sont attendus pour ramasser les fruits et le coton et l’on dit que l’ouvrage est très bien payé et que là-bas il fait toujours beau.

Commence ainsi un périple à travers les Etats-Unis, les petits métiers disparaissent au profit de l’industrialisation (les grosses machines agricoles qui remplacent les hommes et les animaux de sommes). Je situe l’histoire vers 1920 – 30, mais je n’en suis pas sûre.

Mais une fois arrivé sur place la malchance continue. Il n’y a presque pas de travail et c’est très mal payé (à peine quelques dollars par jour et pas personne). Ils sont obligés de coucher dans un baraquement de fortune, loué par le patron, qui reprend ainsi la moitié du salaire qu’il vient de leur donner ! Les banques s’arrangent pour ne pas leur faire de crédit afin qu’ils ne puissent pas acheter de maison ni de terrain. Quand ils essayent d’aller travailler à la concurrence et qu’ils acceptent d’être payé encore moins cher, ils se font tabasser par les ouvriers sur place, car ils cassent les prix et le piquet de grève qui s’était installé. Ils finissent en prison et ne sont relâchés qu’avec la promesse qu’ils quittent la région sous 48 h.

 

Mon avis

Une grande saga familiale sur une période de quelques mois, avec plusieurs niveaux de lecture. Un magnifique moment, l’écriture est fluide, vive, on s’attache à cette famille qui fait tout pour s’en sortir malgré les multiples embûches. Steinbeck explique avec une grande simplicité la politique américaine de ce début de XXème siècle. J’avais peur d’une écriture trop compliquée et de mots ardus, et ce ne fut vraiment pas le cas. Je le recommande vivement à tous ceux qui n’ont eu l’opportunité de le lire.

L’histoire familiale des Joad pendant la crise au début des années 1920 et tout ce qu’ils vont faire pour rester la tête hors de l’eau.

Mais aussi une explication de la politique américaine envers le « petit peuple » qui est exploité par l’administration, la police, les grands propriétaires terriens et le gouvernement.

 

Note :   4  / 5    premièe publication en 2011

 

Un autre roman de cet auteur :