Publié dans Cinéma, séries en vrac

Dark woods – saison 1

La détective Anne Bach et son collègue et à droite le frère de Barbara

Il s’agit ici d’une série policière allemande (pas mon style préféré) mais basée sur une histoire réelle, qui a eu lieu pendant l’été 1989 en Basse Saxe, avec la disparition de Barbara Neder, et de son frère, policier à Hambourg qui tente de la retrouver, et l’on suit le déroulement des événements pendant 30 ans. Il y a 6 épisodes de 60 minutes.

Barbara Neder, 40 ans, est en pleine procédure de divorce. Son mari, Robert, imprimeur et fortuné, veut la quitter car il a une maîtresse plus jeune avec qui il veut vivre. Barbara a de la peine à l’accepter et elle oscille entre colère et dépression. Afin d’apaiser les tensions, sa belle-soeur lui propose de partir en Espagne 15 jours, d’arrêter de boire et de commencer à se reconstruire. Elle rentre de vacances souriante, joyeuse et prête à prendre un nouveau départ. Du reste elle est invitée chez sa voisine pour une fête. On ne la reverra jamais plus.

Thomas Bethge, son frère aîné, vient d’être nommé chef de la Police Judiciaire de Hambourg et quand sa sœur disparaît, il prend contact avec la police de Basse Saxe qui lui fait bien comprendre qu’il ne peut pas participer à l’enquête, ni intervenir de quelque manière que ce soit. Et force est de constater que l’enquête a été bâclée, que certaines pistes n’ont pas été explorée et que le procureur veut boucler cette affaire au plus vite.

Thomas a maintenant 75 ans, sa sœur est disparue depuis 30 ans et il n’a toujours pas de réponse ! Il demande à avoir accès aux dossiers de la police et reprend tout depuis le début avec l’aide de Anne Bach. Il veut avoir des réponses avant de mourir et cette disparition lui pèse depuis 30 ans, gâchant considérablement sa vie et celle de ses proches.

C‘est la première enquête de Anne Bach, qui n’est pas prise au sérieux par sa hiérarchie, qui lui met sans cesse des bâtons dans les roues. Elle est pourtant méthodique, organisée et explore un maximum de piste, mais sans le soutien de son chef et du procureur, elle est vite bloquée dans ses recherches.

Jurgen Becker est jardinier, la quarantaine, il est le dernier à avoir vu Barbara, totalement bourrée, lors de la fête chez la voisine, et il l’aurait raccompagnée chez elle et serait ensuite rentré chez lui. Il est convoqué plusieurs fois par la police, qui l’interroge sans profondeur, alors qu’il change plusieurs fois sa version des faits. Pour Anne Bach il est le principal suspect.

Car finalement il n’y a que deux suspects. Soit c’est Robert le mari, qui tue sa femme car elle fait traîner la procédure de divorce, soit c’est Becker le jardinier, mais la police n’arrive pas à comprendre quel mobile il pourrait avoir pour tuer Barbara qu’il n’a vue qu’une ou deux fois.

De plus, pendant ce même été, il y a un tueur en série qui abat des couples au fusil de chasse dans la forêt proche du domicile de Barbara. La police se demande si il y a un lien entre ces meurtres très ritualisés (une balle dans la gorge et les corps recouvert de branches d’arbres) et la disparition de Barbara. Ils sont clairement submergés par le travail et les nombreuses pistes à explorer, de plus la priorité est donnée à l’enquête du tueur en série qui effraie tous les habitants de Basse Saxe qui n’osent plus entrer dans la forêt. Raison pour laquelle c’est une femme qui a hérité de l’enquête sur Barbara qui est considéré comme une simple disparition.

Mais à force de persévérance, Anne Bach obtient l’autorisation de perquisitionner dans la villa de Becker et découvre sa face cachée. A l’étage, il a un bureau remplit de photos de charme, il passe des annonces pour des rendez-vous sado-maso, prend des photos et regarde du porno (il possède des centaines de cassettes). Quand sa femme le prévient de la perquisition en cours il s’enfuit, mais il a un accident de la route, est emmené à l’hôpital où la police vient le cueillir et le met en cellule en attente de la venue de Anne Bach. Malheureusement à son arrivée il s’est pendu dans sa cellule, ce qui arrête l’enquête.

Il faudra encore à Anne Bach attendre une dizaine d’années, après la mort de la femme de Becker, pour qu’elle puisse avoir accès à la villa et découvrir les secrets de Becker ainsi que ses raisons et ses motivations apportant un peu de réconfort à son frère, mais surtout innocentant enfin Robert, le mari, qui était soupçonné depuis tout ce temps.

Il ne devrait pas y avoir de saison 2, vu que toutes les réponses sont données au terme de la saison 1. Contre toute attente, j’ai passé un très bon moment, la série est intense et très bien documentée.

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Berlin 59 / Kudamm 59

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Arte a enfin diffusé la suite de Berlin 56, mon article ici, et j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver la famille Schöllack et leurs péripéties 3 ans plus tard.

