Publié dans Livres, roman contemporain, roman policier, thriller

Âme sensible s’abstenir

DADDY LOVE  de  Joyce Carol OATES
Editions Philippe Rey   –   267 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Avec Daddy love, Joyce Carol Oates plonge son lecteur dans l’horreur. Une horreur qui commence au centre commercial où Robbie Whitcomb, 5 ans, est enlevé sous les yeux de sa mère.

Le ravisseur collectionne les petits garçons dont il se débarrasse dès qu’ils atteignent la puberté. Devenu « Gideon », Robbie va ainsi passer sept ans à obéir à Daddy Love. Mais qui est-il ? Un homme charmant du nom de Chet Cash. Pasteur itinérant de l’Eglise de l’Espoir éternel, dont les prêches subjuguent l’assistance, c’est aussi un citoyen actif du village de Kittatinny Falls, un artiste admiré faisant commerce d’objets en macramé, un homme que les femmes trouvent irrésistible. Tandis qu’il continue allègrement « d’éduquer » ses proies.

Approchant de l’âge limite, alors que Daddy Love est déjà reparti en chasse, que va-t-il advenir de Gideon ? Sera-t-il éliminé comme ses prédécesseurs ? Parviendra-t-il à retrouver sa liberté ? Mais surtout le souhaite-t-il ?

 

Mon avis

Malgré le sujet délicat, j’ai adoré ce roman.

La plume de J.C. Oates est subtile, terrifiante quand elle nous raconte la vie de Robbie avec son ravisseur et son tourmenteur. Il arrive si bien à rééduquer cet enfant, qu’il n’a plus aucune personnalité, il vit dans la peur de la punition au quotidien. Il sera battu, enfermé, violé, privé de nourriture.

Mais le plus fort, c’est qu’une fois bien « éduqué » il va se promener avec son nouveau fils, à la vue de tous, il ira au magasin faire des courses, sera invité par des voisins pour des barbecues, sans que personne ne se doute de rien.

Bien sûr tout au long du roman il y a une tension psychologique très forte, et même quand son corps sera sauvé des griffes de Daddy Love, son esprit lui appartiendra à jamais.

 

Note :   5  / 5  

Autre roman : Gang de filles

 

Publié dans Cinéma, vu au cinéma

L’enfer du décor

 

 

POLISSE

 

Réalisateur :  Maïwenn
Comédiens :  Karin Viard / Joey Starr / Marina Foïs

Durée        :  2 h 07
Genre        :  Drame (documentaire)

 

Note :  5  / 5   vu le 5/11/2011

 

Résumé de l’histoire (allociné)

Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec…

Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.

 

Mon avis

Le résumé d’allociné est très complet, je n’en dirai pas plus.

Ce film est magnifique, même si au départ j’ai hésité à aller le voir, j’avais peur que cela ressemble trop à un documentaire et je n’avais pas d’attirance positive envers Joey Starr. Au final, j’ai aimé le voir en écorché vif, il m’a semblé juste, criant de vérité.

Malgré la dureté des sujets (pédophilie, viol, abus en tous genre) j’ai été touchée par ces situations et très rapidement je me suis demandé : mais ces policiers et policières comment font ils quand ils doivent rentrer chez eux, fermer la porte sur les horreurs vues et entendues (car le langage est cru) et aimer leur conjoint et s’occuper de leur enfant ??

Dans ces moments là, on s’aperçoit que la police est une famille à part entière, après les difficultés du travail, on redevient de simples humains, on partage sa vie et ses peines avec ses collègues, on va boire des coups, on s’amuse, on décompresse … … et le lendemain tout recommence.

 

 

 

Publié dans Livres, roman contemporain

Poétique, mais …

 

L’ENFANT MEDUSE par Sylvie GERMAIN
Editions Gallimard  /  313 pages

 

 

Résumé de l’histoire

Lucie Daubigné vit une enfance paisible et heureuse dans un village du Berry, au cœur des Landes. Mais le calme bonheur du lieu et de l’enfance est soudain brisé. Un ogre rôde dans le pays, avide de corps de petites filles. La douleur et le deuil se lèvent sur son passage.

 

Mon avis

On retrouve dans ce livre le style très particulier et poétique de Sylvie Germain, malgré un sujet très difficile et délicat à traiter qui est la pédophilie.

Lucie, l’enfant violée, devient une méduse au regard qui tue. Son agresseur devient un ogre, qui lui prend son innocence et sa joie de vivre.

Les personnages principaux, le père, le beau-père et la mère de Lucie ainsi que son demi-frère et quelques membres de la famille proche, sont extrêmement détaillés, surtout leurs psychologies. Ce récit est aussi basé sur la lumière à différends moments du jour et en plusieurs saisons.

Malgré la dureté du texte, j’ai beaucoup aimé ce livre et la façon dont le sujet de la pédophilie est traité, mais entouré de beaucoup de poésie et de remarques sur les animaux, la nature ainsi que le rythme des saisons et la façon dont la lumière change, éclairant les événements d’un jour nouveau.

 

Note : 4 / 5   première publication en avril 2009     un autre roman ici