Jour de baston

BASTILLE DAY

4/5

 

Film d’action américain, se passant à Paris, avec Idris Elba, connu pour ses rôles de flic ou de méchant, et en prime acteur que j’adore.

Un bon film d’action, on n’a pas le temps de s’endormir, pas mal de baston et un scénario qui est tellement proche de la réalité (l’attentat de Nice !), que j’ai un goût étrange en bouche.

Tout démarre avec un pickpocket joué par Richard Maden, il vole le sac d’une fille, n’y trouve rien d’intéressant à part un portable, et jette le reste. Quelques secondes plus tard, le sac explose, en pleine rue, faisant 4 morts. Tout cela à quelques heures du défilé du 14 juillet.

Sean Briar, agent de la CIA à Paris, joué par Idris Elba, impulsif et ne suivant aucun ordre, est chargé de retrouvé le pickpocket d’origine américaine, et de lui faire cracher le morceau, à savoir, où et quand la prochaine bombe va exploser, car il est pris pour un terroriste.

Briar va remonter seul la piste, et se rendre compte que tout vient de l’intérieur … qu’il s’agit d’un complot où comment retourner la tête des masses populaires. José Garcia joue le rôle du méchant pour une fois.

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L’histoire de la licorne

LA DAME A LA LICORNE  de  TRACY CHEVALIER
Editions Quai Voltaire  /  300 pages

 

Résumé de l’histoire

Une histoire sur 3 ans, entre Paris et Bruxelles, entre un peintre et un lissier (tapissier) au 15ème siècle.

Tout commence avec Nicolas des Innocents, peintre à la cour, qui fait surtout des visages de femmes en miniature, qui est convoqué par un noble (Le Viste) pour faire une peinture de bataille qui sera ensuite transformée en tapisserie, car en 1490 c’est très à la mode.

Mais Nicolas est aussi un chaud lapin, et il aime surtout les jeunes filles, dès 13 ans, les engrossent et ensuite disparaît dans la nature. N’ayant pas envie de peindre une bataille, il propose des scènes de séduction entre une dame et une licorne. La dame de son tableau ressemblant à Claude Le Viste la fille de son commanditaire.

La deuxième partie de l’histoire se passe à Bruxelles, chez le lissier, Georges de la Chapelle, qui travaille avec son fils, sa fille et sa femme. Nicolas des Innocents à fait le voyage, car ses peintures vont être agrandies sur des cartons, pour que le lissier puisse faire son travail et il veut surveiller ça, car il a trop peur que les visages des femmes (Claude Le Viste ainsi que sa mère) ne ressemblent plus à l’original.

Au fil des semaines, il lie une amitié avec cette famille, et surtout il courtise Aliénor, la jeune fille du lissier, qui a la particularité d’être aveugle. Quand il revient l’année suivante pour voir comment avance la tapisserie, il change les visages des femmes et les remplacent par ceux d’Aliénor et de sa mère.

Lors d’une conversation qu’il surprend entre le père et la mère d’Aliénor, il comprend qu’elle va bientôt être mariée, de force, à Jacques Leboeuf, un marchand, pas très beau, rustre et qui sent la pisse, conséquence de son métier, car il fabrique la couleur bleue et il teint la laine dans cette couleur recherchée pour l’époque.

Mais si Aliénor est déshonorée (donc enceinte d’un autre) ça pourrait couper court aux tractations pour autant qu’un autre veuille bien l’épouser. Et tout cela se fera au nez et à la barbe des parents, mais ça changera aussi le destin d’Aliénor.

 

Mon avis

Encore une fois un roman magnifique, on se laisse emporter par les aventures de chacun. Le roman est très documenté sur la façon dont se faisait une tapisserie, avec des détails techniques mais bien incorporés dans l’histoire, donc on ne s’ennuie pas une minute.

Elle part d’un fait réel, cette tapisserie existe, mais les histoires d’amour sont pure fiction de l’auteur. Les personnages sont attachants, surtout Aliénor et la jeune Claude Le Viste, têtue, mal-aimée par sa mère, qui connaîtra un triste destin.

