Réflexion sur la lâcheté humaine

 

EST-CE AINSI QUE LES FEMMES MEURENT ?  de Didier DECOIN
Editions Grasset   /   227 pages

 

Résumé de l’histoire

Catherine Kitty Genovese, 30 ans, est une jeune italo-américaine qui travaille dans un bar en attendant d’avoir assez d’argent pour ouvrir un restaurant italien avec son père. On est en 1964, dans le quartier du Queens à New-York, et le rêve américain semble encore possible.

Malheureusement, en rentrant chez elle après la fermeture de son bar, elle a la malchance de rencontrer un prédateur, qui la poignarde dans la rue, mais Kitty est une battante, elle hurle se débat, des lumières s’allument aux fenêtres, elle se croit sauvée et son agresseur s’enfuit. Mais comme rien ne se passe, elle se relève et se dirige vers son immeuble, espérant que les secours ne vont pas trop tarder.

Ironie du sort, son agresseur la voit se diriger vers son immeuble et toujours pas de police à l’horizon. Il décide donc de continuer son forfait et l’agresse une deuxième fois, dans le hall de son immeuble et en profite au passage pour la violer. Kitty hurle tellement fort qu’elle réveille non seulement ses voisins, mais aussi les voisins qui habitent dans l’immeuble d’en face et qui eux peuvent la voir !

En toute logique, on pourrait espérer que les voisins sortent de chez eux et fassent peur à l’agresseur. Où au moins que l’un d’eux appelle la police depuis son téléphone. Malheureusement il n’en est rien. Chacun écoute consciencieusement les cris d’agonies de Kitty et vont se recoucher !!

C’est quand la police viendra faire son enquête de voisinage, pour savoir qui a vu ou entendu quelque chose, que cette affreuse vérité leur sera révélée, et qu’un officier fera une indiscrétion afin que la presse soit au courant et la diffuse dans les journaux. C’est aussi à cause de cet événement que sera crée le no unique de 911 pour joindre d’urgence la police.

Moi ce qui m’a étonnée, c’est que les Etats-Unis ne connaissent pas le concept de non assistance à personne à danger, qui ici en Europe punit les gens qui voient ce genre de chose et ne font rien !!

 

Mon avis

Autant le dire pour moi ce fut un coup de cœur et même si je l’ai refermé il y a plusieurs semaines, il est toujours bien présent en moi. Je crois que j’aurai beaucoup de peine à oublier ce récit.

L’écriture de Didier Decoin est magnifique, précise, sans haine ni colère, malgré ce que ces gens n’ont pas fait. Il détaille autant la psychologie de Kitty, que celle des habitants, mais il fait aussi un très bon travail d’enquête sur Winston Moseley, l’agresseur, expliquant quel homme il était, sa façon de penser.

Le livre ne s’arrête pas au fait divers, on suit le procès de cet homme, son incarcération à vie, son évasion, sa capture. Et 40 après, soit en 2008, la liberté conditionnelle lui est toujours refusée.

Un film a été tiré de ce livre cette année (en 2012), mais il est resté tellement peu de temps au cinéma que je n’ai pas eu le temps de le voir, je verrai s’il existe déjà en vidéo.

Je terminerai sur cette citation d’Einstein : le monde est un endroit redoutable, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, qu’à cause de ceux qui voient ce mal et ne font rien pour l’empêcher.

 

Note :  5 / 5     première publication en 2012

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Soif de justice

Confessions d'un gang de filles (La cosmopolite)

CONFESSIONS D’UN GANG DE FILLES  de  Joyce Carol OATES
Editions Stock   /   383 pages

 

Résumé de l’histoire (4ème de couverture)

Une petite ville ouvrière au nord de New York, dans les années 50. 5 lycéennes forment une bande (FOXFIRE) vouée à l’orgueil, au pouvoir et à la vengeance, dans un monde qui leur semble fait pour les mépriser et les détruire.

Voici donc Maddy Monkey, la narratrice, Goldie dont le corps tranquille masque un tempérament explosif, Lana avec sa chevelure à la Marilyn Monroe et ses paquets de Chesterfield, la timide Rita dont l’humiliation amène FOXFIRE a son premier acte de vengeance, mais voici surtout l’inoubliable Legs Sadovsky et sa beauté glaciale, Legs dont le sang-froid, le culot, la force, la haine et la souffrance animent, soudent, embrasent ce gang marqué par une rage libératoire qui brûle trop ardemment pour durer.

Un livre dévastateur, débordant de passion, un récit et une écriture qui capturent avec un talent jamais démenti, la fureur de vivre des jeunes, l’exaltation du complot et l’inévitable dénouement de violence, le tout sous-tendu d’une bien jolie tendresse.

Je me suis contentée de recopier le 4èmede couv, car pour une fois il n’en dit pas trop et exprime joliment ce que j’ai ressenti.

 

Mon avis

Soyons clair, première fois que je lis JCO et c’est un vrai coup de cœur. Sans trop savoir pourquoi, cette romancière m’impressionnais et me faisais un peu peur. A tort, car j’ai passé un excellent moment.

L’écriture est vive, fluide, acérée, ses héroïnes sont entières et sans concessions, avec du caractère. J’ai aimé découvrir la vie d’un gang de filles (ce qui n’existait pas) dans les années 50. Au départ, elles défendent des causes justes : dénoncer un prof qui tripotent des gamines, dire tout haut ce que les gens pensent tout bas, dénoncer un magasin qui torturent des animaux et ensuite les vendent à des laboratoires, etc.