La série tourne essentiellement autour de Monika, qui continue à aimer le rock n roll, à le danser et à le chanter. Elle se dirige clairement vers une carrière artistique, avec Freddy son compère, mais qui est aussi le père de sa petite fille, Dorli, maintenant âgée de 3 ans. Pour éviter d’être adoptée par une famille inconnue, la mère, Caterina, a fait en sorte que Dorli soit adoptée par la sœur aînée, Helga et son mari Wolfgang. Malgré le fait que sa mère critique son choix de carrière, elle deviendra son agent et négociera ses contrats et fera toujours en sorte de mettre l’école de danse au centre des projets de sa fille. Monika va même jouer dans une comédie musicale dirigée par le célèbre Kurt Moser, qui lui fera des avances, avant de se rabattre sur sa mère et lui demander de l’épouser. Monika finira par rencontrer l’amour en la personne de Joachim, avec qui elle a eu une brève histoire quelques années auparavant.

Car depuis 3 ans, le couple Helga – Wolfgang, bat de l’aile, Helga servant clairement d’alibi à son mari homosexuel, qui continue à fréquenter des lieux de rendez-vous clandestins, notamment dans les parcs pour de brèves rencontres. Le fait d’adopter Dorli en fait en couple « très normal », même si Helga n’a pas tellement la fibre maternelle et les fessées partent à la vitesse de l’éclair. Alors que Wolfgang tombe amoureux d’un confrère et qu’il pense à abandonner sa femme, elle lui révèle être enceinte de lui.

Pour Eva, la deuxième fille, sa vie n’est pas plus glorieuse. Suivant le conseil de sa mère, elle a épousé le patron de la clinique où elle travaillait, pas par amour,  mais seulement pour la sécurité et l’argent. Elle s’en mord les doigts tous les jours de vivre avec un homme qui a le double de son âge, et qui la traite plus comme son enfant que comme sa femme. Elle n’a aucune liberté et doit lui faire du chantage pour pouvoir apprendre à conduire par exemple. Finalement, elle décide de le quitter, mais il va la poursuivre et la harceler, car elle lui appartient et ne peux rien faire sans le consentement de son mari. Sans argent, elle va finalement se prostituer pour subvenir à ses besoins, et vit dans un appartement dont le bail est signé par Monika. Elle se fera agresser et retournera vivre avec lui, mais avec de nouvelles conditions.

Mais en dehors de l’histoire de ces 4 personnages féminins, qui ont une grande force de caractère, on décrypte aussi l’Allemagne de l’après-guerre où une femme sans mari ne vaut rien, ne peut décider de rien. Une partie des allemands croient encore que la guerre va reprendre et qu’ils la gagneront.

Je n’ai pas d’info sûre à 100 %, mais il semble qu’il y aura une suite à cette série, dont je ne connais pas encore le nom.

J’ai passé un très agréable moment avec cette série et ses personnages, atypiques, haut en couleurs et avec du courage et du caractère. J’ai eu du plaisir à les retrouver, un peu comme revoir des amis que l’on n’a pas vu depuis longtemps.

 

 

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Berlin 56 / Ku’damm 56

Je suis avec beaucoup d’intérêt les mini-séries qui passent sur Arte, car elles sont d’une très bonne qualité. Ces derniers mois, j’ai vu des séries belges, anglaises, suédoises ou norvégienne, mais cette fois ci j’ai vu une série allemande, bien qu’en règle général je n’aime pas trop ce style trop rigide à mon goût.

J’ai donc découvert la série Berlin 56 en français et Ku’damm 56 en allemand, qui est le nom d’une artère mythique l’équivalent des Champs-Elysées. Ce n’est pas mon genre de série préférée, mais je l’ai trouvée très intéressante et bien documentée et je me suis finalement attachée aux protagonistes.

On suit donc la vie après guerre, de la famille Schöllack, dirigée d’une main de fer par la mère Caterina, dont l’unique but est de marier ses 3 filles et de diriger son école de danse de salon, après la disparition de son mari pendant la guerre. On nous laisse entendre qu’il a été fait prisonnier dans un camp de travail, mais il n’est toujours pas revenu.

Il y a la fille aînée Helga qui se marie avec Wolfgang, un jeune avocat prometteur qui est promit à de hautes fonctions. Mais bientôt Helga va découvrir la face sombre de son mari, violence conjugale, jalousie et homosexualité, alors que Helga est très rigide et vieille école.

Il y a Eva, calculatrice, qui est infirmière en psychiatrie, qui veut être dans la bonne société, au point de séduire son patron bien plus vieux qu’elle. Mais voici qu’elle est courtisée par le mari d’une de ses patientes et qu’elle entame une liaison torride. Son cœur balance, lequel choisir ? Et quelles seront les conséquences de ses actes ?

Et il y a la benjamine Monika, peut être la moins jolie, un peu grassouillette à lunette, qui vient de se faire renvoyer de son école ménagère. Elle décide donc d’enseigner la danse dans l’école de sa mère, mais elle est fortement attirée par les nouvelles danses : le rock, le tchatcha, le mambo et sa mère ne voit pas ça d’un très bon oeil. Sa mère veut la marier à Joachim, un fils de bonne famille, mais Monika découvre la sexualité avec Freddy, un juif ayant échappé aux camps et avec qui elle danse le rock et s’entraîne pour le 1er championnat de rock de Berlin.

La mère, Caterina, devra affronter son passé, expliquer comment elle a obtenu son école de danse, son amant qui est le père d’une de ses filles. Et les filles devront faire des choix de vie.

Certains passages font froid dans le dos, comme les électrochocs comme base de thérapie à l’hystérie et à la dépression, et les médecins qui sont en fait d’anciens médecins nasi faisant des essais sur des cobayes humains !

Il y aura une suite, sous le titre de Berlin 59 qui devrait sortir d’ici peu.