Note :   4  / 5  un autre de ces romans ici 

 

Creux et vain

 

LE CHAPEAU DE VICTOR NOIR  de  Adrian MATHEWS
Editions Denoël   /   381 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Philip Kovacks, un universitaire britannique installé à Paris, mène une vie recluse, sans saveur. Son divorce l’a laissé seul face à lui-même, replié sur ses obsessions intellectuelles. Un soir, Kovacks croit percevoir un étrange parfum flotter dans son appartement. Rien de bien inquiétant jusqu’à ce qu’il découvre que sa vieille machine à écrire a disparu, qu’on fait opposition sur sa carte de crédit et que son permis de séjour vient d’être suspendu. Démuni, incapable de prouver son identité, il voit sa vie tourner au cauchemar.

Mais c’est sans compter sur l’arrivée impromptue d’un étonnant messager, Babalu, immigré brésilien habitué au Père-Lachaise où il s’ingénie à récupérer les mots doux glissés par les femmes dans le chapeau du célébrissime Victor Noir, sur sa tombe. Babalu débarque dans la vie en miette du pauvre Philip avec rien de moins qu’un message d’amour à lui délivrer, une lettre tapée … sur sa vieille machine à écrire portée disparue.

 

Mon avis

Pour moi un grand moment de solitude ! Je dois sûrement être passée totalement à côté ! Pourtant le sujet avait tout pour me plaire, ça se passe à Paris ville que je connais, ainsi que le Père-Lachaise visité à plusieurs reprises. Mais la sauce n’a pas pris !

J’en ai quand même lu la moitié, et à ce stade là, pas encore de meurtre (car il s’agit d’un thriller !), je n’ai aucune empathie avec les personnages et particulièrement avec Philip, universitaire compliqué, qui vit dans son petit monde, tous les passages (et ils sont nombreux) sur ses théories universitaires sont chiantes comme la pluie et n’apporte rien à l’histoire, et sa vie privée est un désert, en résumé sa vie c’est : métro-boulot-dodo. On ne voit pas où l’auteur veut en venir. Le seul personnage un peu sympa et intéressant est Babalu, mais il n’a pas sauvé ma lecture pour autant. Les descriptifs minutieux et très long de chaque quartier de Paris, m’ont semblé très lourds à la longue.

Donc pour moi un flop total et l’impression d’avoir perdu mon temps en m’entêtant à vouloir connaître la fin.

 

Note : pas fini    première publication en 2012

La montée du plaisir

 

LA TENTATION D’EDOUARD  de  Elisa BRUNE
Editions Belfond   /   377 pages

 

Résumé de l’histoire

Geneviève est une artiste, une photographe, qui a la chance de vivre de ses expositions. Elle est assez timide presque renfermée et a de la peine à rencontrer des inconnus. Elle est jeune, belle, mince et elle vit un bonheur ronronnant avec Jean-Luc, son ami et amant depuis plusieurs années.

Daphnée, c’est sa meilleure amie et elle est tout son contraire, ronde, rigolote, extravertie, toujours partante pour aider son amie ou pour une aventure de quelques jours. Malheureusement, elle a toutes les peines du monde à garder ses amants, qui sont souvent des hommes mariés et qui ne la voie que pour s’amuser et qui rentrent ensuite bien sagement dans leur foyer.

Edouard est professeur à l’université et tombe sous le charme de l’exposition de Geneviève et devient fou amoureux de l’artiste sans l’avoir jamais vue !! Il lui écrit donc des lettres enflammées, pleines d’esprit, de charme et d’intelligence. D’abord, Geneviève l’ignore, mais poussée par Daphnée elle commence à correspondre avec lui, mais pour l’informer qu’elle vit un bonheur parfait, calme et tranquille avec son ami et qu’elle ne désire pas lui céder.