Mais fatalement, elles deviennent un peu hors-la-loi, vont en maison de correction (ces passages sont glaçants) et d’un petit gang de 5 copines, elles en veulent plus, engage des membres à tour de bras, commencent à faire des braquages, des vols, voir un kidnapping ! Car le fond du problème c’est l’argent. Quand personne ne travaille et qu’il faut quand même payer le loyer … il faut bien s’organiser.

J’ai passé plusieurs jours hors du temps, ayant de la peine à fermer le livre, tant l’intrigue me tenais en haleine et me demandant comment tout cela allait se terminer.

Je le recommande chaudement et bien sûr je vais en lire d’autres.

 

Note : 5 / 5     coup de cœur        première publication en 2012

Etre irréprochable

 

J. EDGAR

 

Réalisateur :  Clint Eastwood
Comédiens :  Leonardo Di Caprio / Naomi Watts / Arnie Hammer

Durée        :  2 h 15
Genre        :  Biographie

 

Note :   4   / 5     vu le 12/02/2012  

 

Résumé de l’histoire (allociné)

Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover.

Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie.

 

Mon avis

Même si le film est tout en lenteur et longueur, j’ai passé un excellent moment. Pour qui aime un peu l’histoire et savoir comment les choses se sont mises en place, ce film est excellent. Pour moi 2 bonnes raisons d’y aller : parce que c’est Clint Eastwood le réalisateur et parce que c’est Léonardio Di Caprio l’acteur. Je trouve qu’on l’a admirablement vieilli dans ce film. Dans certaines scènes, on voit des images d’archives avec le vrai Hoover et ensuite on glisse sur Di Caprio, et je trouve que c’est très bien fait.

Certains sujets sont sensibles (comme l’homosexualité de Hoover) mais traités tout en nuance. La mère de Hoover, est une personne détestable, avec un caractère rigide, des règles de vie vieillottes, mais surtout elle oblige son fils à se mentir à lui-même aux sujets de ses sentiments, et de mentir aussi aux autres, et plus on cache de choses, plus on peut se faire piéger, surtout dans la politique.

Mais dans certaines méthodes de travail et de recherche, Hoover fut vraiment un génie. Ce fut aussi un bourreau de travail, puisque les femmes ne l’intéressaient pas et qu’il ne pouvait pas montrer son penchant pour les hommes. Ce fut certainement un homme très seul et très surveillé.

 

 

Le courage et la bêtise

 

127 heures

 

Réalisateur :  Danny Boyle
Comédiens :  James Franco / Amber Tamblyn

Durée        :  1 h 34
Genre        :  drame, tiré d’une histoire réel

 

Note :  5   / 5   vu le 26/03/2011

 

Résumé de l’histoire (allociné)

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Il est seul et n’a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région.

Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations…

Il parle à son ex petite amie, sa famille, et se demande si les deux filles qu’il a rencontrées dans le canyon juste avant son accident seront les dernières. Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…

 

Mon avis

Un excellent film, pas une minute je n’ai eu le temps de m’ennuyer, malgré le fait que presque tout le film se déroule en huis clos sous la terre. De plus, les paysages sont magnifiques et magiques.

Bien sûr il faut être stupide ou inconscient pour partir seul faire de la randonnée sans avertir personne et sans dire dans quelle région l’on va et beaucoup de courage pour faire ce geste libérateur, puisqu’il va y laisser une partie de son bras.

Je trouve l’affiche magnifique.

La magie du cirque

 

DE L’EAU POUR LES ELEPHANTS

 

Réalisateur :  Francis Lawrence
Comédiens :  Reese Witherspoon / Robert Pattinson / Chritoph Waltz

Durée        :  2 h 00
Genre        :  Drame

 

Note :  5   / 5   vu le 22/05/2011

 

Résumé de l’histoire (allociné)

1931, période de Grande Dépression aux Etats-Unis. A la suite d’une tragédie familiale, Jacob, un jeune étudiant en école vétérinaire, se retrouve subitement plongé dans la misère et rejoint par hasard un cirque itinérant de seconde classe.

Il se fait accepter en échange des soins qu’il pourra apporter aux animaux et ne tarde pas à tomber sous le charme de la belle écuyère Marlène. Elle est l’épouse du directeur du cirque, un être d’une rare violence et totalement imprévisible. Derrière la beauté et la magie des spectacles, Jacob découvre un univers impitoyable et miséreux.

Lorsqu’une éléphante rejoint le cirque, Marlène et Jacob se rapprochent l’un de l’autre et préparent un nouveau spectacle qui permet un temps de renouer avec le succès. Mais leurs sentiments deviennent de plus en plus perceptibles et sous les yeux d’August, cette histoire d’amour les met irrémédiablement en danger.

 

Mon avis

Un film magnifique et qui fait rêver. En principe, je n’aime pas trop les histoires de cirque, mais celle-ci sort de l’ordinaire.

Bien sur il y a une histoire d’amour, mais pas que. On nous explique surtout comment fonctionne les cirques en Amérique au début des années 1930 et surtout on voit ce qui se passe dans les coulisses (les animaux maltraités, les gens qui crèvent de faim, les heures de travail qui s’éternisent, la guerre entre les différents cirques).

Je trouve aussi que les acteurs ont été bien choisis. J’ai une tendresse particulière pour  Reese, que je trouve très bonne dans ce film, ainsi qu’une mention spéciale pour Chritoph Waltz qui fait peur à souhait.

Une mention spéciale aussi pour l’affiche que je trouve très belle et l’éléphante est attachante à souhait.