Mais prise dans l’aventure, elle commence à défier Edouard et pour l’occuper, le fait cavaler dans tout Paris à la recherche de ses lettres, et lui joue le jeu, dans l’espoir d’un rendez-vous galant, et ensuite peut être même la mettre dans son lit. Les épreuves sont toutes plus originales les unes que les autres, notamment quand Geneviève demande à pouvoir explorer l’appartement d’Edouard pendant plusieurs jours, alors que lui ira dormir à l’hôtel !! Et bien sûr Daphnée l’accompagne et l’encourage.

Edouard arrivera-t-il à ses fins ? Et surtout comment ?

 

Mon avis

Voici un roman léger, agréable, coquin, mais qui m’a fais passer un moment délicieux. On pourrait presque dire qu’il s’agit d’un roman épistolaire à la vue de toute la correspondance échangée entre les deux personnages principaux. En tout cas, l’écriture est fine et intelligente même si le sujet du livre est léger, et on veut absolument savoir si Edouard va arriver à ses fins, car il est très attachant, intelligent et ingénieux.

Quel dommage qu’à notre époque, plus personne de courtise la femme de cette façon là !! C’est piquant (pour le corps et l’esprit) sensuel, troublant, et certaines évocations font monter le rouge aux joues … pour mon plus grand plaisir, celui d’être troublé par une plume décidée à arriver à ses fins en procurant un maximum de plaisir.

Cette romancière m’est totalement inconnue, mais sa bio dit qu’elle a écrit 4 autres romans : Petite révision du ciel / Branche cassée / La tournante / Les jupiters chauds (qui ont presque tous gagnés des prix) ainsi qu’un recueil de nouvelles.

 

Note :  5  / 5    première publication en 2011

 

Le hérisson qui pique

 

Hier soir, je me suis régalée avec le film passant sur France 2 : Le hérisson, qui est tiré d’un livre écrit par Muriel Barbery, en 2009 en format poche, et qui avait affolé la blogosphère au moment de sa sortie.

Le roman avait été encensé, tant par les lectrices que par les professionnels de l’écriture. J’ai eu envie de le lire, mais ce battage médiatique m’a soûlée et finalement je l’ai ignoré.

Je savais qu’un film avait été tiré du roman, et de l’eau ayant passé sous les ponts, j’ai décidé de le regarder, et je dois avouer que j’ai passé un moment fort en émotion. J’ai versé une petite larme à la fin, surprise par la tournure des événements.

Je raconte …

L’histoire se passe à Paris, dans un immeuble cossu, avec seulement 5 appartements de grand luxe, habité par des bourgeois, et le décès de l’un des locataires va bouleverser le quotidien des autres.

Dans cet immeuble habite une fillette de 11 ans, Paloma Josse, intelligente, créative (ses dessins et autres découpages m’ont beaucoup plu) et qui décide que le jour de ses 12 ans, elle se suicidera (l’échéance est dans une centaine de jours), mais ce n’est pas pour autant qu’elle ne doit rien faire d’intelligent.

On découvre la concierge Renée Michel (jouée par Josiane Balasko), qui habite dans la loge, à côté de la porte d’entrée. Elle est banale, vilaine et forcément stupide, avec son gros chat qui roupille dans le fauteuil. Mais quand la porte de la loge se ferme, on découvre une lectrice passionnée, qui lit des classiques, en mangeant du chocolat noir, accompagné de thés raffinés.

Dans le nouvel appartement laissé vacant, le nouveau locataire est un japonais, Monsieur Kakuro Ozu, un homme discret, aimable, très cultivé (des films, des romans, la peinture) et qui traite la concierge avec respect. Au détour d’une phrase (emprunté à un roman de Tolstoï), il la soupçonne d’être une lectrice de haut niveau et il l’invite à manger chez lui.

Paloma devient aussi amie avec Monsieur Kakuro et en profite pour parler en japonais avec son voisin et pour découvrir sa culture. Elle devine aussi que Madame Michel est bien plus cultivée et plus humaine qu’elle ne veut le laisser paraître. Et l’on suit la vie quotidienne de ces 3 protagonistes pendant quelques semaines, jusqu’à l’incident final.